Auteur Sujet: H5N1 : surveillance accrue pour les chats  (Lu 1930 fois)

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H5N1 : surveillance accrue pour les chats
« le: 04 mars 2006 à 11:09:39 »
Catherine Petitnicolas
L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments recommande d'éviter les
contacts entre les chats et les oiseaux dans les zones contaminées par le H5N1.
Après l'émoi provoqué par l'apparition d'un premier chat contaminé par le redoutable virus
H5N1 en Europe, sur l'île de Rügen en Allemagne, l'Agence française de sécurité sanitaire
des aliments (AFSSA) vient de rendre un avis très argumenté sur le risque sanitaire
représenté par ces petits félins. «Le risque d'infection du chat est nul dans les zones
exemptes d'oiseaux infectés par le virus», souligne l'Agence en préambule. Et dans les zones
touchées, elle recommande des mesures «visant à éviter les contacts directs entre les chats
et les oiseaux et à surveiller les causes de mortalité chez les chats». Les félins domestiques
doivent donc être maintenus sous le contrôle effectif de leur propriétaire. «Et toute mortalité
anormale de chats doit faire l'objet d'une investigation vétérinaire approfondie afin d'en
déterminer la cause.»
«Tout félidé infecté présente des signes de pneumonie et décède en l'espace d'une
semaine», précise Jeanne Brugère-Picoux, spécialiste de médecine vétérinaire à l'Ecole de
Maisons-Alfort, tout en insistant sur le fait que «de telles contaminations sont
exceptionnelles».
Spéculations
La découverte en début de semaine du chat victime du H5N1 en Allemagne a relancé
certaines spéculations à propos d'un éventuel risque pour les autres mammifères. Et a
fortiori pour l'espèce humaine.
Mais les experts sont catégoriques. Le chat est un cul-de-sac épidémiologique pour le virus
H5N1. «Et de surcroît, il excrète fort peu de virus lorsqu'il est contaminé», soutient Philippe
Vannier, directeur de la santé animale de l'AFSSA. En outre, selon la plupart des spécialistes,
le chat, tout comme l'homme d'ailleurs, est peu susceptible d'attraper et, a fortiori, de
transmettre à l'homme le virus H5N1, hautement pathogène, auquel il n'offre pas un terrain
génétique propice à sa prolifération.
Voie respiratoire ou digestive
04 mars 2006
Le félin allemand a vraisemblablement été infecté en s'approchant du cadavre d'un des
nombreux oiseaux retrouvés décimés par le virus H5N1 sur cette île. Soit par voie
respiratoire en inhalant des particules virales déposées sur les plumes par les fientes, soit
par voie digestive en dévorant des morceaux de la carcasse.
C'est en tout cas la première fois qu'un félidé est la victime du H5N1 en Europe. Quelques
cas similaires avaient en revanche déjà été signalés en Asie du Sud-Est aussi bien chez des
petits que des grands félins. Des tigres et des léopards en captivité nourris avec des
carcasses de poulets crus infectés avaient été ainsi contaminés en décembre 2003 dans le
zoo de Suphanburi en Thaïlande.
La question de la transmission au chat avait déjà été abordée, dès l'automne 2004, par
Albert Osterhaus, éminent virologue du Centre médical Erasmus de Rotterdam aux Pays-Bas.
Celui-ci avait publié ses résultats dans la revue Science du 8 octobre 2004. «Nous avions
montré qu'il était possible de contaminer expérimentalement des chats nourris avec des
poussins d'un jour eux-mêmes infectés par le H5N1 hautement pathogène», explique au
Figaro le professeur Albert Osterhaus. En revanche, pour ce spécialiste, la transmission du
chat à l'homme est fort peu probable. «Jusqu'ici, personne n'a été contaminé par un chat»,
affirme-t-il.
Pourtant, les réactions irrationnelles se multiplient. En Allemagne, des centaines de
propriétaires de matous ont abandonné leur animal dans un refuge. En France, la Société
protectrice des animaux a préféré prendre les devants. Elle diffuse dans ses centres une
circulaire expliquant qu'ils ne transmettent pas la grippe aviaire et ne peuvent attraper cette
maladie d'oiseaux que lorsqu'ils sont confrontés à une très forte densité de virus.

http://www.lefigaro.fr/sciences/20060304.FIG000000677_hn_surveillance_accrue_pour_les_chats.html
Vétérinaire spécialisé en aviculture en bretagne

Hors ligne pierre

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« Réponse #1 le: 05 avril 2006 à 18:45:50 »
Grippe aviaire: interrogations sur les chats
[05/04/2006 18:00]


NEW YORK (AP) -- Mieux vaut éviter de laisser sortir son chat si l'on habite dans une région touchée par la grippe aviaire car le risque de propagation du virus H5N1 par les félins est sous-estimé, selon un article publié dans «Nature» jeudi par des chercheurs américains. D'autres spécialistes se montrent moins alarmistes.

En France, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a recommandé le 3 mars de confiner les matous dans les zones infectées et de surveiller les causes de mortalité des chats. Ailleurs en revanche, écrit-elle, «le risque d'infection du chat est nul».

Les auteurs de l'article de «Nature» soulignent pour leur part que les chats peuvent être infectés par le virus H5N1 et que des expériences de laboratoires démontrent qu'ils peuvent se transmettre la maladie entre eux. Personne ne sait toutefois si les félins peuvent ensuite transmettre le virus à l'homme ou à la volaille.

Toutefois le manque de connaissances des scientifiques sur l'infection des chats par le H5N1 rend difficile l'évaluation du risque qu'ils représentent une fois infectés, estiment le virologue Albert Osterhaus, du Centre médical Erasmus de Rotterdam, et Peter Roeder, de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) des Nations unies.

Dans ces conditions, déclarent-ils, «nous croyons que le rôle potentiel des chats devrait être suivi de près dans les directives officielles pour contrôler la propagation du virus H5N1». Ils recommandent de garder les minous à l'écart des oiseaux infectés ou de leurs fientes et placer en quarantaine et tester les félins qui auraient pu avoir de tels contacts ou montreraient des symptômes suspects.

Le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies, une agence de l'Union européenne, conseille lui aussi de ne pas laisser sortir les chats vivant à moins de 10 km d'un endroit où a été trouvé un oiseau infecté par le H5N1.

Certains spécialistes trouvent toutefois prématuré de recommander le confinement. Les scientifiques doivent d'abord en apprendre davantage sur le rôle éventuel des chats dans la propagation du H5N1, estime le Dr Arnold Monto, de l'Ecole de médecine publique de l'Université du Michigan (centre des Etats-Unis). AP

Sur Internet:

Nature: www.nature.com/nature

Avis européen sur les chats:

www.ecdc.eu.int/press/pressïreleases/PDF/060307ïpresseïrelease.pdf

AFSSA:

http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/grippeïaviaire/sommaire.htm

AP

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H5N1 : surveillance accrue pour les chats
« Réponse #2 le: 05 avril 2006 à 21:38:07 »
le problème c'est que certains bof risquent maintenant, après avoir "canardé" les oiseaux sauvages, de s'en prendre aux chats... :(  :(