Auteur Sujet: À la découverte des monocytes patrouilleurs  (Lu 902 fois)

Hors ligne anne

  • Hero Member
  • *****
  • Messages: 16304
À la découverte des monocytes patrouilleurs
« le: 26 novembre 2011 à 19:59:09 »
le  monocyte est un gros globule blanc particulier qui peut se différencier en macrophage. Il patrouille, meme à contre courant dans les vaisseaux sanguins et a la capacité de "faire du tout terrain" ( il quitte le vaisseau et va dans les tissus )
par contre, je pensais qu'il avançait un peu plus vite que cela : 1 mm/ heure  :D


http://www.inserm.fr/thematiques/immunologie-hematologie-pneumologie/faits-marquants/a-la-decouverte-des-monocytes-patrouilleurs

Auffray C., et al. Science 2007, 317: 666-70

© Inserm, Geismann F. - Visualisation en microscopie intravitale de monocytes dans le derme de souris ; À droite, les monocytes résidents apparaissent en vert dans les vaisseaux sanguins colorés en rouge. À gauche et en vert, le trajet parcouru par les monocytes pendant une heure d’observation.


© Inserm, Geismann F.

Visualisation en microscopie intravitale de monocytes dans le derme de souris

Les monocytes sont des cellules du sang circulant qui jouent des rôles importants, mais encore mal compris, dans la défense anti-infectieuse et les maladies inflammatoires et métaboliques.

Dans de précédents travaux, l’équipe de Frédéric Geismann, de l’unité Inserm 838 (Paris), avait déjà identifié les principales sous-populations fonctionnelles de monocytes, « inflammatoires » et « résidents », ainsi que leurs précurseurs hématopoïétiques.
Grâce à une technique de microscopie in vivo (intravitale), elle vient d’élucider les fonctions des monocytes résidents dans leur environnement naturel, chez la souris. Marquées génétiquement par une protéine fluorescente, ces cellules ont été examinées et filmées in vivo, en temps réel, dans des conditions stables ou inflammatoires. Elles ont également été purifiées à partir des tissus, et l’expression de l’ensemble de leurs gènes a été étudiée. Les résultats montrent que cette sous-population de cellules du système immunitaire parcourt continuellement la paroi des vaisseaux (artères et veines) dans les tissus sains (à une vitesse de 1 mm/h, en moyenne), et, ce, sans tenir compte du sens du flux sanguin. Ces cellules sentinelles surveillent en permanence la paroi des vaisseaux sanguins et les tissus sous-jacents.
Lors d’une infection, elles quittent très rapidement la lumière du vaisseau pour envahir les tissus atteints (extravasation), et déclenchent alors une réponse inflammatoire, en attirant sur place d’autres types de cellules immunitaires nécessaires à la lutte contre les agents infectieux. Par la suite, ils pourront se différencier en macrophages, contribuant ainsi à la réparation tissulaire.
L’adhérence des monocytes résidents aux cellules endothéliales de la paroi vasculaire est due à la présence, à leur surface, d’une molécule d’adhérence, l’intégrine LFA1, et de CX3CR1, un récepteur à la fractalkine (une chimiokine).
Au-delà de la mise en évidence du rôle de sentinelles des monocytes vis-à-vis des agents infectieux, ces résultats ouvrent la voie à la compréhension d’autres phénomènes. Lors de la formation de lésions consécutives à certaines maladies inflammatoires comme l’athérosclérose, il existe une accumulation de ce type de monocytes dans la paroi des artères. L’équipe continue à étudier la contribution des différentes populations de monocytes dans les phénomènes d’inflammation, d’infection ou de développement de tumeurs, chez l’homme et la souris, pour mieux comprendre leurs mécanismes et imaginer de nouveaux traitements.