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VIRUS H5N1 => EUROPE - ANIMAUX => Europe => France - Articles animaux => Discussion démarrée par: niceam le 27 octobre 2006 à 08:31:01

Titre: FRANCE les ventes de volailles sont bien reparties
Posté par: niceam le 27 octobre 2006 à 08:31:01
http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20061025.FIG000000110_la_volaille_francaise_veutoublier_lagrippe_aviaire.html
 

La filière a perdu 300 millions d'euros en 2006. Le redressement des ventes de poulet laisse augurer d'une sortie de crise.
 
LA VOLAILLE française redresse lentement la tête. Près d'un an après le début de la menace d'épidémie de grippe aviaire, la filière voit ses ventes repartir à des niveaux quasiment comparables à l'avant-crise. À la fin août-début septembre, la consommation de volailles était en hausse de 13 % par rapport à la période précédente à cheval sur juillet et août. Un score qui est encore en retrait de 1,6 % comparé à la même période de l'année précédente. Depuis le début de l'année, la filière est en retrait de 5,7 % selon des chiffres de la confédération française de l'aviculture (CFA).
 

« Par rapport à la crise de la vache folle, nous nous en sortons miraculeusement », souligne Christian Marinov, le directeur du CFA. « La consommation est repartie même si le redémarrage est encore timide », résume-t-il. Au plus fort de la crise, en février, lors de la découverte du premier cas d'oiseau sauvage infecté dans l'Ain, la consommation avait plongé d'environ 30 %. À partir de juin, date à laquelle la France a été déclarée indemne par les autorités internationales, la machine s'est remise doucement en marche. D'autant qu'à cette date, les 46 pays qui avaient décrété un embargo contre la volaille française le levaient progressivement. Les exportations qui représentent 36 % du chiffre d'affaires de la filière étaient en recul de 29 % à la fin juillet.
 

Les aides de Bruxelles toujours pas versées
 

Ces statistiques cachent néanmoins une situation plus contrastée. Si le poulet sort doucement du marasme, la dinde (28 % de la production de volaille), déjà en difficulté avant la crise, reste très affectée avec une production en retrait de 15,2 % depuis janvier. Quant à la pintade, elle est en recul de 12,1 % tandis que la consommation de canard est encore timorée, avec des ventes en baisse de 3,9 % sur la même période.
 

« La restauration hors domicile (collectivités) est encore frileuse », souligne-t-on à la CFA. « Les ventes actuelles sont encore largement dopées par les promotions », avance Alain Mélot, le président de la Fédération des industries avicoles, pour qui la profession n'est pas encore sortie de la crise financière. Les pertes de la filière sont estimées à 300 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 6 milliards. Deux entreprises sont en dépôt de bilan et nombreuses sont celles qui ont eu recours au chômage technique. « À ce jour, nous n'avons toujours pas touché un centime de Bruxelles, alors que la Commission s'est engagée sur un versement de 3,6 millions », s'énerve Alain Mélot.
 

Paradoxalement, ce sont les produits de label qui ont le plus souffert de cette crise alors que d'après un sondage Opinionway pour l'agence Palomar les produits qui disposent d'un label restent les plus sûrs pour 47 % des Français. Ce paradoxe s'explique principalement parce que ces volailles sont élevées en extérieur. Dans l'esprit du consommateur, ils apparaissaient comme plus vulnérables à la contamination.
 

NOTA :
1/ il va falloir encore communiquer et ne pas mettre la tête dans le sable, car à défaut d'information AVANT la crise, le secteur replongera à ce moment là, et plus durablement car le choc dans la population sera plus grand que la première fois (la plupart des Français ne s'attendent pas du tout à un retour de la grippe aviaire, normal, les grands médias n'en parlent pas et encore moins celui qui devrait informer, le gouvernement!)
2/ il faut que les produits LABEL se battent, car paradoxalement ils risquent d'être laminés par ceux même, qui sont à l'origine de la crise de la GA : les grands groupes agro alimentaires qui font de l'élevage industriel et des poulets dégénérés