Auteur Sujet: Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise  (Lu 12021 fois)

Hors ligne anne

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Re : OGM : Maïs BT
« Réponse #30 le: 25 septembre 2012 à 13:21:10 »
et voila en partie pourquoi la presse francaise a bondi comme un seul homme sur ce scoop.
je n'ai pas de mots pour parler de ce qu'il s'est passé.. un peu dégoutée.
aprés le livre des "deux grands pharmacologues " ( un urologue et un pneumologue ) contre les médicaments, je trouve que cela fait un peu trop de " scoops" ou d'émotions en trop peu de temps.



http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2012/09/22/letude-anti-ogm-comment-sassurer-medias-favorables

L'étude anti-OGM: comment s'assurer des médias favorables
Pascal Lapointe, le 22 septembre 2012, 9h22

Si un chercheur m’offrait de lire son étude avant qu’elle ne soit publiée, de manière à ce que je puisse être parmi les premiers à en parler, mais qu’il y ajoutait une clause interdisant de parler à d’autres experts, je refuserais. Voici pourquoi.

Dans cette grosse histoire sur l’étude anti-OGM parue cette semaine, il y a un aspect que j’ai laissé de côté dans mon article, parce qu’il ne me semblait d’abord d’intérêt que pour les journalistes : l’étrange embargo imposé aux journalistes français qui ont eu accès à cette étude avant sa sortie. Mais cet aspect méconnu mérite une petite place dans ce blogue-ci, consacré aux médias.

Qu’est-ce que l’embargo : les plus prestigieuses des revues scientifiques, comme Nature ou Science, offrent aux journalistes de lire leur contenu une semaine avant publication. Cela leur permet de préparer leurs articles à l’avance : lire l’étude, chercher des infos complémentaires... ainsi que, eh oui, interroger d’autres chercheurs, y compris des chercheurs qui risquent d’être critiques. Nature, Science et les autres n’ont rien contre, puisque c’est ainsi que fonctionne la science : recherche publiée, recherche critiquée. La seule condition imposée aux journalistes est de ne pas publier leur reportage avant que l’étude ne soit elle-même parue (et même ça, ça provoque des débats).

D’apprendre, mercredi dernier, que l’équipe de Gilles-Eric Séralini —et non la revue Food and Chemical Toxicology, où est parue cette étude— avait imposé aux journalistes français et britanniques « choisis » une interdiction de parler à d’autres experts, m’avait choqué. Mais je craignais que ce ne soit là une tendance de l’embargo, ces dernières années, qui m’avait jusque-là échappé, et que Séralini, ou ceux orchestrant ses relations publiques, n’avaient rien inventé.

Or, c’est bien du jamais vu, ou presque. Ce vendredi, le blogueur américain Ivan Oransky, d’Embargo Watch —oui, il existe un blogue spécialisé sur ça— a découvert cet aspect de l’affaire, et s’en est scandalisé.

    C’est un abus scandaleux du système d’embargo —qui, après tout, est une entente entre deux parties. Une des principales raisons pour les embargos —si vous acceptez la parole des revues— est de donner aux journalistes davantage de temps pour écrire de meilleures histoires. Vous y parvenez, en partie, en parlant à des experts extérieurs. Et les scientifiques —ceux, du moins, intéressés par la science, et non par la publicité et les objectifs politiques— devraient accueillir cette forme d’examen


Le journaliste scientifique Carl Zimmer —12 livres, pigiste pour le New York Times, National Geographic, Scientific American et autres— s’est mis en colère :

    C’est une façon âcre, corrompue, de parler de la science. C’est mauvais pour le scientifique impliqué, mais nous journalistes devons admettre que c’est également mauvais pour notre profession. (...) Si quelqu’un vous fait signer un accord de confidentialité, de sorte que vous n’aurez d’autre choix que de produire un article unidimensionnel, fuyez. Autrement, vous vous faites manipuler.

Ce n’est pas à 100% une première, rappelle Zimmer : en 2009, des paléontologues ont présenté un fossile spectaculaire lors d’une conférence de presse tenue à New York, en présence du maire. Leur article scientifique était paru ce matin-là, mais le seul journaliste qui avait pu le lire à l’avance avait dû signer une entente de confidentialité. Dans les jours qui ont suivi, l’importance du fossile —censé être notre ancêtre de 47 millions d’années— a été descendue en flammes et la stratégie de marketing est apparue au grand jour. Pas vraiment un modèle à suivre.

Ceci aide à comprendre pourquoi aucun des reportages parus en France pendant les 12 premières heures, mercredi, ne contenait de deuxième opinion.
L’hostilité des Français à l’égard des OGM représentait peut-être une partie de l’explication, mais pas toute l’explication. Ivan Oransky appelle ça « l’embargo du sténographe ».


Suis-je trop puriste? Les journalistes aux nouvelles quotidiennes auront beau jeu de me rappeler que la profession carbure aux scoops, que le lecteur en redemande, et qu’être le premier constitue un gros incitatif pour faire des compromis avec ses sources. C’est vrai, mais ce qu’ignorent généralement les autres journalistes, c’est qu’en journalisme scientifique, il y a une raison plus importante qu’ailleurs pour ne pas faire ce genre de compromis : une étude ne s’interprète pas comme un texte d’opinion.

Aucun journaliste, aussi spécialisé soit-il, n’est en mesure de décoder les graphiques et les statistiques et la méthodologie d’une étude en quelques heures, et de conclure « ah-ha! » La seule parade dont nous disposons, c’est d’interroger ou lire d’autres experts qui pourront pointer des aspects qui nous auront échappé, suggérer des questions et des bémols.

C’est une règle d’or du journalisme scientifique, en fait, c’est même un des rares commandements communs au journalisme et à la science :

    À une seule source tu ne te fieras pas.

Hors ligne anne

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Re : OGM : Maïs BT
« Réponse #31 le: 25 septembre 2012 à 13:32:39 »
carl zimmer est furieux....http://blogs.discovermagazine.com/loom/2012/09/21/from-darwinius-to-gmos-journalists-should-not-let-themselves-be-played/
je le deviens de plus en plus..

donc nous avons une publication ( dans une revue de bas niveau )
une presse " muselée", pas informée.
un film
un livre
un autre livre
une émission TV sur arte

Il manque juste un CD musical sur l'air des OGM.


ont ils coupé les batons pour se faire battre ? ( mais ensuite, ils vont pleurer qu'ils ont raison et que les lobbyes anti OGM les empechent de parler etc.... de maniére tout à fait classique et logique )



Ajout, 24 septembre, 20h30: un autre journaliste scientifique indigné par la stratégie de manipulation, John Timmer. "The press wasn't reporting about science at all. It was simply being used as a tool for political ends."

Ajout, 23 septembre, 21h30: même un non-journaliste, le médecin Steven Novella, s'indigne de cette clause de confidentialité, de même que ce blogueur. Ainsi que le journaliste Sylvestre Huet sur le site de Libération.

Ajout, 22 septembre, 16h45: l'auteur du reportage de la BBC dit ne pas avoir signé l'entente de confidentialité et donc, n'a pas pu avoir accès à l'étude à l'avance, ce qui expliquerait que son reportage soit paru une demi-journée plus tard, mais avec des commentaires d'autres experts. Le Monde avait signalé dans son article du 19 avoir signé l'entente de confidentialité.

Par ailleurs, on savait déjà qu'un livre (signé Séralini), un deuxième livre (signé Lepage) et un film (inspiré du livre de Séralini) devaient paraître d'ici la fin du mois, voilà qu'on apprend qu'un reportage de France 5 sera diffusé le 16 octobre: OGM: Vers une alerte mondiale? L'équipe de télé dit avoir suivi pendant deux ans les chercheurs —avaient-ils déjà décidé, il y a deux ans, qu'ils allaient trouver quelque chose de gros?

Hors ligne anne

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Re : OGM : Maïs BT
« Réponse #32 le: 29 septembre 2012 à 14:51:42 »
trés interressant article écrit par un statisticien
je ne raméne qu'un bout..
naviguez dans l'article
passionnant

http://www.math.u-psud.fr/~lavielle/NK603A_lavielle.html

"L'affaire NK603"

y'a quelque chose qui cloche là-dedans !



Mardi 18 septembre après-midi : coup de téléphone d’un journaliste d’un grand quotidien : « une nouvelle étude de 2 ans de G.E.Séralini montre des effets du maïs NK603. Le Nouvel Obs sort demain un dossier sur le sujet. Nous allons nous aussi sortir un papier. Qu’en pensez-vous ? au fait… j’ai dû signer un accord de confidentialité,vous ne pouvez donc pas lire l’article de Séralini en question avant sa publication demain 15h00 »

Euh… un peu comme si on me demandait ce que je pense du  prochain disque de Mireille Matthieu sans avoir le droit de l’écouter…

Bien que faisant partie du Conseil Scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (en tant que statisticien), j’ai dû me résigner à faire comme le commun des mortels (vous savez, tout ce qui n’est pas journaliste de grand hebdo ou quotidien) et patienter jusqu’à la levée de l’embargo, fixée au mercredi 15h00.

Entre temps, le « buzz » a commencé, on a appris par la presse qu’il avait été démontré de façon indiscutable et définitive que tous les OGM étaient des poisons (même à faible dose, dixit Guillaume Malaurie du Nouvel Obs)…

Bon… si les journaux le disent… c’est que ça doit être vrai !

Une fois l’article de Séralini atterri dans ma boîte mail à 15:01, il ne me restait plus qu’à le lire pour expliquer à mes collègues du HCB pourquoi nous allions tous mourir dans d’atroces souffrances si nous avions eu le malheur de consommer cet OGM (même à faible dose, j'insiste, dixit Guillaume Malaurie du Nouvel Obs).

Ben tiens, c’est curieux… y’a quelque chose qui cloche là-dedans… j'y retourne immédiatement !

 

Les conclusions de l'étude       Autres études, autres conclusions       L'attitude des médias       La crédibilité des scientifiques
/.../

autre extrait

1) Tout commentaire d’ordre purement scientifique est systématiquement assimilé à une prise de position !

J’en ai moi-même fait l’expérience à plusieurs reprises :

    J’ai toujours été critique et intransigeant face à une étude qui prétend démontrer l’absence totale de risques sanitaires liés aux OGM (Le Monde, Les Echos). En effet, la méthodologie statistique mise en œuvre ne permet généralement pas de formuler de conclusions aussi définitives. Pour beaucoup, de telles prises de position « publique » faisaient de moi un anti-OGM !
    J’ai, de la même façon, toujours été critique et intransigeant face à une étude qui prétend démontrer l’existence de risque sur la base d’arguments incorrects (Inf'OGM). M’exprimer ouvertement en ce sens m’a alors converti en pro-OGM !

Et bien non… comme la très grande majorité de mes collègues, je ne suis manipulé par aucun mouvement anti-OGM, ni par aucun lobby, et je ne suis financé par aucune industrie des biotechnologies. De la même façon que l’on peut dire en toute indépendance que non ! 2 et 2 ne font pas 5 ! on doit pouvoir affirmer que non ! l’expérimentation réalisée ne permet pas de conclure comme le font les auteurs de l’article.

Hors ligne anne

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Re : OGM : Maïs BT
« Réponse #33 le: 29 septembre 2012 à 23:28:07 »
http://www.huffingtonpost.fr/jeanfrancois-narbonne/lacunes-resultats-suprenants-et-inexplicables-letude-anti-ogm-sur-la-sellette_b_1902634.html

article du professeur Narbonne
on s'accroche un peu et on comprend.

ceux qui critiquent ne sont pas d'affreux pro OGM...
faut arreter de " polémiquer " stérilement comme cela en france.
c'est une attitude invraisemblable :  le bien le mal, le noir le blanc, les pro les anti...

    Conclusion

Cette étude donne des résultats surprenants, inexplicables et comporte quelques lacunes évidentes
. Les résultats doivent donc être sérieusement étudiés par les experts des agences sanitaires d'autant plus que de nombreux paramètres autres que le cancer ont été mesurés.
En revanche, toutes les extrapolations relèvent de la désinformation caractérisée. Pour l'instant, les mesures réglementaires assurent la sécurité du consommateur et de l'environnement par l'interdiction de la consommation de ces plantes et l'interdiction d'en cultiver. Il faut d'ailleurs rendre hommage à tous ces militants et scientifiques qui ont permis de maintenir ces positions en période d'incertitude scientifique. Cependant on ne doit pas se laisser manipuler par des opérations de communication qui exploitent de vrais inquiétudes et de vrais problèmes à des fins plus ou moins avouables. Des résultats très spectaculaires et très surprenants, sortant de toute explication logique doivent être pris avec prudence, doivent être vérifiés et confirmés avant de devenir des éléments pouvant entrer dans une étude de risques. On a déjà connu ce genre d'agitation médiatique prématurée pour des résultats qui se sont révélés non confirmés par la suite.
« Modifié: 30 septembre 2012 à 08:51:51 par anne »

Hors ligne anne

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Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #34 le: 30 septembre 2012 à 08:54:36 »
je ne pige vraiment pas à quoi cela sert de faire tout se tintouin pour au final se ridiculiser, se discréditer...sachant probablement que cette étude ménerait à cela ? ils jouent à quoi ?


un homéopathe qui co signe l'étude ?

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Re : Re : OGM : Maïs BT
« Réponse #35 le: 30 septembre 2012 à 10:44:39 »

http://www.20minutes.fr/article/1013013/sante-environnement-place-ceux-alertent

Santé, environnement: quelle place pour ceux qui nous alertent?
Créé le 29/09/2012

Avec son étude choc sur un maïs OGM, le Pr Gilles-Eric Séralini appartient à la cohorte de ceux qui, de l'amiante au Mediator, "alertent" sur des dangers sanitaires ou environnementaux. Le Sénat va bientôt débattre de la façon de donner plus de poids à ces "lanceurs d'alerte".

L'étude Seralini "constitue une nouvelle illustration de l'urgence à faire progresser la loi", clame la fondation Sciences citoyennes, association qui plaide depuis dix ans pour un véritable statut du "lanceur d'alerte".

L'étude, au-delà de ses résultats sur une possible toxicité d'un maïs transgénique, a rouvert le débat sur la façon dont sont menées les expertises permettant d'autoriser ou non les organismes génétiquement modifiés.

Ce débat va gagner les rangs du Sénat où le groupe écologiste a déposé une proposition de loi visant à mieux enregistrer ces "alertes" scientifiques et clarifier les procédures d'expertise, régulièrement contestées sur fond de conflits d'intérêts ou de lobbying industriel.

L'examen du texte débutera le 15 octobre mais des réticences pourraient renvoyer aux calendes grecques une éventuelle adoption.

Les "lanceurs d'alerte" sont ces scientifiques, experts ou associations qui rendent publiques leurs "découvertes" sur des risques pour la santé ou l'environnement en bravant, parfois, leur hiérarchie ou des firmes puissantes.

De Henri Pézerat, avec l'amiante, à Irène Frachon, dans l'affaire du Mediator, en passant par des spécialistes des ondes ou du bisphénol A, ils ont appris à se faire entendre.

Pour autant, ils ne sont "absolument pas protégés", affirme Glen Millot, de la fondation Sciences citoyennes. "Au mieux, s'ils sont fonctionnaires, ils sont placardisés et leurs crédits asséchés. Au pire, ils peuvent être licenciés".

 "Hyper-experts"

La loi sur le contrôle des médicaments, votée en 2011 pour empêcher un nouveau scandale comme celui du Mediator, protège de sanctions ceux qui alertent sur un produit. Les sénateurs écologistes souhaitent "élargir" cette protection "à l'ensemble des lanceurs d'alerte", explique le rapporteur du texte, Ronan Dantec.

Autre mesure envisagée: la création d'une "Haute autorité de l'expertise scientifique et de l'alerte", une "structure qui garantisse l'indépendance de l'expertise et puisse recueillir les signaux d'alerte". Elle ne mènerait pas elle-même des expertises mais édicterait quelques principes généraux et vérifierait que les alertes sont examinées.

Pour le toxicologue André Cicolella, lui-même licencié en 1994 de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité) après avoir alerté sur la toxicité de certains solvants, harmoniser les procédures pourrait "aider les agences qui font de l'expertise à ne pas être juge et partie".

Cette idée d'une nouvelle instance laisse en revanche "dubitatif" Pierre Le Coz, qui préside le comité de déontologie et de prévention des conflits d'intérêts de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

"Cela nous paraît un peu complexe et nécessiterait d'avoir des hyper-experts", relève le philosophe, rappelant que de plus en plus d'agences se dotent de leurs propres comités de déontologie.

Depuis l'affaire du Mediator, estime-t-il, les experts ont compris l'intérêt d'accroître la transparence pour "retrouver une crédibilité auprès du public".

La proposition écologiste suscite aussi des réticences au Sénat: "Nous ne sommes pas favorables à la création d'une nouvelle agence", souligne Yves Daudigny, rapporteur général PS de la commission des Affaires sociales.

Malgré le risque de voir le débat tourner court, M. Dantec reste optimiste, estimant que "les choses sont mûres au niveau politique" pour permettre une adoption du texte.
— © 2012 AFP

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Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #36 le: 30 septembre 2012 à 13:46:18 »
je pense aussi qu'il y a trop d'agences..

et qu'il y a lanceur d'alerte et lanceur d'alerte... j'ai appris finalement à me méfier aussi du lobby bio écolo etc...

ce n'est pas une étude " choc"...

Hors ligne jsp

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Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #38 le: 30 septembre 2012 à 15:53:54 »
ces gens me paraissent de plus en plus glauques...

extrait de l'article cité par jsp ( je n'ai pas parlé de Huet qui avait fait un bon papier )

Comme le dit très bien Huet, tout ce cirque n'a aucun rapport avec la manière dont se déroule la recherche scientifique. L'opération de com a été parfaitement orchestré, et les médias et politiciens se sont pliés aux désidératas du Criigen avec une complaisance rarement constatée

il y a de quoi lire dans l'article que signale jsp, dont les liens..
par ex, celui ci http://imposteurs.over-blog.com/article-dossier-special-tout-ou-presque-sur-le-criigen-63540523.html

quand on ne peut pas juger de la validité d'une étude scientifique, car ne connaissant pas spécialement le sujet... on peut attaquer le probléme différemment..

et se dire de toute façon que ce grand cirque n'est pas "normal"... on a vu des études vraiment scientifiques, utiles, etc.. se produire dans un silence feutré. Je me demande si les français ne sont pas un peu fous.

l'équipe qui a écrit cette étude " révolutionnaire" va etre ( est ) critiquée, et commence à jouer aux martyrs..
j'imagine que l'étranger regarde tout cela avec effarement.



Nature : http://www.nature.com/news/poison-postures-1.11478


« Modifié: 30 septembre 2012 à 15:57:39 par anne »

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Re : Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #39 le: 30 septembre 2012 à 19:01:46 »
l'équipe qui a écrit cette étude " révolutionnaire" va etre ( est ) critiquée, et commence à jouer aux martyrs..
j'imagine que l'étranger regarde tout cela avec effarement.
bof, ne t'inquiète pas, ils ne sont pas connus à l'étranger, personne ne les lira  ;D
seront oubliés avant même d'être plaints

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Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #40 le: 30 septembre 2012 à 21:22:24 »
ben malheureusement... nous, les francais, commençons à sentir le soufre et l'irrationnel..
probablement que notre faiblesse scientifique générale permet ce genre de dérives.
as tu vu le lien de la revue nature que j'ai mis ci dessus ?

bon, en tout cas, nous saurons qui il ne faut pas lire.. c'est toujours ca de pris.
perso, j'ai bien le professeur Narbonne qui est pondéré..


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Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #41 le: 01 octobre 2012 à 09:17:54 »
http://www.20minutes.fr/ledirect/1009491/ogm-professeur-gilles-eric-seralini-dit-attaque-lobbies

OGM: Le professeur Gilles-Eric Séralini se dit «attaqué par des lobbies»

Le professeur Gilles-Eric Séralini, qui a dirigé une étude choc sur la toxicité d'un OGM, en cours d'examen par les autorités sanitaires, s'est dit ce lundi «attaqué de manière extrêmement malhonnête par des lobbies qui se font passer pour la communauté scientifique» en réponse aux critiques sur son étude dévoilée mercredi.
«C'est le même lobby qui a permis l'autorisation de ces produits et qui est activé par les entreprises de biotechnologies», a estimé l'universitaire de Caen.

«C'est une entreprise de salissement de l'individu pour essayer de discréditer son travail parce que la conséquence, ce serait qu'on les (les entreprises de biotechnologies, ndlr) oblige à faire des études à long terme», a ajouté le scientifique, répétant qu'il venait de publier «l'étude la plus longue et détaillée jamais faite sur un OGM».

Cette étude du maïs NK 603 et du Round Up, produits par Monsanto et importés en Europe, a été menée sur 200 rats pendant deux ans.

Le nombre et la race des rats en question

Il est en particulier reproché à cette étude de porter sur un trop petit nombre de rats: des groupes de 10 rats soumis à des traitements différents, et sur une race de rats qui a tendance plus que d'autres à développer des tumeurs.

«Toutes les études du monde sont faites là-dessus (des échantillons de 10, ndlr). Le NK 603 a été autorisé sur cette base. Si on ne peut pas tirer de conclusions il faut aussi tout de suite interdire tous les OGM», répond le professeur qui ajoute que «a pomme de terre OGM de BASF a été autorisée avec des tests sur cinq rats».

«Tout ceux qui ont aboyé (contre l'étude) sont à l'origine de l'autorisation de ces produits, et ils l'ont fait sur la base de tests sur la même souche rat, avec des échantillons de 10 rats pendant seulement trois mois et avec pas avec autant de tests», ajoute Gilles-Eric Séralini, «c'est ridicule».

Le professeur se dit «conscient» que son étude «a ses limites et je l'ai dit dans mon livre», à paraître mercredi. «On pourrait faire (des groupes de) 50 rats mais c'est aux pouvoirs publics de financer, ça ne peut plus être un laboratoire indépendant qui finance 20 millions d'euros», a-t-il ajouté.

«On sait de quoi les rats sont morts»

Dans son étude les groupes de rats traités «meurent plus tôt sauf un, qui présente des problèmes rénaux graves», insiste le chercheur qui a observé chez les rats traités «une explosion» des tumeurs ou des affections des reins et du foie au 11e et 12e mois, qui correspond à l'âge de 35/40 ans chez l'homme.
«Et on ne se base pas que sur ces courbes de mortalité ou de tumeurs. C'est corroboré statistiquement par la biochimie et par l'observation d'organes et de tumeurs sur 200 rats.

On sait de quoi les rats sont morts», ajoute Gilles-Eric Séralini qui réaffirme que son étude «conclut clairement que la toxicité de cet OGM est prouvée».

L'étude a coûté plus de 3 millions d'euros, financés notamment par les fondations Ceres et la Fondation Charles Leopold Meyer pour le progrès pour l'homme.

Auchan et Carrefour l'ont également aidée. Les fonds ont été gérés par le Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), «indépendant des compagnies de biotechnologies» et dont Gilles-Eric Séralini préside le conseil scientifique.
—© 2012 AFP

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Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #42 le: 01 octobre 2012 à 09:21:28 »
Dans ce cas, si l'enjeu de cette étude, publiée dans revue Food and Chemical Toxicology(qui est une revue sérieuse , non?) est peut-être justement de contraindre les autorités sanitaires à pousser plus loin les travaux sur la toxicité des OGM...on a tout de même du souci à se faire.

Hors ligne Joyce31

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Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #43 le: 01 octobre 2012 à 11:53:10 »
Etude OGM : l’Anses rendra son avis le 20 octobre
http://www.leparisien.fr/societe/etude-ogm-l-anses-rendra-son-avis-le-20-octobre-01-10-2012-2194643.php
   
L'expérience d'envergure sur le maïs NK 603, publiée par le professeur Gilles-Eric Séralini de l'université de Caen, a montré que les rats étaient victimes de tumeurs spectaculaires.
| DR  Réagir
   
L’ANSES - l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation - rendra son avis concernant l’étude choc Séralini sur les OGM démontrant la toxicité d’un maïs génétiquement modifié sur la santé, le 20 octobre. MON ACTIVITÉ
Vos amis peuvent maintenant voir cette activité Supprimer X Voici moins de quinze jours, le scientifique français avait rendu public le résultat de ses travaux qui démontraient que des rats nourris pendant deux ans au maïs OGM meurent plus jeunes et souffrent plus souvent de cancers que les autres. Une publication qui avait conduit plusieurs ministres dont celui de l’agriculture Stéphane Le Foll à saisir l’ANSES afin d’expertiser le protocole de l’étude. Cette semaine, on attend aussi l’analyse préliminaire que doit rendre l’EFSA, l’agence européenne de sécurité des aliments, au sujet de l’étude

Hors ligne anne

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Re : Maïs NK 603 et les rats : la polémique francaise
« Réponse #44 le: 01 octobre 2012 à 11:55:23 »
revue classée niveau 3, c'est toi qui a ramené un article la dessus, alors que le lancet plane à 38..

c'est ce que je disais : certains vont jouer les martyrs..
les rats n'avaient qu'à pas boulotter les cages non plus.... BPA.. :D
je n'ai meme pas envie d'argumenter, perte de temps;.. articles contradictoires à foison... voir Prof Narbonne..
disons que certains conclusions sont surprenantes..et qu'ils se la sont bien " joué" dans le genre théorie du complot, avec des noms de codes, des mails cryptés etc.. et la TV qui les filme pd 2 ans.. est ce que c'est sérieux, ca ?
et des rats qui font naturrellement des cancers, et qui explosent leur taux de cancer quand on les nourrit trop..


qui paye les études indépendantes ? toi et moi ... est ce que cela vaut le coup de (re )faire une étude sur le sujet, je n'en sais rien.

parler de cela ( alors que cette équipe a des antécédents ) ressemble à " nourrir le troll"

cela me fait penser à une étude sur la peste ... l'étiologie de la peste au moyen age... bel article.. qui fut " critiqué" par des pairs... qui dirent " il y a ceci cela qui ne va pas dans le protocole... "
est ce que cela a déchainé les passions, la foule, la TV ou la presse... ? la fois suivante, l'institut Max Planck a encore amélioré son protocole afin d'etre inattaquable..étude super " blindée", montrant que la " peste noire "était bien due à Yersinia pestis
je compare simplement