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VIRUS H5N1 => Europe => EUROPE - INFORMATIONS GENERALES => Discussion démarrée par: gérarddesaintmars le 11 décembre 2006 à 07:03:59

Titre: France : les Français prennent la grippe au sérieux...
Posté par: gérarddesaintmars le 11 décembre 2006 à 07:03:59
Source : http://www.lesechos.fr/info/metiers/4510402.htm
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Les Français prennent la grippe au sérieux
[ 11/12/06 ]

Une enquête montre que les Français consultent rapidement leur médecin en cas de menace grippale. A l'inverse, les Anglais préfèrent l'automédication.
 
Les Français restent les plus prudents des Européens : dès les premiers symptômes, ils courent chez le médecin.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À BÂLE.
La grippe, moi je la traite par le mépris ! » Qui n'a pas entendu cet adage apparemment frappé au coin du bon sens ? En réalité, les réactions des malades face au virus de la grippe hivernale varient considérablement selon les pays. Quand, à l'entrée de l'hiver, les Français ressentent les premiers frissons révélateurs d'une attaque virale, ils se précipitent dans 72 % des cas chez le médecin. A l'opposé, les Britanniques soumis à la même épreuve restent de marbre. Seulement un quart d'entre eux se rendent chez le médecin, 28 % filent à la pharmacie du coin pour demander conseil et 38 % vont piocher dans l'armoire familiale. Entre les réactifs et les flegmatiques, on trouve tous les cas de figure. Les Allemands et les Espagnols sont assez proches des Français et les Américains sont à mi-chemin.

Défenseurs de l'automédication (payante) et partisans de la prescription médicale (en général remboursée) ont un point commun : ils savent qu'il faut tenter une manoeuvre de défense. « Dans près de 90 % des cas, les consommateurs décident d'entamer une action médicale dès l'apparition des premiers symptômes », indique le médecin britannique Rob Hicks, qui a coordonné cette enquête menée auprès de 3.500 personnes dans six grands pays industrialisés (Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie et Etats-Unis). Dans plus de la moitié des cas, les patients visent deux objectifs raisonnablement ambitieux : réduire la durée de la maladie au minimum et éviter les complications. Près de 40 % d'entre eux réclament un traitement spécifique (dont ils ont entendu parler) et 37 % font preuve d'un bel altruisme : ils déclarent se soigner pour ne pas contaminer leur environnement familial ou professionnel.

Une menace pandémique
L'enquête révèle aussi le niveau de connaissance des citoyens des pays. Près de la moitié attendent au moins deux jours avant de se décider à visiter la salle d'attende bondée d'un cabinet médical. Mais à ce stade de la maladie, le virus a entamé son cycle de réplication infernal dans les cellules épithéliales du système respiratoire. Résultat : les traitements existants ont pratiquement perdu toute efficacité. « Au-delà de deux jours, on ne peut plus faire grand-chose », admet Werner Lange, directeur du centre de surveillance allemand de la grippe. Récemment, le laboratoire pharmaceutique suisse Roche a réuni quelques-uns de ces experts à Bâle. Objectif : mesurer le niveau de connaissance de l'infection chez l'homme de la rue et comprendre les motivations des malades.

Le producteur du célèbre Tamiflu espère ainsi booster les ventes de son médicament antiviral devenu célèbre depuis l'arrivée de l'épidémie de grippe aviaire. En prévision d'une éventuelle pandémie, le bâlois a décuplé ses capacités de production. Il se déclare aujourd'hui capable de fabriquer près de 400 millions de traitements (environ 4 milliards de capsules). Le spectre de la pandémie s'étant semble-t-il éloigné (au moins pour cet hiver), le laboratoire suisse cherche assez à sensibiliser les Européens aux dangers de la grippe saisonnière. « La grippe hivernale n'est pas une maladie bénigne. Tous les ans, elle provoque 500.000 morts dans le monde », justifie Eugene Tierney, responsable de la division virologie chez Roche. En fait, la menace pandémique brandie par de nombreux experts de la maladie mais non avérée à ce jour a décrédibilisé cet argument. Résultat : une majorité de personnes continuent de penser que la grippe « n'est qu'un mauvais moment à passer qui se soigne en une semaine en restant au fond de son lit avec de l'aspirine et quelques grogs ».

Une chose est sûre : de toutes les épidémies qui touchent régulièrement les pays riches, la grippe est la mieux surveillée. Le réseau européen EISS (European Influenza Surveillance Scheme) regroupe près de 13.500 médecins généralistes qui sont les premiers à être en contact avec les malades. Ces sentinelles fournissent des informations à leurs centres régionaux ou nationaux. Dès l'arrivée des premiers frimas, près de 480 millions d'Européens sont ainsi mis sur écoute virale. Le système est bien rodé. Les données sont collectées en début de chaque semaine, centralisées et analysées. Un bulletin hebdomadaire (publié sur Internet) permet de suivre en temps réel l'évolution de la maladie sur le Vieux Continent. Pour des raisons inconnues, l'épidémie se propage toujours dans le même sens. La France et l'Espagne sont les premières touchées. Puis le virus passe le Rhin et attaque l'Allemagne, le Benelux et la Scandinavie. Au terme d'une campagne qui dure entre six et quinze semaines, il s'épuise et disparaît. « Le réseau de surveillance est indispensable. Il permet d'identifier la souche en circulation, de connaître sa virulence, de suivre l'évolution de l'épidémie et de prévoir son ampleur » indique le professeur Koos van der Velden, président de l'EISS.

Comment faire prendre conscience du danger de la grippe sans produire une information trop anxiogène dont l'effet serait sans doute contre-productif ? « Pendant des années, on a dit aux Anglais qu'en cas de grippe il suffisait de rester tranquillement chez soi », remarque Rob Hicks. La même méconnaissance se retrouve pour le vaccin qui reste perçu comme un « traitement réservé au troisième âge » dans de nombreux pays. « Le gouvernement britannique envisage de baisser l'âge de remboursement de la vaccination à 50 ans au lieu de 65 ans aactuellement. » La protection imparfaite du vaccin (parfois inférieure à 60 % chez les personnes âgées) a également terni l'image de cette solution. « De nombreuses personnes qui se sont vaccinées dans le passé ont tout de même attrapé la maladie. Ceux-là ne croient plus à la vaccination. De toute façon, il existe une confusion entre traitement curatif et vaccin préventif », conclut le médecin britannique.

ALAIN PEREZ
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Titre: Re : France : les Français prennent la grippe au sérieux...
Posté par: anne le 11 décembre 2006 à 15:15:26
le probleme en cas de grippe pandemique est que les francais vont devoir etre plus flegmatiques , à l'instar de nos voisins anglais car :
les hopitaux seront fermés a ce qui n'est pas une grippe : ne seront accueuillies que les  pathologies urgentes engageant le pronotic vital à une semaine
les cabinets medicaux devraient etre fermés, si l'on suit la meme logique
.

tout ce qui n'est pas urgent devra etre reporté et les specialistes redispatchés.

le pbe ensuite, avec une population soignante decimée, sera de " dealer"  avec la periode "post pandemique" et faire au mieux.( ce a quoi sont en train de refflechir les medecins de TORONTO  qui furent confrontés au SRAS qui n'etait du qu'à un petit virus de niveau 2 )