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FRANCE / Re : FRANCE: grippe 2017-18
« Dernier message par Joyce31 le 22 octobre 2017 à 07:58:21 »
Données recueillies les deux derniéres semaines en France métropolitaine.

Semaine 2017s41 - Activité faible
    201741 En France métropolitaine, la semaine dernière (2017s41), le taux d’incidence des cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale a été estimé à 21 cas pour 100 000 habitants (IC 95% [14 ; 28]).
    Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés ont été observés en : Grand Est (45 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [11 ; 79]), Bretagne (32, IC 95% [3 ; 61]) et Centre-Val de Loire (27, IC 95% [5 ; 49]).
    Les données Sentinelles sont intégrées dorénavant à un outil de détection des épidémies de grippe développé par Santé publique France couplant des informations issues de soins primaires et d’urgences hospitalières [2]. Pour la semaine du 09 au 15/10/17, aucune activité épidémique n’a été detectée.
    Bulletin grippe Santé publique France
    Plus d’information sur les méthodes statistiques utilisées

    [2] Pelat C. et al. Regional Influenza study group. Improving regional influenza surveillance through a combination of automated outbreak detection methods: the 2015/16 season in France. Euro Surveill. 2017;22(32):pii=30593.


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EPIDEMIES HUMAINES EN COURS / Re : Peste à Madagascar
« Dernier message par Joyce31 le 22 octobre 2017 à 07:50:43 »
Peste à Madagascar : le nombre des malades a doublé en une semaine

Peste à Madagascar : la barre des cent morts bientôt dépassée ?
80 morts de la peste


 Selon le ministère de la Santé publique, le dernier bilan fait état de 80 morts dans l’ensemble de l’île. Quant au nombre des cas, il a doublé en une semaine en passant de 400 à 899 malades. Tous les ans, Madagascar est sujette à des cas de peste périodique mais cette année, la maladie a affecté d’autres zones que celles habituelles.
 Depuis l’apparition de la peste vers fin aout, la capitale de l’île, Antananarivo enregistre près de 40 morts de la peste. Habituellement à la saison annuelle de la peste, les cas concernés présentent les symptômes de la peste bubonique transmise par la piqure de puce, vecteur de la maladie entre les rats et les humains. Mais cette année, une autre forme de la peste bien plus dangereuse a fait son apparition. Il s’agit de la peste pulmonaire qui se transmet d’homme à homme. Certes des aides ont été données à l’Etat malgache mais les hôpitaux sont saturés, le nombre de médecins insuffisant.
Quelques mesures anti-peste mises en place
 Face à cette épidémie, des mesures anti-peste ont été mises en place. Les rassemblements sont interdits et les écoles fermées pour éviter la propagation de la maladie. Jean-Benoît Manhes qui travaille pour l’Unicef depuis 15 ans est responsable et coordinateur des programmes de l’organisme dans la capitale malgache depuis maintenant un an et demi.

 Il s’est exprimé sur le cas de la peste à Madagascar en déclarant : "Ce qui est particulier, c’est que l’urgence sanitaire actuelle frappe un pays en urgence chronique. Car même dans une situation dite ’normale’, beaucoup de difficultés existent ici’’. Il a aussi ajouté ‘’l’état des services sociaux sur l’île est dramatique, en particulier depuis la crise politique de 2009 : 92% de la population vit sous le seuil de pauvreté, moins de la moitié a accès à une eau de qualité. L’accès aux soins est aussi extrêmement réduit, ce qui explique notamment une mortalité infantile élevée. La moitié des enfants, dont nous nous occupons particulièrement avec l’Unicef, sont malnutris et un sur trois n’achève pas son cycle scolaire de primaire. Bref, Madagascar est au quotidien en situation d’urgence’’.

(Source : nouvelobs.com)
http://www.linfo.re/ocean-indien/madagascar/728984-peste-a-madagascar-le-nombre-des-malades-a-double-en-une-semaine
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Biologie Fondamentale / Le virus de la grippe aviaire H7N9 est mortel et transmissible
« Dernier message par Joyce31 le 22 octobre 2017 à 07:43:57 »
... dans des modèles d’animaux
En utilisant des modèles d’animaux, les chercheurs que le H7N9, un nouveau virus de la grippe aviaire, est transmissible et potentiellement mortel dans les animaux. Dans des expériences, le virus H7N9 montre également une certaine résistance à des médicaments comme l’Oseltamivir.

 En 2013, un virus grippal, qui n’avait jamais été détecté, a commencé à circuler parmi les volailles en Chine. Il a provoqué plusieurs vagues d’infection humaine et à la fin de 2016, le nombre de personnes malades du virus H7N9 a soudainement commencé à augmenter. À la fin de juillet 2017, près de 1 600 personnes avaient été testées positives pour le virus aviaire H7N9. Près de 40 % des personnes infectées étaient mortes.

Au début de l’année 2017, Yoshihiro Kawaoka, professeur de sciences pathobiologiques à l’école de médecine vétérinaire de l’Université de Wisconsin-Madison, a reçu un échantillon de virus H7N9 isolé d’un patient en Chine décédé de la grippe. Le chercheur et son équipe ont ensuite commencé à travailler pour le caractériser et le comprendre. Le premier de ces résultats est publié dans Cell Host & Microbe.

Pour la première fois, Kawaoka affirme que son équipe a identifié une souche du virus de la grippe à la fois transmissible entre les furets (le meilleur modèle animal pour les infections grippales humaines) chez l’animal initialement infecté et chez les furets en bonne santé en contact étroit avec ces animaux infectés. C’est le premier cas d’un virus aviaire hautement pathogène qui se transmet entre les furets et les tue selon Kawaoka. Cela doit être une alarme pour la santé publique.

Dans le domaine de la grippe, les experts savaient que ce n’était qu’une question de temps avant que le virus devienne pathogène chez les poulets, c’est-à-dire qu’il est capable de provoquer la maladie, mais il lui a fallu quand même plusieurs années. Au début, il était difficile à détecter, car contrairement à d’autres virus de la grippe comme le H5N2, qui sont hautement mortels chez les poulets et qui ont provoqué d’importantes épidémies dans les fermes avicoles aux États-Unis et ailleurs en 2015, le virus aviaire H7N9 ne tue pas les poulets infectés.

À la place, le virus est resté discret en se transmettant du poulet à poulet et en infectant parfois les humains qui sont entrés en contact avec les volailles. Les virus de la grippe sont bien connus pour leur propension à s’adapter. Avec chaque nouvelle infection d’un hôte, de petits changements se produisent dans les génomes des virus de la grippe. Parfois, ces mutations surviennent dans des régions essentielles et elles entraînent des altérations importantes du virus initial ce qui le rend capable d’infecter de nouveaux hôtes en rendant ces derniers et en provoquant une maladie plus grave et plus résistante aux médicaments utilisés pour les traiter.

Kawaoka et son équipe ont l’observé dans l’échantillon isolé du patient décédé. Quand il était en vie, ce patient avait été traité avec l’Oseltamivir qui est un médicament contre la grippe. L’équipe de Kawaoka a découvert que le virus avait commencé à muter et l’échantillon contenait une population de virus H7N9 sensible à l’Oseltamivir et à une population résistante.

L’équipe a donc créé 2 virus virtuellement identiques par rapport à ceux du patient. Le premier qui était sensible à l’Oseltamivir et l’autre portant la mutation qui conférait une résistance au médicament. En comparant avec une version faiblement pathogène du virus H7N9 que Kawaoka et d’autres avaient étudiée auparavant, l’équipe a évalué la capacité de chaque virus à se développer dans les cellules respiratoires humaines qui est les zones de résidences de la plupart des virus de la grippe. Ils ont constaté que chacun s’est bien développé même si la souche résistante était moins efficace que les 2 autres.

L’équipe a également constaté que chaque virus infecte et provoque des maladies de la grippe à des degrés divers dans plusieurs modèles animaux pour les souris, les furets et les macaques. Pour vérifier si le virus était transmissible entre les mammifères, les chercheurs ont mis en place des expériences dans lesquelles les furets étaient logés seuls dans des cages individuelles séparées par une barrière permettant le passage des gouttelettes respiratoires d’une cage à l’autre. Dans chaque paire, un furet a été délibérément infecté par le virus tandis que l’autre a été placé dans la cage en bonne santé.

Chacun des 3 types de virus a été transmis des furets infectés aux animaux non infectés. 2 des 3 furets infectés par la souche non résistante de H7N9, la souche circulant actuellement en Chine, sont morts tout comme les animaux auxquels ils ont transmis le virus. Sans mutations supplémentaires, le virus a transmis et tué des furets selon Kawaoka en notant que de nouvelles modifications du virus pourraient ne pas être nécessaires pour en faire une menace potentielle pour la santé publique même si la transmission interhumaine est restée limitée.

L’équipe a également confirmé que le H7N9, résistant aux médicaments, ne répondait pas à l’oseltamivir. Mais il a réagi à un autre médicament appelé inhibiteur de protéase, mais Kawaoka a déclaré que c’est un médicament actuellement approuvé seulement au Japon et seulement pour une utilisation dans des situations de pandémie. Je ne veux pas provoquer d’alarme selon Kawaoka, mais ce n’est qu’une question de temps avant que le virus résistant n’ait une mutation qui lui permette de bien se développer (le rendant) plus susceptible d’être mortel.

Mais Kawaoka et son équipe sont actuellement incapables de mieux comprendre les mutations qui permettent cette transition, du moins aux États-Unis, où un moratoire existe sur des travaux qui pourraient amener un agent pathogène à prendre une nouvelle fonction non connue dans la nature. Nous ne pouvons pas faire les expériences pour découvrir les raisons de transmission du virus selon Kawaoka. Nous devons vraiment comprendre pourquoi H7N9 est mortel et transmissible et ce qui est différent dans ce H7N9 résistant. Si nous pouvions le déterminer, alors nous pourrions limiter les efforts à ceux qui sont létaux et transmissibles.

Le chercheur a récemment publié un commentaire dans PNAS qui a été co-écrit avec 2 collègues qui sont également des experts de la grippe dans lequel ils expliquent les obstacles du moratoire pour comprendre le potentiel du virus H7N9 à devenir pandémique. Les résultats des études (gain de fonction) aideraient certainement à comprendre le potentiel pandémique des virus grippaux et à produire des bénéfices pour la santé publique tels que la priorisation et le développement de vaccins prépandémiques et de médicaments antiviraux selon les auteurs. La recherche fondamentale (gain de fonction) sur la transmissibilité, la restriction de la gamme d’hôtes, la résistance aux médicaments, l’immunogénicité, la pathogénicité et la capacité réplicative bénéficierait également à la santé publique mondiale.

Le virus H7N9 est susceptible de continuer à muter, car il infecte les humains en entraînant des adaptations qui augmentent la pathogénicité ou la capacité de passer d’une personne à l’autre selon Kawaoka. En d’autres termes, la nature réalise déjà ses propres expériences de gain de fonction avec des conséquences potentiellement graves. Mais il est plus facile de détecter quand des volailles sont infectées par le virus H7N9 ce qui permet de limiter leur exposition.
https://actualite.housseniawriting.com/sante/2017/10/20/le-virus-de-la-grippe-aviaire-h7n9-est-mortel-et-transmissible-dans-des-modeles-danimaux/24471/
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Chine - Articles humains / Re : Chine : grippe aviaire H7N9
« Dernier message par gene le 20 octobre 2017 à 18:10:43 »
Le virus de la grippe aviaire H7N9 est mortel et transmissible dans des modèles d’animaux
Publié par : Jacqueline Charpentier  Publication : 20 octobre 2017Heure : 1:00
En utilisant des modèles d’animaux, les chercheurs que le H7N9, un nouveau virus de la grippe aviaire, est transmissible et potentiellement mortel dans les animaux. Dans des expériences, le virus H7N9 montre également une certaine résistance à des médicaments comme l’Oseltamivir.

 
En 2013, un virus grippal, qui n’avait jamais été détecté, a commencé à circuler parmi les volailles en Chine. Il a provoqué plusieurs vagues d’infection humaine et à la fin de 2016, le nombre de personnes malades du virus H7N9 a soudainement commencé à augmenter. À la fin de juillet 2017, près de 1 600 personnes avaient été testées positives pour le virus aviaire H7N9. Près de 40 % des personnes infectées étaient mortes.
Au début de l’année 2017, Yoshihiro Kawaoka, professeur de sciences pathobiologiques à l’école de médecine vétérinaire de l’Université de Wisconsin-Madison, a reçu un échantillon de virus H7N9 isolé d’un patient en Chine décédé de la grippe. Le chercheur et son équipe ont ensuite commencé à travailler pour le caractériser et le comprendre. Le premier de ces résultats est publié dans Cell Host & Microbe.
Pour la première fois, Kawaoka affirme que son équipe a identifié une souche du virus de la grippe à la fois transmissible entre les furets (le meilleur modèle animal pour les infections grippales humaines) chez l’animal initialement infecté et chez les furets en bonne santé en contact étroit avec ces animaux infectés. C’est le premier cas d’un virus aviaire hautement pathogène qui se transmet entre les furets et les tue selon Kawaoka. Cela doit être une alarme pour la santé publique.
Dans le domaine de la grippe, les experts savaient que ce n’était qu’une question de temps avant que le virus devienne pathogène chez les poulets, c’est-à-dire qu’il est capable de provoquer la maladie, mais il lui a fallu quand même plusieurs années. Au début, il était difficile à détecter, car contrairement à d’autres virus de la grippe comme le H5N2, qui sont hautement mortels chez les poulets et qui ont provoqué d’importantes épidémies dans les fermes avicoles aux États-Unis et ailleurs en 2015, le virus aviaire H7N9 ne tue pas les poulets infectés.
À la place, le virus est resté discret en se transmettant du poulet à poulet et en infectant parfois les humains qui sont entrés en contact avec les volailles. Les virus de la grippe sont bien connus pour leur propension à s’adapter. Avec chaque nouvelle infection d’un hôte, de petits changements se produisent dans les génomes des virus de la grippe. Parfois, ces mutations surviennent dans des régions essentielles et elles entraînent des altérations importantes du virus initial ce qui le rend capable d’infecter de nouveaux hôtes en rendant ces derniers et en provoquant une maladie plus grave et plus résistante aux médicaments utilisés pour les traiter.
Kawaoka et son équipe ont l’observé dans l’échantillon isolé du patient décédé. Quand il était en vie, ce patient avait été traité avec l’Oseltamivir qui est un médicament contre la grippe. L’équipe de Kawaoka a découvert que le virus avait commencé à muter et l’échantillon contenait une population de virus H7N9 sensible à l’Oseltamivir et à une population résistante.
L’équipe a donc créé 2 virus virtuellement identiques par rapport à ceux du patient. Le premier qui était sensible à l’Oseltamivir et l’autre portant la mutation qui conférait une résistance au médicament. En comparant avec une version faiblement pathogène du virus H7N9 que Kawaoka et d’autres avaient étudiée auparavant, l’équipe a évalué la capacité de chaque virus à se développer dans les cellules respiratoires humaines qui est les zones de résidences de la plupart des virus de la grippe. Ils ont constaté que chacun s’est bien développé même si la souche résistante était moins efficace que les 2 autres.
L’équipe a également constaté que chaque virus infecte et provoque des maladies de la grippe à des degrés divers dans plusieurs modèles animaux pour les souris, les furets et les macaques. Pour vérifier si le virus était transmissible entre les mammifères, les chercheurs ont mis en place des expériences dans lesquelles les furets étaient logés seuls dans des cages individuelles séparées par une barrière permettant le passage des gouttelettes respiratoires d’une cage à l’autre. Dans chaque paire, un furet a été délibérément infecté par le virus tandis que l’autre a été placé dans la cage en bonne santé.
Chacun des 3 types de virus a été transmis des furets infectés aux animaux non infectés. 2 des 3 furets infectés par la souche non résistante de H7N9, la souche circulant actuellement en Chine, sont morts tout comme les animaux auxquels ils ont transmis le virus. Sans mutations supplémentaires, le virus a transmis et tué des furets selon Kawaoka en notant que de nouvelles modifications du virus pourraient ne pas être nécessaires pour en faire une menace potentielle pour la santé publique même si la transmission interhumaine est restée limitée.
L’équipe a également confirmé que le H7N9, résistant aux médicaments, ne répondait pas à l’oseltamivir. Mais il a réagi à un autre médicament appelé inhibiteur de protéase, mais Kawaoka a déclaré que c’est un médicament actuellement approuvé seulement au Japon et seulement pour une utilisation dans des situations de pandémie. Je ne veux pas provoquer d’alarme selon Kawaoka, mais ce n’est qu’une question de temps avant que le virus résistant n’ait une mutation qui lui permette de bien se développer (le rendant) plus susceptible d’être mortel.
Mais Kawaoka et son équipe sont actuellement incapables de mieux comprendre les mutations qui permettent cette transition, du moins aux États-Unis, où un moratoire existe sur des travaux qui pourraient amener un agent pathogène à prendre une nouvelle fonction non connue dans la nature. Nous ne pouvons pas faire les expériences pour découvrir les raisons de transmission du virus selon Kawaoka. Nous devons vraiment comprendre pourquoi H7N9 est mortel et transmissible et ce qui est différent dans ce H7N9 résistant. Si nous pouvions le déterminer, alors nous pourrions limiter les efforts à ceux qui sont létaux et transmissibles.
Le chercheur a récemment publié un commentaire dans PNAS qui a été co-écrit avec 2 collègues qui sont également des experts de la grippe dans lequel ils expliquent les obstacles du moratoire pour comprendre le potentiel du virus H7N9 à devenir pandémique. Les résultats des études (gain de fonction) aideraient certainement à comprendre le potentiel pandémique des virus grippaux et à produire des bénéfices pour la santé publique tels que la priorisation et le développement de vaccins prépandémiques et de médicaments antiviraux selon les auteurs. La recherche fondamentale (gain de fonction) sur la transmissibilité, la restriction de la gamme d’hôtes, la résistance aux médicaments, l’immunogénicité, la pathogénicité et la capacité réplicative bénéficierait également à la santé publique mondiale.
Le virus H7N9 est susceptible de continuer à muter, car il infecte les humains en entraînant des adaptations qui augmentent la pathogénicité ou la capacité de passer d’une personne à l’autre selon Kawaoka. En d’autres termes, la nature réalise déjà ses propres expériences de gain de fonction avec des conséquences potentiellement graves. Mais il est plus facile de détecter quand des volailles sont infectées par le virus H7N9 ce qui permet de limiter leur exposition.

https://actualite.housseniawriting.com/sante/2017/10/20/le-virus-de-la-grippe-aviaire-h7n9-est-mortel-et-transmissible-dans-des-modeles-danimaux/24471/
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Europe - Articles animaux H5N8 / Re : France H5N8, premier cas
« Dernier message par jsp le 19 octobre 2017 à 17:50:23 »
La situation de l'influenza aviaire en Europe et plus particulièrement en Suisse ont conduit le ministère chargé de l'agriculture, après avis de l'ANSES, à relever à "modéré" le niveau de risque épizootique de l'influenza aviaire sur l'ensemble des communes des départements de l'Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie (arrêté du 11 octobre 2017 qualifiant le niveau de risque en matière d'influenza aviaire hautement pathogène).
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POSTS A TRIER H5N1 / Avis aux visiteurs!
« Dernier message par Joyce31 le 19 octobre 2017 à 08:29:58 »
Ce forum qui vous donne beaucoup d'informations très intéressantes ne vient pas par magie...

Il faut régler, en NOVEMBRE, dernier carat!  :)

Un petit don ferait du bien à l'administrateur... sinon, le forum disparait...


Merci pour votre petit effort!
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Autres / Re : LYME
« Dernier message par Joyce31 le 19 octobre 2017 à 08:25:30 »
Augmentation du nombre de cas d’encéphalite à tiques en Suisse
Auteur : Jacques MORVAN

Selon un rapport du Bureau fédéral de la santé de Suisse le nombre de personnes ayant contracté une méningite par piqûres de tiques est en augmentation. Depuis le début de l'année, 214 personnes ont contracté la maladie virale, dont deux décès liés, nombre plus élevé que pendant les 10 années précédentes.

L'encéphalite à tiques ou méningoencéphalite à tique est une encéphalite virale due à un arbovirus de la famille des Flaviviridae, le TBEV (Tick Borne Encephalitis Virus). La transmission est presque exclusivement vectorielle et presque toujours transmise par des tiques, et notamment en Europe par Ixodes ricinus, ou moins souvent par ingestion de lait et produits laitiers non pasteurisés.

La vaccination contre l'encéphalite à tiques est parfois recommandée pour des séjours, en période estivale (mai à octobre), en zone rurale ou forestière. L'aire d'endémie se situe de l'est de la France (Vosges), jusqu'en Chine. La maladie évolue par foyers plus ou moins importants. L'indication doit être discutée au cours d'une consultation de médecine des voyages avant le départ.

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :
Rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides.
Préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées).
Traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide.
Protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET.

En fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible. Il faut extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler. Il faut éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

La vaccination contre l'encéphalite à tiques est recommandée pour tous les voyageurs séjournant en zone rurale ou forestière d'endémie en Europe centrale, orientale et septentrionale, du printemps à l'automne.

Trois injections à M0, entre M1 et M3 puis entre M5 et M12 ;
Le 1er rappel dans les 5 ans suivant la 3ème dose (3 ans pour les voyageurs âgés de plus de 60 ans).
Il existe une présentation pédiatrique, administrée selon le même schéma à partir de l'âge de 1 an.

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites Mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.

En cas de fièvre, de rougeur de la peau ou d'autres symptômes nouveaux après une piqûre de tique, consulter rapidement un médecin.

Source : Promed.

Vaccins : ENCEPUR TICOVAC ADULTES TICOVAC ENFANTS

Référence principale :

    www.promedmail.org
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ASIE - HUMAINS / Re : Indonésie :H5N1 en 2017
« Dernier message par gene le 18 octobre 2017 à 13:15:25 »
Cas humain de grippe à virus A(H5N1) à Bali en Indonésie Médecine des voyages
 Publié le 17 oct. 2017 à 09h05
Auteur : Jacques MORVAN
En Indonésie, selon le ministère de la Santé, une épidémie de grippe aviaire à virus A(H5N1) est confirmée à Bali.
À ce jour 5 cas suspects humains ont été identifiés et sont en attente de confirmation de laboratoire.
Un cas biologiquement confirmé a été notifié sur l'île de Nusa Penida dans la province de Bali. C'est le premier cas confirmé de grippe à virus A(H5N1) chez l'homme à Bali en 2017. Une enquête épidémiologique est en cours.
Source : Promed

https://www.mesvaccins.net/web/news/11453-cas-humain-de-grippe-a-virus-a-h5n1-a-bali-en-indonesie
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FRANCE / Re : FRANCE: grippe 2017-18
« Dernier message par Joyce31 le 13 octobre 2017 à 08:42:46 »
Données recueillies les deux derniéres semaines en France métropolitaine.

Semaine 2017s40 - Activité faible
    201740 Surveillance clinique : en France métropolitaine, la semaine dernière (2017s40), le taux d’incidence des cas de syndromes grippaux vus en consultation de médecine générale a été estimé à 24 cas pour 100 000 habitants (IC 95% [15 ; 33]).
    Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés ont été observés en : Bretagne (37 cas pour 100 000 habitants, IC 95% [0 ; 76]), Auvergne-Rhône-Alpes (34, IC 95% [9 ; 59]), Bourgogne-Franche-Comté (34, IC 95% [0 ; 69]) et Corse (32, IC 95% [0 ; 68]).
    Les données Sentinelles sont intégrées dorénavant à un outil de détection des épidémies de grippe développé par Santé publique France couplant des informations issues de soins primaires et d’urgences hospitalières [2]. Pour la semaine du 02 au 08/10/17, aucune activité épidémique n’a été detectée.
    Bulletin grippe Santé publique France
    Plus d’information sur les méthodes statistiques utilisées

    [2] Pelat C. et al. Regional Influenza study group. Improving regional influenza surveillance through a combination of automated outbreak detection methods: the 2015/16 season in France. Euro Surveill. 2017;22(32):pii=30593.


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EPIDEMIES HUMAINES EN COURS / Re : Choléra au Yémen
« Dernier message par gene le 12 octobre 2017 à 16:45:13 »
L'épidémie de choléra au Yémen est la plus grave de l'histoire, alors que le millionième cas menace
Les experts prédisent une épidémie de choléra qui se propage le plus rapidement depuis que les dossiers ont commencé toucheront au moins 1 million de personnes au tournant de l'année, dont au moins 600 000 enfants

Kate Lyons
Jeudi 12 octobre 2017 15.34 BST Dernière modification le jeudi 12 octobre 2017 15.37 BST

L'épidémie de choléra au Yémen est devenue l'épidémie la plus grave et la plus rapide de la maladie dans l'histoire moderne, avec un million de cas attendus d'ici la fin de l'année et au moins 600 000 enfants susceptibles d'être touchés.

L'Organisation mondiale de la santé a signalé plus de 815 000 cas suspects de la maladie au Yémen et 2 156 décès. Environ 4 000 cas suspects sont signalés quotidiennement, dont plus de la moitié sont des enfants de moins de cinq ans, qui représentent un quart de tous les cas.


Yémen: l'aide n'offre «qu'un espoir de survie» dans l'épidémie de choléra, selon Priti Patel

La propagation de l'épidémie, qui a rapidement dépassé Haïti comme étant la plus grande depuis le début des registres modernes en 1949, a été exacerbée par la faim et la malnutrition. Bien qu'il y ait eu 815 000 cas de choléra en Haïti entre 2010 et 2017, le Yémen a dépassé ce nombre en seulement six mois.

Save the Children a averti qu'au rythme actuel d'infection, le nombre de cas atteindra sept chiffres avant le début de l'année, dont 60% concerneront des enfants. En juillet, le Comité international de la Croix-Rouge a prédit qu'il y aurait 600 000 cas suspects de choléra dans le pays d'ici la fin de l'année.

Tamer Kirolos, directeur de Save the Children pour le Yémen, a déclaré que cette ampleur et cette rapidité sont «ce que l'on obtient quand un pays est mis à genoux par le conflit, quand un système de santé est au bord de l'effondrement, quand ses enfants sont affamé, et quand ses gens sont bloqués d'obtenir le traitement médical dont ils ont besoin ".

Kirolos a déclaré: "Il ne fait aucun doute que c'est une crise provoquée par l'homme. Le choléra ne fait qu'augmenter la tête lorsqu'il y a une panne complète et totale de l'assainissement. Toutes les parties au conflit doivent assumer la responsabilité de l'urgence sanitaire dans laquelle nous nous trouvons. "

Plus de deux ans de combats entre la coalition dirigée par les Saoudiens et les rebelles houthis ont paralysé le pays, entraînant de nombreux déplacements internes, l'effondrement du système de santé publique et laissant des millions de personnes au bord de la famine.

Quand je vois une mère perdre son bébé à cause du choléra, ça me met tellement en colère
Dr Mariam Aldogani, Save the Children
La crise a été exacerbée lorsque les travailleurs de l'assainissement dont les salaires n'avaient pas été payés se sont mis en grève. Cela signifiait que les ordures étaient laissées dans les rues, lesquelles étaient ensuite jetées dans l'approvisionnement en eau. On estime que 19,3 millions de Yéménites, soit plus des deux tiers de la population, n'ont pas accès à l'eau potable et à l'assainissement.

Le gouvernement a cessé de financer le département de santé publique en 2016, ce qui signifie que de nombreux médecins et employés hospitaliers n'ont pas reçu de salaires depuis plus d'un an. Les soins de santé ont été fournis principalement par des organisations internationales dont les efforts ont été entravés par le conflit.

La propagation de la maladie a néanmoins ralenti. Au début de l'épidémie la plus récente, en mai de cette année, entre 5 000 et 6 000 nouveaux cas ont été détectés quotidiennement. Ce taux est tombé à un peu moins de 4 000 par jour. Le taux de mortalité a également diminué, passant de 1% au début de l'épidémie à 0,26% maintenant.

"Quel que soit le déclin que nous voyons maintenant, c'est grâce aux efforts héroïques des travailleurs sur les lieux", a déclaré Sherin Varkey, le représentant officiel de l'Unicef ​​Yémen.

Varkey a déclaré que la situation ne serait pas résolue tant qu'il n'y aurait pas de paix dans le pays.

"Il n'y a pas de signaux qui nous donnent une raison d'être optimiste. Nous savons que les deux parties au conflit continuent leur mépris flagrant des droits des enfants ", a-t-il dit. "Nous sommes à une falaise et nous regardons vers le bas et il est sans fond. Il semble n'y avoir aucun espoir. "it

Comme il est dit au dessus la guerre se poursuit dans ce pays et les conditions sanitaires se sont très fortement détériorées . Avant cette guerre je connaissais des personnes qui travaillaient dans ce pays . Le niveau de vie était correct ce qui n'est plus le cas maintenant .

https://www.theguardian.com/global-development/2017/oct/12/yemen-cholera-outbreak-worst-in-history-1-million-cases-by-end-of-year

Yemen's cholera outbreak now the worst in history as millionth case looms
Experts predict fastest-spreading cholera epidemic since records began will affect at least 1 million people by turn of year, including at least 600,000 children
 A mother sits with her sons while they are treated at a cholera centre in Sana’a, the capital of Yemen

Kate Lyons
Thursday 12 October 2017 15.34 BST Last modified on Thursday 12 October 2017 15.37 BST

The cholera epidemic in Yemen has become the largest and fastest-spreading outbreak of the disease in modern history, with a million cases expected by the end of the year and at least 600,000 children likely to be affected.

The World Health Organization has reported more than 815,000 suspected cases of the disease in Yemen and 2,156 deaths. About 4,000 suspected cases are being reported daily, more than half of which are among children under five, who account for a quarter of all cases.


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The spread of the outbreak, which has quickly surpassed Haiti as the biggest since modern records began in 1949, has been exacerbated by hunger and malnutrition. While there were 815,000 cases of cholera in Haiti between 2010 and 2017, Yemen has exceeded that number in just six months.

Save the Children has warned that, at the current rate of infection, the number of cases will reach seven figures before the turn of the year, 60% of which will be among children. In July, the International Committee of the Red Cross predicted there would be 600,000 suspected cholera cases in the country by the end of the year.

Tamer Kirolos, Save the Children’s country director for Yemen, said an outbreak of this scale and speed is “what you get when a country is brought to its knees by conflict, when a healthcare system is on the brink of collapse, when its children are starving, and when its people are blocked from getting the medical treatment they need”.

Kirolos said: “There’s no doubt this is a man-made crisis. Cholera only rears its head when there’s a complete and total breakdown in sanitation. All parties to the conflict must take responsibility for the health emergency we find ourselves in.”

More than two years of fighting between the Saudi-led coalition and Houthi rebels has crippled the country, causing widespread internal displacement, the collapse of the public health system, and leaving millions on the brink of famine.

When I see a mother lose her baby because of cholera, it makes me so angry
Dr Mariam Aldogani, Save the Children
The crisis was exacerbated when sanitation workers whose salaries had gone unpaid went on strike. This meant garbage was left on the streets, which was then washed into the water supply. It is estimated that 19.3 million Yemenis – more than two-thirds of the population – do not have access to clean water and sanitation.

The government stopped funding the public health department in 2016, meaning many doctors and hospital staff have not received salaries for more than a year. Healthcare has since been provided mainly by international organisations, the efforts of whom have been hampered by the conflict.

The spread of the disease has nonetheless slowed. At the beginning of the most recent outbreak, in May this year, between 5,000 and 6,000 new cases were detected daily. That rate has since dropped to just under 4,000 a day. The mortality rate has also declined, from 1% at the beginning of the outbreak to 0.26% now.

“Whatever decline we’re seeing now is due to the heroic efforts of workers at the scene,” said Sherin Varkey, the officiating representative of Unicef Yemen.

Varkey said the situation would not be solved until there was peace in the country.

“There are no signals that give us any reason for optimism. We know that both parties to the conflict are continuing with their blatant disregard of the rights of children,” he said. “We’re at a cliff and we’re staring down and it is bottomless. There seems to be no hope.”
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