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Titre: Afrique: L'étude des mesures prises pour maîtriser une pandémie
Posté par: gene le 15 décembre 2006 à 22:41:48
Afrique: L'étude des mesures prises pour maîtriser une pandémie

United States Department of State (Washington, DC)

14 Décembre 2006
Publié sur le web le 15 Décembre 2006

Charlene Porterrédactrice De L'usinfo
Washington, DC

L'Institut de médecine se penche sur les avantages et les coûts d'éventuelles interventions des autorités locales pour empêcher la propagation d'une épidémie de grippe.

- De l'avis d'une prestigieuse organisation scientifique indépendante des États-Unis, l'Institut de médecine (Institute of Medicine, IOM), une stratégie consistant à fermer les écoles et les lieux de travail au cas où une grave épidémie de grippe frapperait une agglomération n'est peut-être pas appropriée et une telle intervention ne serait pas aussi efficace qu'on ne le pense lorsqu'il s'agit de ralentir la propagation de la maladie.
   
Depuis deux ans, les responsables internationaux de la santé concentrent leur attention sur le virus H5N1 de la grippe aviaire, hautement pathogène, pour vérifier si ce virus ne serait pas capable de déclencher une vaste pandémie de grippe chez l'homme qui, rivalisant les grandes pandémies du passé qui ont tué des dizaines de millions de personnes, n'épargnerait aucun pays.

Du fait que le virus H5N1 de la grippe aviaire a causé la mort ou l'abattage de millions d'oiseaux et de volailles dans une cinquantaine de pays et contaminé des êtres humains dans dix nations, les gouvernements se penchent sur les meilleures façons d'agir au cas où se déclarerait une maladie fortement contagieuse qui toucherait une grande partie de la population et ferait de nombreux morts, entraînant dans son sillage la possibilité d'une instabilité tant économique que sociale.

Lors de la pandémie de grippe qui frappa les États-Unis en 1918, dans l'espoir que leurs mesures isoleraient les gens malades des gens bien portants et limiteraient la propagation de la malade, certains responsables municipaux prirent la décision de minimiser les contacts sociaux, fermant des écoles et des théâtres et interdisant les services religieux et les réunions au niveau local.

L'IOM, organisation non gouvernementale privée qui se livre souvent à des études pour le compte du gouvernement fédéral et qui fait partie de l'Académie nationale des sciences, s'est penché sur la façon dont de telles mesures avaient été appliquées par le passé, ainsi que sur des modèles théoriques prévoyant les conséquences de la mise en Å"uvre de telles mesures et les données scientifiques relatives à l'efficacité de ce genre de mesures.

Le 12 décembre, il a rendu public son rapport, qui n'est pas concluant, et recommandé un complément d'études, rappelant que des mesures qui sembleraient découler du bon sens pourraient avoir des conséquences inattendues.

La constitution de réserves de médicaments antiviraux, une mesure appropriée préconisée pour se préparer à une pandémie, semblait être une bonne idée, mais le rapport de l'IOM soulève des questions à propos de l'énormité des coûts qui pourraient être attachés à une telle mesure ainsi qu'à propos du caractère adéquat de telles réserves.

Les auteurs du rapport mettent également vivement en garde contre la possibilité d'une atteinte aux droits des personnes lors des initiatives mises en Å"uvre par une collectivité afin de juguler la propagation d'une pandémie.

« Si l'on peut souvent justifier les coûts que doivent supporter les individus, il faut veiller à ce que des sacrifices individuels ne soient imposés que lorsqu'ils s'avèrent nécessaires pour protéger la santé publique. Dans le cas d'une épidémie, alors que la crainte imminente d'une morbidité et d'une mortalité importantes pourrait conduire à la prise de décisions inappropriées, il est particulièrement important de faire la part des choses entre leurs avantages et leurs inconvénients », soulignent-ils.

Les spécialistes de l'IOM ont aussi étudié les évaluations faites auparavant des mesures prises par diverses collectivités des États-Unis alors qu'une pandémie de grippe mortelle se répandait dans le pays en 1918 et en 1919.

« Les interventions des collectivités locales ont peut-être réussi à faire baisser le taux de mortalité, et la mise en Å"uvre rapide de mesures a eu pour résultat une courbe plus plate en ce qui concerne la propagation de l'épidémie », expliquent-ils, précisant cependant que certaines villes qui avaient appliqué à la lettre les stratégies recommandées ont tout de même connu de graves épidémies.

 
Ces spécialistes recommandent de préparer d'autres modèles théoriques des possibilités d'intervention des collectivités locales et de prendre en compte un plus grand nombre d'éventuels effets de ces interventions qu'on ne l'a fait jusqu'ici.

Alors même que ces travaux avancent, le gouvernement Bush a adopté un plan en vue de se préparer à la pandémie et exhorté les États fédérés et les collectivités locales, ainsi que le secteur privé, à mettre au point des plans visant à faire face à une maladie qui toucherait de nombreuses personnes.

Les États-Unis figurent parmi les pays qui contribuent le plus aux initiatives internationales visant à aider les pays en développement à mieux se préparer à une pandémie et ont déjà fourni à ce titre plus de 430 millions de dollars

http://fr.allafrica.com/stories/200612150296.html