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VIRUS H5N1 => Europe => EUROPE - INFORMATIONS GENERALES => Discussion démarrée par: shl78 le 17 novembre 2006 à 05:35:03

Titre: Journal 20mn : La grippe aviaire menace toujours
Posté par: shl78 le 17 novembre 2006 à 05:35:03
La grippe aviaire menace toujours

 
20Minutes.fr | 16.11.06 | 10h57


Le spectre d’une pandémie de grippe aviaire rôde toujours. Des mutations génétiques pourraient permettre aux virus aviaires H5N1, qui les possèderaient, d'infecter plus facilement les cellules humaines, selon l’étude d’une équipe internationale de chercheurs publiée jeudi par la revue scientifique Nature.

Jusqu’à présent, dans les rares cas où ils sont transmis de l'oiseau à l'homme, les virus H5N1 ne peuvent se multiplier efficacement que dans des cellules situées au plus profond de l'appareil respiratoire - où l'homme possède suffisamment de récepteurs adaptés (alpha2,3) au virus aviaire - et ne peuvent donc pas se transmettre via la toux.

Les chercheurs ont toutefois essayé de comprendre quelles mutations seraient nécessaires pour que différentes souches de virus H5N1 deviennent capables de se lier aux mêmes types de récepteurs (alpha2,6) que les virus de la grippe saisonnière humaine - situés en haut de l'appareil respiratoire.

Pour les identifier, ils ont examiné des virus H5N1 trouvés au Vietnam et en Thaïlande déjà capables de se fixer sur ce type de récepteur. Ils ont constaté deux mutations génétiques sur l'hémagglutinine (la protéine "H" du H5N1), qui facilitent l'entrée du virus dans les cellules situées en haut de l'appareil respiratoire de l'homme.

Les chercheurs reconnaissent cependant que des mutations sur d'autres protéines que l'hémagglutinine pourraient être nécessaires pour faire du virus aviaire H5N1 un agent pandémique efficace. Par ailleurs, comme l’avaient souligné plusieurs spécialistes lors d'un congrès en juin à Paris, la capacité du virus aviaire à se multiplier et se propager ne dépend pas seulement du type de récepteurs auxquels il peut se lier dans le corps humain. Une température élevée est également nécessaire. Or, comme l’avait noté Sylvie van de Werf (Institut Pasteur), la température du corps est plus basse à proximité de la gorge qu'au fond des poumons.
 

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