Auteur Sujet: RIG la sentinelle dans nos cellules/ TLR/ immunité innée.  (Lu 3381 fois)

Hors ligne anne

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un résumé pour juste comprendre le concept général : les détails exacts sont dans le pdf francais ci dessous, avec schémas clair des cascades (simplifiées )
ceci explique comment l'interféron est produit.

toll like/ RIG/ immunité innée/ INF I /

Il y a deux moyens d'activer les défenses innées qui se mettent en route quelques minutes aprés une agression virale et aboutissent à la production d'interféron I : puissante cytokine antivirale :

-Les toll like recepteurs situés sur la membrane de certaines cellules de l'immunité ( en général )
-RIG-I : dans le cytoplasme de toutes les cellules.
Si pour une raison ou une autre ,les toll like n'ont pas pas été stimulés, par l'agent étranger, et que celui ci pénétre dans la cellule, il se retrouve face à une deuxiéme ligne de défense : RIG.

Que la réaction soit déclenchée par les toll like ou par RIG , elle aboutira à la production par la cellule de l'interféron I et de diverses protéines dont le but est de détruire le virus ( ou de l'empecher de se developper )
Il s'en suit une cascade de réactions diverses , menant à
- une amplification de la production d'interféron ( le mécanisme s'auto amplifie de lui meme,pour produire encore plus d'interféron )
-à la production de cytokines inflammatoire et
-à la production  de "défense locale intracellulaire" ( enzymes qui détruisent le virus )

La cellule met en attente ( en arrêt ) sa synthése de protéines ,
et se met à fabriquer des enzymes ( par ex : des ARN ases : dont le travail est de couper l'ARN viral )
( on peut imaginer une usine de casseroles qui stoppe la plupart de ses chaines, pour fabriquer des obus..)
Elle peut se mettre en mort cellulaire : apoptose : elle se suicide pour ne pas laisser le virus se multiplier

Auparavant, elle alerte ses voisines.Elle envoie des messages.

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http://www.jle.com/e-docs/00/04/3F/EA/vers_alt/VersionPDF.pdf

trés beau pdf de synthése, francais, avec beaux schémas.


L’entrée d’un pathogène dans un organisme provoque une réponse
immédiate innée conduisant dans la majorité des cas au contrôle de l’infection et à l’élimination du pathogène
.
L’immunité innée antivirale repose en grande partie sur la synthèse et la sécrétion des interférons de type I (IFN-a/b) par les cellules infectées, qui induisent un état antiviral dans les cellules environnantes.
La synthèse de ces IFN résulte de la reconnaissance de motifs viraux caractéristiques ou PAMP (pathogen-associated molecular patterns) par des récepteurs cellulaires membranaires (Toll-like receptors) ou cytoplasmiques (RIG-I-like helicases).
L’activation de ces récepteurs – regroupés sous le terme de PRR (pattern recognition receptors) – déclenche une cascade de signalisation dans la cellule entraînant l’activation d’IRF-3/7, d’AP1 et de NF-jB, principaux facteurs de transcription impliqués dans la production d’IFN-a/b et de cytokines pro inflammatoires.
 La liaison des IFN-a/b sur leur récepteur génère un signal d’activation qui est propagé dans la cellule via la voie Jak/STAT pour permettre l’expression de nombreuses protéines possédant une activité antivirale ou immunomodulatrice.
L’amplitude de la réponse antivirale déclenchée par l’IFN a contraint la quasi-totalité des virus à s’adapter en élaborant des stratégies d’échappement aussi diverses que sophistiquées.

Mots clés : virus, immunité innée, interféron, récepteur Toll-like, hélicases
RIG-I/MDA5



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http://pages.usherbrooke.ca/jrobin/

Progrès dans la compréhension du mécanisme d'action de RIG-1, petite sentinelle cellulaire à l'affût des virus

Contre les virus, nos cellules ne manquent pas de ressources : elles développent un arsenal de défense varié, et les stratégies de l'immunité sont multiples. Cette réalité est illustrée par la découverte, il y a quelque temps, de la voie hélicase-RIG-I de l'ARN qui joue un rôle essentiel dans la détection d'une infection virale imminente et transmet directement les signaux régulateurs déclenchant la réponse antivirale de l'hôte. Plus concrètement, au cours de l'infection, le virus déverse son génome dans le cytoplasme de la cellule hôte. Il va ensuite utiliser notre matériel cellulaire pour se développer.

 C'est ici, au cours de la transcription du génome viral (fabrication des ARN à partir du génome du virus), que les chercheurs ont établi qu'un petit ARN bicaténaire se formait et était reconnu par la protéine RIG-I grâce à une extrémité particulière qu'il possède et qui est composée de trois phosphates enchaînés, que ne possèdent pas les autres ARN cellulaires. La particularité de ce mécanisme est qu'il est peu spécifique : RIG-I peut ainsi reconnaître toute une famille de virus ou même n'importe quel ARN synthétique portant le fameux motif phosphate. RIG-I ne se préoccupe pas du reste de la séquence de l'ARN, qui peut être très variable d'un ARN à l'autre, mais uniquement du motif de trois phosphates.

Mais RIG ne reconnait pas l'ARN de la cellule, heureusement... Elle ne s'active que lorsqu'elle reconnait les 3 phosphates spécifiques du monde viral.
« Modifié: 21 février 2012 à 15:14:41 par anne »

Hors ligne anne

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Re : RIG la sentinelle dans nos cellules/ TRL/ immunité innée.
« Réponse #1 le: 23 janvier 2011 à 09:01:12 »
webster et coll
RIG one serait absente chez le poulet, alors qu'elle est identifiée chez le canard,ce qui pourrait expliquer la susceptibilité des poulets au virus H5N1

étude immunité innée, plus génétique ( trouver le gene de rig one chez le poulet / n'a pas été trouvé)


ainsi, RIG-I semble être absente de la séquence du génome de poulet provenant de la poule rouge de Jungle, qui ressemble au poulet ancestral...... snip
Ensemble, ces données suggèrent que les poulets peuvent avoir perdu RIG-I avant leur domestication
.



http://www.pnas.org/content/107/13/5913.full
Association of RIG-I with innate immunity of ducks to influenza

   1. Megan R. W. Barbera,
   2. Jerry R. Aldridge Jr.b,
   3. Robert G. Websterb,1, and
   4. Katharine E. Magora,1

Abstract

Ducks and wild waterfowl perpetuate all strains of influenza viruses in nature. In their natural host, influenza viruses typically cause asymptomatic infection and little pathology. Ducks are often resistant to influenza viruses capable of killing chickens. WHere, we show that the influenza virus sensor, RIG-I, is present in ducks and plays a role in clearing an influenza infection. we show evidence suggesting that RIG-I may be absent in chickens, providing a plausible explanation for their increased susceptibility to influenza viruses compared with ducks. RIG-I detects RNA ligands derived from uncapped viral transcripts and initiates the IFN response. In this study, we show that the chicken embryonic fibroblast cell line, DF-1, cannot respond to a RIG-I ligand. However, transfection of duck RIG-I into DF-1 cells rescues the detection of ligand and induces IFN-β promoter activity. Additionally, DF-1 cells expressing duck RIG-I have an augmented IFN response resulting in decreased influenza replication after challenge with either low or highly pathogenic avian influenza virus. Implicating RIG-I in the antiviral response to an infection in vivo, we found that RIG-I expression is induced 200 fold, early in an innate immune response in ducks challenged with the H5N1 virus A/Vietnam/1203/04. Finding this natural disease resistance gene in ducks opens the possibility of increasing influenza resistance through creation of a transgenic chicken.
« Modifié: 25 février 2011 à 15:08:30 par anne »