Auteur Sujet: immunité des BB  (Lu 1859 fois)

Hors ligne anne

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immunité des BB
« le: 04 janvier 2011 à 19:20:08 »
un titre alléchant pour dire que j'ai perdu le lien d'un article interressant.

l'immunité des BB n'est pas du tout comme celle des adultes. cela vient d'étre démontré.
ils sont  "tolérants".. ils viennent de quitter leur mére ( qu'ils ont du tolerer sur le plan immunitaire, tout comme leur mére les a toléré )
je ne sais plus par contre si cet état dure jusqu'a environ un an.

ils ont plus de lymphocytes T régulateurs qu'un adulte. Ils ne se " défendent " pas comme un adulte.

voila ce dont je me souviens.

ensuite nous avons le phénoméne de micro chimérisme :
le BB et la mére, sont en contact par un placenta qui devient " poreux" à partir du 5 eme mois.
des cellules foetales " vont" chez la mére et des cellules de la mére vont chez l'enfant.
( on a decouvert des cellules de l'enfant des décennies aprés chez la mére )

on ne sait pas encore exactement ce que cela " crée" ( ou si cela joue dans des pathologies, ou meme dans des capacités de régénerescence de tissus.. )
disons que de maniére interressante :
une femme posséde ses cellules, les cellules de sa mére et des cellules des enfants qu'elle a porté.

la notion du " soi" immunologique tout " cloisonné" d' il y a 20 ans, prend du " plomb" dans l'aile

( le microchimérisme a été montré chez 10 % des jumeaux , entre eux )



« Modifié: 04 janvier 2011 à 19:21:40 par anne »

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Re : immunité des BB
« Réponse #1 le: 25 février 2011 à 15:05:23 »
Paris, 21 février 2011

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2112.htm

L'arsenal immunitaire insoupçonné des nourrissons

Bien qu'à l'abri de tout germe infectieux dans le ventre de leurs mères, les foetus développent spontanément, « par avance », un système de défense immunitaire, paré à répondre dès leur naissance à la colonisation bactérienne de leur tube digestif.
Cette surprenante observation de chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS montre également que ce dispositif est ensuite capable de réguler son activité antibactérienne pour laisser s'installer la flore commensale de l'intestin, et établir l'équilibre indispensable entre les bactéries et le système immunitaire. Une découverte qui apporte un nouvel éclairage pour la compréhension des mécanismes à l'origine des maladies auto-immunes, comme la maladie de Crohn. Ces travaux sont publiés dans Nature Immunology.

Avant sa naissance, dans les conditions stériles du ventre de sa mère, un foetus n'est normalement exposé à aucun agent infectieux. Les scientifiques pensaient donc que ses défenses immunitaires ne se constituaient qu'à compter du début de sa vie ex utero, au contact des germes –bactéries, virus, champignons…– de l'environnement. Or, des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS (unité Développement des tissus lymphoïdes) viennent de montrer, chez l'animal, que le fœtus possède en réalité un arsenal immunitaire qui s'exprime fortement et spontanément, bien avant la naissance.

Les scientifiques ont découvert que, de manière étonnante, ce système fait intervenir des globules blancs particuliers, appelés ILC , issus de la famille des lymphocytes. Or, contrairement aux lymphocytes « classiques », ces cellules, découvertes très récemment, agissent comme des acteurs de l'immunité innée, et non de l'immunité acquise : elles ne sont spécifiques d'aucun agent pathogène.

Après la naissance, certaines bactéries doivent cependant coloniser progressivement le tube digestif pour constituer notre flore intestinale endogène, indispensable à notre développement, notre santé et nos fonctions de nutrition. Les scientifiques ont démontré que les ILC sont alors capables de modérer leur action antibactérienne, et de réguler la mise en place de cette flore bénéfique. Elles supervisent ensuite sa prolifération qui, sans contrôle, pourrait devenir pathogène.

Les chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS sont parvenus à identifier les mécanismes cellulaires de cet équilibre. Ils ont en effet montré que lors d'une infection, les ILC agissent en émettant deux molécules messagères pro-inflammatoires appelées interleukines 17 et 22. Celles-ci ordonnent aux cellules épithéliales de l'intestin de produire des petites protéines bactéricides, pour détruire les bactéries avant qu'elles ne franchissent la paroi intestinale. L'interleukine 17 active également le recrutement massif des globules blancs de type neutrophile, chargés d'éliminer les bactéries en les digérant. Lorsque la menace bactérienne est maîtrisée, ce système est réprimé.

L'activation non contrôlée des neutrophiles peut dans certains cas aboutir à la destruction accidentelle de tissus de l'organisme.
Ce phénomène pourrait être à l'origine des maladies dites auto-immunes, comme la maladie de Crohn, dans laquelle l'inflammation chronique affecte l'intestin. La découverte des chercheurs contribue donc à mieux comprendre les régulations de l'équilibre entre les bactéries de notre intestin et le système immunitaire qui les contrôle, et apportent ainsi de nouveaux outils pour comprendre et traiter ces maladies.

Notes :

RORgammat+ innate lymphoid cells regulate intestinal homeostasis by integrating negative signals from the symbiotic microbiota, Nature Immunology, en ligne le 20 février 2011.

Shinichiro Sawa, Matthias Lochner, Naoko Satoh-Takayama, Sophie Dulauroy, Marion Bérard Melanie Kleinschek, Daniel Cua, James P. Di Santo and Gérard Eberl

Hors ligne anne

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Re : immunité des BB
« Réponse #2 le: 09 mars 2011 à 15:29:03 »
Microchimérisme fœtal : soi et non soi, finalement qui sommes-nous ?
Fetal microchimerism: Self and non-self, finally who are us?

 
http://www.em-consulte.com/article/282543
   

C. Boyon a, b, D. Vinatier b,
a FRE 3249 CNRS, cité scientifique, université Lille 1, 59650 Villeneuve d’Ascq, France
b Service de chirurgie gynécologique, hôpital Jeanne-de-Flandre, CHRU de Lille, 59037 Lille cedex, France

 Auteur correspondant.
   
Résumé

Durant la grossesse, des passages bidirectionnels de cellules nucléées sont observés entre la mère et son fœtus. Dans l’immédiat ces cellules fœtales passant chez la mère posent le problème de leur tolérance. Ces cellules fœtales, retrouvées parfois des décennies dans différents tissus après leur transfert, vont se nicher dans des sites privilégiés (home ) où elles seront l’abri des mécanismes de rejet.

Elles sortiront de leur niche sous l’action de stimuli encore incompris. Longtemps seuls des effets négatifs du microchimérisme fœtal avaient été retenus en particulier dans la pathogénie des maladies auto-immunes et certaines situations d’avortement à répétition. Mais l’attribution à ces cellules fœtales passées chez la mère d’effets bénéfiques comme la participation à la tolérance pendant la grossesse vis-à-vis du fœtus, l’élargissement du répertoire immunologique et antigénique, la transmission de certains caractères non acquis par des mécanismes génétiques classiques ; la réparation tissulaire et leur participation devraient encourager à les comprendre pour les utiliser en thérapeutiques. Les théories de l’évolution devront être réexaminées à la lumière de ces nouvelles connaissances qui élargissent les mécanismes de transmission des caractères puisqu’un individu par le biais des mécanismes de microchimérisme fœtal et maternel pourra posséder des allèles de ses ancêtres, de sa mère, de ses frères et sœurs aînés. Ce brassage cellulaire conduit à s’interroger sur la validité relative de la notion de soi et non soi, chère aux immunologistes.
   
Summary

For a long time, the conventional view was that the fetus and maternal vascular system are kept separate. In fact there is a two-way traffic of immune cells through the placenta and the transplacental passage of cells is in fact the norm. The fetal cells can persist in a wide range of woman’s tissue following a pregnancy or an abortion and she becomes a chimera. Fetal cells have been found in the maternal circulation and they were shown to persist for almost three decades in humans, thus demonstrating long-term engraftment and survival capabilities. Microchimerism is a subject of much interest for a number of reasons. Studies of fetal microchimerism during pregnancy may offer explanations for complications of pregnancy, such as preeclampsia, as well as insights into the pathogenesis of autoimmune disease which usually ameliorates during pregnancy. The impact that the persistence of allogenic cells of fetal origin and the maternal immunological response to them has on the mother’s health and whether it is detrimental or beneficial to the mother is still not clear. Although microchimerism has been implicated in some autoimmune diseases, fetal microchimerism is common in healthy individuals. On the beneficial side, it has been proposed that genetically disparate fetal microchimerism provides protection against some cancers, that fetal microchimerism can afford the mother new alleles of protection to some diseases she has not, that fetal microchimerism can enlarge the immunological repertoire of the mother improving her defense against aggressor. Fetal cells are often present at sites of maternal injury and may have an active role in the repair of maternal tissues.

Mots clés : Microchimérisme fœtal, Grossesse, Cancer, Tolérance, Soi et non soi

Keywords : Fetal microchimerism, Cancer, Tolerance, Pregnancy, Self, Non-self

Hors ligne anne

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Re : immunité des BB
« Réponse #3 le: 09 mars 2011 à 15:32:23 »
retrouvé l'article sur le microchimérisme..
Microchimérisme foetal :
état des connaissances et perspectives

http://forumlo.cjb.net/index.php?act=Attach&type=post&id=217310

Hors ligne anne

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Re : immunité des BB
« Réponse #4 le: 09 mars 2011 à 15:35:09 »
nous sommes passés d'un " modéle" dans lequel la mére était séparée du foetus par une barriere, et où chacun gardait son " quant à soi" à quelque chose de plus flou , avec interaction entre les 2, passage de cellules de l'un à l'autre..

le soi pur et dur n'exite plus.
certains bactéries du tube digestif sont considérées désormais comme faisant partie du " soi", car elles éduquent le systéme immunitaire

les frontiéres sont devenues mouvantes...
 :D

attention si vous cherchez des infos sur le micro chimérisme..
il y a pas mal d'articles " délirants" du genre " revelation sur des faits trop souvent cachés"

rien n'est caché dans ce cas..
ce sont des études longues, difficiles,
il faut avoir les moyens ( moyens physiques et matériels )  d'étudier ce phénoméne, voir inventer des moyens..

donc on ne peut pas du jour au lendemain dire " nous avons trouvé, c'est comme cela que cela se passe" et donner une réponse "binaire", facile ,du genre c'est noir ou c'est blanc.
il n y a pas de " vérité " absolue en science.


« Modifié: 09 mars 2011 à 19:27:05 par anne »