Auteur Sujet: des fossiles de virus dans l'ADN  (Lu 1138 fois)

Hors ligne anne

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des fossiles de virus dans l'ADN
« le: 05 décembre 2010 à 21:06:00 »

quoi ca ?  :D :D :D
on savait qu'il y avait des fossiles de virus dans l'ADN  ( je vous rebaptise cela la paléontovirologie de l'ADN )
certains sont encore "en vie "et produiraient des protéines de lutte contre les tumeurs ? ???

Présence de gènes fossiles (40-50 millions d'années) de parvovirus et de circovirus dans l'ADN des vertébrés

L'acide désoxyribonucléique humain (ou ADN), qui renferme la totalité de nos gènes, est également composé de contributions génétiques étrangères, telles que des gènes bactériens ou viraux. Ces virus, en infectant les cellules, peuvent s'intégrer de manière stable parmi les gènes de l'hôte. La présence de matériel génétique étranger peut même persister plusieurs années. L'intégration du génome viral dans celui de l'hôte est aléatoire et résulte majoritairement en une dégradation de l'état de santé de ce dernier en permettant au virus de persister dans l'organisme de manière chronique. Cependant, au cours de l'évolution, quelques protéines rétrovirales ont été décrites comme bénéfiques pour l'organisme infecté.

En conséquence, des chercheurs tentent de savoir quelles sont les séquences virales qui sont insérées dans les génomes de vertébrés durant l'évolution, comment cela a pu se produire et quelles pourraient être, pour l'hôte, les conséquences.

C'est ainsi qu'une équipe de recherche a procédé à une analyse systématique de 48 génomes de vertébrés pour rechercher les séquences relatives à tous les virus connus ayant des génomes ARN ou ADN simple brin. Ils ont ainsi découvert, dans 19 génomes, la présence de nombreux exemples de séquences apparentées aux familles de petits virus à ADN, les parvovirus et les circovirus, séquences qui se seraient intégrées il y a environ 40-50 millions d'années.

Certaines séquences de ces deux types de virus anciens ont conservé des cadres ouverts de lecture (ORF). On sait que ces derniers sont des séquence de nucléotides dans une molécule d'ADN pouvant potentiellement coder un peptide ou une protéine, aussi leur présence indique-t-elle qu'ils ont été soumis à une sélection positive et conservés parce qu'ils doivent avoir fourni un avantage sélectif au virus ou à l'hôte au cours du temps. Ceci est probable, pour l'hôte, étant donné que les protéines dérivées de certains ORF de ces familles virales ont la propriété de tuer les cellules tumorales de façon sélective

Référence - Vladimir A. Belyi, Arnold J. Levine, and Anna Marie Skalka. Sequences from Ancestral Single-Stranded DNA Viruses in Vertebrate Genomes: Parvoviridae and Circoviridae Are More than 40 to 50 Million Years Old. Journal of Virology, December 2010, p. 12458-12462, Vol. 84, No. 23.