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virus et moustique
« le: 03 mars 2018 à 21:48:33 »
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Virus et moustique, une histoire de couple
Par  Martine Lochouarn   Mis à jour le 13/07/2017 à 16:15  Publié le 13/07/2017 à 16:15


En matière de maladies type Zika ou dengue, certaines espèces de moustiques sont plus «efficaces» que d’autres pour déclencher des épidémies.

Aedes Aegypti, le vecteur majeur du virus Zika, est originaire d’Afrique. Cette espèce vit pour l’essentiel dans les villes, où elle colonise des gîtes d’eau stagnante à proximité des maisons et ne pique quasiment que l’homme pour les repas de sang nécessaires à la maturation de ses œufs. Zika peut aussi être transmis par le moustique-tigre, Aedes albopictus, également vecteur de la dengue et du chikungunya. «C’est un moustique à la fois tropical et tempéré, aux œufs entourés d’une coque protectrice qui leur permet de passer l’hiver ou de survivre à la sécheresse et d’éclore au printemps pour donner les larves aquatiques et les adultes», explique Anna-Bella Failloux, entomologiste (Institut Pasteur).

«Il y a aussi une variabilité du virus liée à son cycle dans le moustique»
Anna-Bella Failloux, entomologiste (Institut Pasteur)

Il colonise désormais tout le pourtour méditerranéen et 30 départements français. Aedes aegypti semble plus efficace pour déclencher une épidémie qu’Aedes albopictus.«Nous ne sommes pas l’abri de cas autochtones, mais il s’agira toujours de cas isolés, ce qui nous laissera toujours le temps de désinsectiser autour et d’empêcher toute propagation», estime l’entomologiste.


Cependant, la population d’Aedes albopictus n’est pas homogène, mais sujette à des variations de compétences vectorielles selon la population de virus. À partir de deux grands lignages, un lignage «Afrique» et un lignage «Asie», la population de virus Zika s’est aussi beaucoup diversifiée, même si toutes les épidémies récentes sont dues à des virus du lignage Asie. «Il y a aussi une variabilité du virus liée à son cycle dans le moustique. Tous ces éléments vont moduler la diversité virale, peuvent jouer sur la pathogénicité du virus et la compétence du vecteur. C’est donc bien la coévolution virus-vecteur qu’il faut surveiller», insiste Anna-Bella Failloux.

Foyer autochtone
Une affaire de couple, en quelque sorte. C’est aussi ce que souligne Isabelle Leparc-Goffart: «Il n’y a pas eu jusqu’ici de cas autochtone d’infection par Zika. Tout comme il n’y avait pas eu de cas autochtone de chikungunya jusqu’à ce qu’en 2014 un foyer autochtone de 11 cas se déclare à Montpellier, transmis par A. albopictus à partir d’un cas importé du Cameroun. Nous ne sommes pas à l’abri d’une situation comparable pour Zika .»