Auteur Sujet: la CAPE de frederique VARGAS  (Lu 21801 fois)

Hors ligne gene

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Re : la CAPE de frederique VARGAS
« Réponse #90 le: 19 juin 2008 à 21:06:21 »
la réponse est le rat en regardant les caractères communs .
Je ne suis pas trés au courant de cette façon de réfléchir , j'ai vu cela un petit peu , avec ma fille lorsqu'elle a passé son bac S ; cela se résoud un peu comme une enigme .

Hors ligne anne

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Re : la CAPE de frederique VARGAS
« Réponse #91 le: 20 juin 2008 à 08:12:37 »
et voila, vlan.... :D
au debut on pense poisson/ eau. nage donc saumon proche du requin
ensuite, vu que la question a été posée, on commence à se poser des questions...  ??? le requin n'est pas un mammifére etc..d'un autre coté il a une peau....mes connaissances en requin s'arretent la..

à l'occasion de recherches sur la congruence,j'etais tombée sur un pdf sur la maniere de faire des " arbres taxinomiques"
les premiers schéma m'etaient compréhensibles
c'est ensuite vite devenu un cauchemar de formules, auquelles je n'ai strictement rien compris
ce que j'en ai retenu, c'est qu'il y a plusieurs maniére de faire un arbre, et que le résultat dépend des données que l'on a introduites..
si on se plante, une espece peut se retrouver cousine d'une autre.

strictement pour ceux que cela amuse :garanti sans formules, mais hard tout de meme..
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/decouv/articles/chap7/lecointre4.html
on est noyé sous les termes inconnus

« Modifié: 20 juin 2008 à 08:22:48 par anne »

Hors ligne gene

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Re : la CAPE de frederique VARGAS
« Réponse #92 le: 26 juin 2008 à 21:06:56 »
Mercredi 25 Juin 2008
 
Fred Vargas, une vie à tire-d'aile
Par Marie-Laure DELORME
le Journal du Dimanche
 
 Elle se met les mains devant les yeux pour mimer les frayeurs ressenties devant les violences du monde. Les scènes de guerre, de sang, de meurtre, c'est "beurk". Ses amis sont chargés de lui dire si elle peut ou non aller voir un film. Car autant s'en passer si c'est pour vomir en plein milieu d'une scène. On a souvent frôlé la catastrophe. Mais elle ne ferait jamais semblant, en tout cas, de se boucher les oreilles. Impossible. C'est trop important, la petite musique bistrotière des vies à l'arraché. Comment on parle, comment on exprime, comment on dit. Et elle, en fait, comment elle parle? On pense à un dessin animé. C'est de l'enfance et c'est de l'impatience. L'écrivain Fred Vargas, poids lourd de l'édition française avec plus de cinq millions de romans noirs vendus en France, donne ses interviews dans un café parisien du 14e arrondissement. Le tout avec des airs de sans-façon.


Son dernier roman, "un grand Vargas"... (Maxppp)
Sur le même sujet
Dragons et orphelins

On sait déjà deux ou trois choses d'elle avant de la rencontrer. On a raison de les savoir car elles sont essentielles. Fred Vargas est extrêmement liée à sa soeur jumelle, artiste peintre ; poursuit des travaux d'archéozoologue de haut niveau ; a créé un personnage de commissaire nonchalant et intuitif ; s'est battue corps et âme pour l'ancien activiste italien Cesare Battisti ; a vu ses romans adaptés plusieurs fois à l'écran ; entretient des liens à la vie, à la mort avec l'écrivain Marc Dugain ; a inventé une cape contre la grippe aviaire. C'est tout elle. Le sérieux et la fantaisie ; le travail et les sentiments. Fred Vargas avoue aller jusqu'au bout de tout. "J'ai l'amour du travail bien fait. C'est loupé et nase mais, si ça en vaut la peine, je m'obstine. Je ne me contente pas d'aller au fin fond de la bouteille. J'en perfore le fond."

Fred Vargas sait jouer contre elle. Ses intérêts, son confort. Elle a beau être une spécialiste reconnue de la peste, avec travaux à l'appui, on se moque de sa cape anti-grippe aviaire comme si c'était une lubie. Elle a beau avoir perdu une énorme partie de ses lecteurs dans son combat en faveur de Cesare Battisti, on met sa ferveur à le défendre sur le compte d'un simple coup de coeur. Fred Vargas s'en fout un peu, beaucoup. Elle est vraiment "non, rien de rien, je ne regrette rien". "Une femme défend un homme, et c'est toujours le même discours: on est là, en train de faire la vaisselle, un type nous passe par la tête et on se dit, tiens, au fait, si je le défendais." Elle a perdu les uns mais elle a gagné les autres. Elle s'est liée, dans sa défense de Battisti, avec Bernard-Henri Lévy et François Bayrou. "Ce sont des situations d'urgence, alors on gagne du temps dans les relations humaines, on est dans le 'tope là!'."

Fred Vargas est née en 1957, au sein de la petite bourgeoisie française. La figure du père, lettré, exigeant et cultivé, se révèle écrasante. Fred Vargas est une petite fille timide et colérique. "J'étais timide, donc colérique: on n'arrive pas à dire les choses, alors ça sort n'importe comment." Mais chacun des trois enfants va trouver sa voie bien à lui. La soeur jumelle est une artiste peintre talentueuse ; le frère est un historien de la Grande Guerre reconnu. Fred Vargas devient, elle, une archéologue réputée du CNRS. C'est une bosseuse. C'est la France qui se couche tard et se réveille tard. "Je travaille dans l'espoir de paresser, mais le moment de paresser ne vient jamais." Fred Vargas joue de l'accordéon, dévore Hemingway et Proust, vénère le cinéma américain d'après-guerre, vote à gauche.

On ne peut pas séparer style et propos

Tout est en place. Une enfance baignée de livres, un métier où l'on fouille et analyse des vérités souterraines, un caractère de gamine bravache. Elle se lance dans l'écriture de romans policiers. Petits festivals et petites ventes. Aucune importance. "L'envie n'est pas dans mon caractère. Les écrivains ne sont pas des chevaux de course se retrouvant sur une piste avec premiers et derniers à l'arrivée. Je peux admirer des qualités mais pas des biens. C'est présent dans mes romans: les uns ne sont pas grand-chose sans les autres. On est complémentaires." Fred Vargas écrit et écrit. Le succès tarde à se montrer, pointe le bout de son nez, exulte à grands cris. Pars vite et reviens tard (Viviane Hamy, 2001) s'écoule à 350.000 exemplaires. Fred Vargas, clope au bec et pull troué, ne bouge pas d'un cil. Elle se met en disponibilité du CNRS. Mais elle continue à mener ses deux activités, chercheur et auteur, car elle a besoin d'avoir "une sortie de route pour apaiser les angoisses".

On ne veut rien éventer. On peut juste dire qu'Un lieu incertain met en scène une malédiction familiale, des vampires, une relation père-fils. Mais Fred Vargas n'est pas d'accord avec ça. Elle dit qu'elle écrit des livres sur rien. Le tout est frissonnant (l'histoire) et attachant (les personnages). C'est beaucoup pour du rien. "Je m'intéresse aux peurs ancestrales et inconscientes. Je raconte des contes et légendes modernes. Des histoires qui ne sont pas réalistes mais adaptables au réel. On voyage à travers le Bien, la méchanceté, l'abandon, la trahison, la passion, le Mal, en essayant de se casser le moins possible la gueule. On se perd avant de se trouver dans une résolution éphémère des angoisses. C'est non pas ce que je veux raconter, mais ce que je veux que l'on me raconte." Fred Vargas: intellectuelle et populaire. La réussite de ses romans tient en partie au personnage rêveur du commissaire Adamsberg. Il est ambigu, bizarre, subtil. Négligent et indifférent. Créature à l'opposé du créateur. Fred Vargas se dit empathique. Elle chope les douleurs, les états d'âme, les injustices. Ça colle à la peau comme du vieux chewing-gum. Elle n'est dupe ni d'elle-même ni des autres. "On est tous bifides. Fendus en deux. La modestie peut, par exemple, être une forme supérieure de l'orgueil. On quête ainsi un amour qui nous semble dû."

Fred Vargas fait partie des dix plus gros vendeurs de livres de France. Elle a avec elle libraires, critiques, public, prix littéraires. Ça lui permet de vivre son succès à l'ombre du calme. Elle est l'un des rares auteurs de best-sellers français à allier langue et intrigue. Phrases faussement simples, pleines d'anicroches subtiles, élégantes dans leur rapport aux autres. Petite révérence que l'on peut ignorer ou admirer. "Il est ridicule de vouloir choisir entre écriture et histoire. Le style seul, c'est de l'artifice. Le propos seul, c'est du plomb. On ne peut pas séparer style et propos. Je fais toujours attention à ce que la résolution de l'intrigue ne tombe pas, comme une grosse brique dans l'eau." Un lieu incertain est un excellent Fred Vargas. Langue imagée, histoires à l'orée du bois, personnages décalés.

L'auteur de Sous les vents de Neptune (Viviane Hamy, 2004), adapté à la télévision par Josée Dayan, avoue ne pas se comporter comme l'adjoint Danglard: il dit le meilleur mais croit au pire ; elle dit le pire mais croit au meilleur. Elle est une optimiste contrariée. Qui garde toujours "des lumières au port". Il faudra sortir un moment du café parisien pour aller fumer des clopes sur l'avenue du Maine. Boucan d'enfer. Mais on l'entendra quand même dire quelque chose du genre: "Ecrire sans tenir compte du style, c'est comme arracher ses ailes à un oiseau." Et cette expression nous restera en tête comme ce qu'elle ne conçoit pas de faire: vivre une vie sans ailes.

Un lieu incertain, de Fred Vargas, Viviane Hamy, 400 p., 18 euros (en librairie mercredi).

http://www.lejdd.fr/cmc/culture/200826/fred-vargas-une-vie-a-tire-d-aile_127434.html