Forum Influmation

MESURES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES A PRENDRE AVANT, PENDANT ET APRES UNE PANDEMIE. => Fiches pratiques => L'EAU => Discussion démarrée par: anne le 27 septembre 2006 à 10:44:45

Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: anne le 27 septembre 2006 à 10:44:45
bonjour a tous
il s'agit ici que vous mettiez tout ce que vous pouvez trouver sur le net a propos de l'eau, car ca c'est un peu eparpillé dans le forum

on en parle on met les idées en vrac..
on secoue et on fait une synthese



qustion container j'ai vu par ex sur le net, mais je ne sais plus ou, aux USA peut etre
des containers souples ( tout raplatis, prennent pas de place ) , genre jerricane mous..
quelqu'un a til vu ca en france ?

pour eau de pluie: il existe recuperateur d'eau de 300 litres, carrés, verts, avec possibilité de faire un trou dans le couvercle pour une gouttiere
et un robinet en bas : pour 32 euros
Titre: réservoir
Posté par: vaironik le 27 septembre 2006 à 12:03:41
Oui cela existe en France, nous en avons deux, un qui est encore sur le bateau.

Plusieurs grandeurs existent, si c'est pour le balcon, bien mesurer.

Pour l'eau de pluie, je pense qu'il ne faut pas trop y compter (cela sera un appoint), sauf pour arroser les plantes et les toilettes, encore faut-il être dans une région pluvieuse.
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: alain le 27 septembre 2006 à 13:24:46
a GENE
pour une distillation on peut evidemment recuperer pratiquement la meme quantité d'eau mise au depart dans un alambic ou une cocotte minute mais pour la recuperer  il faut la condenser d'ou avec un alambic on fait passer la vapeur dans un serpentin en cuivre (bon conducteur de chaleur) qui est immergé dans de l'eau froide qu'il faut sans cesse renouveler(eau de pluie par ex ou eau du ruisseau)
pour la cocotte minute on place un tuyau en caoutchouc sur la sortie vapeur qu'on relie a un serpentin (meme processus que l'alambic)

attention pour ce procédé cocotte ne mettre que du liquide:risque d'obstruction de la sortie vapeur et boom

pour l'eau de pluie il faut penser que quand il ne pleut pas il y a des oiseaux et leur dejections(pas terrible si pandemie) plus de la pollution etc....il est au moins recommandé si on veut recuperer pour faire de l'eau potable de ne la stocker qu'apres un certain temps de pluie(evidemment c'est plus facile pour moi en bretagne et encore ça depend )
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: lili le 27 septembre 2006 à 16:21:01
Oui, mais alors, avec la cocotte minute, je ne peux pas m'occuper des prunes comme le faisait le grand père avec son alambic quand j'étais môme?
Damned !!
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: anne le 27 septembre 2006 à 17:08:58
c'est un post sur l'eau, pas sur les moyens de faire de l'alcool :-)
non mais !

on en revient a l'alambic.. ca m'a l'air d'un compliqué , cette affaire ( ceci explique les vols de tuyaux de cuivre peut etre ;-)    )

il faut voir ce que cela apporte comme plus par rapport a filtrage basique plus bouillage plus javel ( faite attention au degré de javel )
Titre: Brita
Posté par: val2A le 28 septembre 2006 à 08:27:13
Bonjour,
En attendant les solutions pour l'eau en cas de pandémie!

Je boie depuis toujours de l'eau du robinet!
MAIS j'ai acheté une BRITA hier; il a une promo à CARREFOUR; 6 cartouches et la carafe offerte avec un réduction de 37%!

J'attends des infos des US, pour la décontamination et purification de l'eau!

A+
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: lao-pseu le 03 octobre 2006 à 13:39:47
[reposté ici à la demande d'anne]

Bon… Pour l'eau, on peut imaginer récupérer l'eau de pluie et la traiter de manière naturelle par irradiation solaire voir  ici le procédé Sodis (http://www.sodis.ch/French/Text/Comment_fontionne-t-elle.htm). Il faut juste penser à récupérer quelques bouteilles en verre ou en plastique (PET, pas en PVC, voir le site Sodis), les récipients en Pyrex on également une bonne permissivité aux UV. Ce procédé fonctionne très bien dans les zones très ensoleillées. Il est notamment utilisé en Afrique et dans les pays dits "émergents" (j'aime pas cette expression)

Evidemment il convient de lire leurs fiches technique pour connaitre les limitation de ce système. (turbidité de l'eau, type de verre, bouteille verre ou plastique)

Il reste comme vous le dites anne que la méthode de bouillir/javel/ et oxygener l'eau (pour le goût) est certainement de loin la plus efficace.

A ce sujet quand vous acheterez de la Javel, privilégiez les pastilles de javel qui ont un bon rendement et se conservent bien à l'abri de l'humidité au vu de leur emballage.

Evitez la Javel parfumées ou avec adjuvant car elle rendent l'eau impropre à la consommation.
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: anne le 03 octobre 2006 à 13:45:34
merci lao pseu d'avoir reposté ici
et merci de tes conseils

je crois que l'eau de pluie n'est pas buvable : En tout cas, lorsqu'elle est recupérée d'un toit par l'intermediaire de gouttieres, pour aller finir dans un recipient
le toit est couvert d'impuretés , mousses, champignons, bacteries et des choses qui viennent de la pollution de l'air par l'essence et autre

c'est ma petite contribution.. ;-)
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: anne le 31 octobre 2006 à 08:50:22
http://www.who.int/household_water/resources/emergencies.pdf

un doc OMS, pour la plupart en anglais, avec des dessins ( sympa, par ex il est conseillé de mettre l'eau au soleil, comme vu precedement sur le forum )
dernier tableur : en partie francais$

est ce que quelqu'un peut regarder cette affaire ?
merci
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: ryback le 31 octobre 2006 à 10:03:16
Oui j'ai déjà lu ce document mais pas très évident si les faits se passent en hiver dans certaines régions il y a des nuages presque toujours et il faut beaucoup de temps.....
Enfin pour moi je trouve le système bien mais avec trop d'inconvénient comme l'absence de soleil pendant plusieurs semaines. C'est pas obligatoire mais si cela arrive on a pas d'eau potable.

le mieux je pense c'est les systèmes du genre micropur qui coute environ 10 à 13 euros. C'est un comprimé à mettre dans l'eau. Un comprimé pour 10 litres d'eau je crois.

On en trouve un peu partout (pharmacie, magasin de randonnée....)
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: anne le 31 octobre 2006 à 10:10:10
avant de la desinfecter
et en focntion de l'endroit d'ou vient l'eau il faut la filtrer
il faut trouver un systeme de filtration un peu plus rapide que par ex : la cafetiere avec un filtre en papier ( j'exclue pour l'instant les systmes chers et electriques avec une pompe )
genre filtre geant posé sur un jerricane
quelqu'un a un idée lumineuse de boy scoutt ?
car je sens que cela va occuper les " forces vives de la nation"
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: niceam le 31 octobre 2006 à 16:35:11
http://grenoble.eau.pure.free.fr/potable.htm
Traiter l'eau avec les moyens du bord

La première opération consiste à filtrer l'eau afin d'enlever les MEST (matières en suspension totales).
-Si possible en utilisant un premier filtre - tamis lavable de 40 µm, ou à défaut un filtre à café ou à thé, suivi d'un second filtre le plus fin qui soit, si possible < 0.02 µm (taille moyenne d'un virus), et ce afin de pouvoir filtrer le plus d'éléments bactériologiques et chimiques.

La manière la plus simple et la plus efficace est donc celle de tout d'abord filtrer l'eau, puis de la porter à ébullition pendant plus de 2 heures - les premières minutes d'ébullition éliminent l'essentiel de la pollution.

Cette opération doit être menée à une température et pendant une durée adaptée à chaque souche visée d'organismes vivants.

Ainsi moisissures et algues seront détruits dès 100 ° C, mais certains virus ou certaines bactéries comme les streptocoques ou les pseumodonas résisteront plus d'une heure à 120 ° C.

Il est aussi possible de traiter l'eau avec un comprimé d'Hydroclanozone 12.2 mg/litre.
L'Hydroclanozone en boîte de 180 comprimés est disponible en pharmacie (prix indicatif : 5 euros).

Il est donc fortement recommandé d'en acheter avant de partir en voyage et d'en avoir constamment sur soi.

Vous pouvez également utiliser des comprimés de Micropur, qui n'ont pas le goût du chlore (prix indicatif d'une boîte de 100 comprimés : 15 euros).

Remarque

Même après filtration et traitement, l'eau ne sera peut-être pas potable, par exemples, selon les normes de potabilité du décret Français du 20/12/2001, des directives de l'Union européenne ou de l' OMS.

C'est pourquoi, de manière générale il faut analyser les eaux avant tout traitement afin de savoir si elles sont potables ou non, et après pour évaluer si le traitement est satisfaisant ou pas.

Pour que l'eau reste potable (surtout si elle est transportée dans un récipient), l'ajout d'un agent conservateur sera nécessaire.

La conservation de l'eau potable

Après avoir obtenu une eau potable, il faut la conserver afin qu'elle reste potable comme, par exemple, si vous la transportez dans une gourde plusieurs jours.

Pour conserver l'eau, action de l'ion argent dans les récipients est utilisée depuis très longtemps.
Vous pouvez utiliser Drinkwell Argent ou Micropur pour la boisson et la cuisine (disponibles en pharmacie).
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Lors du tsnunami, le système du filtre naturel à sable a été utilisé pour filtrer de l'eau très polluée qui était mise à décanter dans un seau contenant du sable, puis transfèrée dans un autre seau avec du sable et redécantée


http://www.idrc.ca/fr/ev-43234-201-1-DO_TOPIC.html
Le sable : un filtre naturel

Le filtre repose sur une conception centenaire appelée   « filtre à sable lent » : l'eau passe à travers une couche de sable et le lit biologique qui se forme naturellement purifie l'eau. Le filtre de David Manz comporte toutefois une grande amélioration : il ne requiert pas un débit continu d'eau pour empêcher la couche supérieure de sable de sécher.

Plus facile que de faire bouillir de l'eau et, étonnamment, sans casse-tête technique, le filtre remporte un franc succès à l'étranger. Il est utilisé dans plus de 50 pays, affirme Manz depuis le bureau de la société qu'il possède à Calgary, Davnor Water Treatment Technologies. Davnor compte aussi une usine au Bangladesh où ont été fabriqués environ 30 000 filtres, et en exploite d'autres au Nigéria et en Afrique du Sud. Le filtre est utilisé également par des organismes de bienfaisance et des organismes de développement comme le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada, qui a testé le filtre dans certaines collectivités du Chili.

Un système de purification d'eau éprouvé

Barney Dutka, qui a récemment pris sa retraite de l'Institut national de recherche sur les eaux, a contrôlé les premiers prototypes du filtre de Manz. « S'il est convenablement installé, il fonctionne à merveille », dit-il. Les tests ont révélé que le système vient à bout des parasites : « il filtre entièrement la giardia, le cryptosporidium dans une proportion de 99,98 p. 100 et E. coli à plus de 90 p. 100 », souligne Dutka. Le cryptosporidium est à l'origine de l'altération de l'eau à New Battleford, en Saskatchewan, tandis que E. coli est le bacille qui a causé la contamination de l'eau à Walkerton.

« Les problèmes survenus à Walkerton n'auraient pas existé si les autorités avaient utilisé un filtre à sable lent », soutient Manz. « On aurait pu faire appel au même conducteur d'installation, de façon tout aussi valable, et il n'y aurait jamais eu de problème ».

Éliminer les difficultés

L'ironie veut qu'un problème décelé dans les premiers modèles du filtre de Manz, utilisé au Chili vers le milieu des années 1990 dans le cadre d'un projet financé par le CRDI, permette de découvrir que le filtre serait utile au Canada.       « On ne cessait de m'appeler du Chili pour me dire que les filtres se bouchaient constamment. Personne ne pouvait me dire ce qui se passait », se rappelle Manz. « Le CRDI m'a donc renvoyé là-bas; je n'ai pas été long à constater ce qui bouchaient les filtres : ils servaient à la déferrisation de l’eau. »

« C'était très important pour les collectivités chiliennes parce qu'ainsi elles ne tachaient plus leurs vêtements en faisant la lessive et l'eau avait meilleur goût », ajoute Manz. Bien que le fer ne nuise en rien à la salubrité de l'eau, l'eau qui en contient suffisamment laisse sur les vêtements des taches orangées. Il se trouve que l'eau ferrugineuse pose aussi problème au Canada. « C'est un énorme problème – dans tous les pays du monde », souligne Manz.

Des filtres à sable dans des fermes canadiennes

Le filtre a subi des modifications afin de pouvoir déferriser sans s'obstruer. « J'ai présenté la nouvelle version à un groupe de l'Université de Calgary; la déferrisation les a enthousiasmés et ils m'ont demandé s'il était possible de faire la même chose dans une ferme. '' Naturellement '', leur ai-je répondu. »

Les filtres ont donc été utilisés pendant près de six ans dans des collectivités agricoles de l'Alberta, dans le cadre d'un projet parrainé par l'Administration du rétablissement agricole des Prairies (ARAP) d'Agriculture Canada. « Tout marche comme sur des roulettes », rapport Manz en parlant du projet ARAP. « Non seulement nous réussissons à prélever le fer, mais nous savons aussi comment piéger le sulfure d'hydrogène, les ferrobactéries et autres saletés que l'on trouve dans les puits. »

Au service des entreprises et des collectivités

Les filtres, qui au départ ressemblaient à de simples seaux, sont devenus de grands systèmes automatisés. « Des filtres encore plus grands sont utilisés dans une réserve autochtone à l'ouest de Calgary et la pétrolière Chevron compte se servir de ce modèle dans des collectivités du Nigéria », indique Manz.

Le prix des filtres varie : les modèles manuels, plus petits, qui peuvent filtrer une vingtaine de litres d'eau en une heure, coûtent environ 150 $ tandis que les très grands systèmes automatisés, capables d'alimenter en eau des villages et des collectivités, valent près de 250 000 $Colin Campbell est rédacteur pigiste à Ottawa.
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http://culturesciences.chimie.ens.fr/dossiers-dossierstransversaux-EEDD-Breves.html

 Une équipe américaine (Berkeley) propose une solution économique pour filtrer l'eau contaminée par l'arsenic.

Dans de nombreux pays, l'eau pompée des puits profonds est polluée à l'arsenic qui est naturellement présent dans la couche terrestre. Ce composé est un poison mortel s'il est ingéré en grande quantité. À la concentration rencontrée dans l'eau des puits contaminés, il engendre en quelques années des troubles dermatologiques graves et des cancers. Au Bangladesh, 35 millions de personnes, soit un quart de la population, consomment une eau contaminée : elle contient jusqu'à 1000 parties par milliard (ppM) d'arsenic alors que la dose maximale autorisée y est de 50 ppM.

Des systèmes filtrants existent mais sont bien trop chers pour en équiper tous les puits. Une des contraintes les plus fortes des procédés en cours de développement est d'offrir le coût de mise en place et d'exploitation le plus faible possible. C'est dans ce contexte que l'équipe de Berkeley a proposé d'utiliser les cendres de charbon comme filtre. Cette cendre combine plusieurs avantages :

    * elle est très bon marché. C'est le sous-produit de la combustion du charbon dans les centrales thermiques de la région où elle est en fait considérée comme un déchet.
    * constituée de particules de très petite taille, elle présente une surface active très importante. Une faible quantité de cendre permet de filtrer une grande quantité d'eau.
    * elle est stérile. En effet, elle est portée à 800°C pendant la combustion du charbon.


Avant d'être utilisée comme filtre, la cendre est préalablement additionnée d'hydroxyde ferrique. Ce composé présente une grande affinité pour l'arsenic dissous et provoque sa précipitation sur le filtre. C'est la dissémination de ce principe actif sur la très grande surface offerte par la cendre qui permet d'optimiser son efficacité et qui est au cœur du procédé mis au point. D'après les chercheurs, un filtre de la taille d'un sachet de thé par jour suffirait pour décontaminer la quantité d'eau nécessaire à une famille de six personnes pour un coût de l'ordre de 0,20 euros par an et par personne.

NOTA la cendre, facile à trouver ou à produire n'importe ou, mais l'hydroxyde ferrique, on le trouve où ?
Titre: FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: niceam le 31 octobre 2006 à 16:41:35
un PDF pour les routards

http://www.expemag.com/medias/traitement_eau/eau_voyage.pdf
Titre: Re : FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: anne le 25 décembre 2006 à 19:20:55
j'ai supprimé la partie desinfection a l'iode, qui ne peut se faire que sur une durée de 3 semaines, ou sporadiquement, car l'apport d'iode au long cours, peut entrainer des problemes de thyroide
et le chlore, car ca me parait dangereux..
ceux qui veulent en savoir plus se connectent sur le lien du canada que je donne en dessous

Boire de l'eau en plein air au canada
L'eau est-elle potable?

http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/water-eau/drink-potab/water_outdoors-eau_plein_air_f.html

L'eau en plein air au Canada est habituellement d'excellente qualité, mais il faut être prêt à la faire bouillir ou à la désinfecter avant de la boire pour rendre sa consommation agréable. Filtrer l'eau avant de la désinfecter vous protégera davantage.

À moins d'être traitées, les eaux de surface ne peuvent pas être considérées sans danger pour la consommation humaine. Même l'eau de source la plus propre en apparence peut être polluée. L'eau non traitée peut être contaminée par des bactéries, des virus et des protozoaires.
Comment choisir la source de l'eau que je bois?

Choisissez avec soin la source de l'eau que vous buvez pour réduire le risque d'exposition aux agents pathogènes et accroître l'efficacité du traitement de votre eau. Lors de courts voyages, utilisez de l'eau qui provient de la maison ou d'une autre source sécuritaire.

Habituellement, les possibilités de trouver de l'eau potable salubre en montagne augmentent avec l'altitude. Le rayonnement solaire intense en altitude détruit les bactéries et virus nuisibles, sans toutefois agir sur les kystes dangereux.

Il faut filtrer l'eau de ruissellement des cours d'eau sous les glaciers, souvent trouble à cause de la vase.

Les puits, les rivières au cours rapide et les parties les plus profondes des lacs sont les meilleurs endroits où se procurer de l'eau. Évitez l'eau stagnante, l'eau des rivages et l'eau à proximité des habitations et des aires de camping.

L'hiver, il est indiqué d'utiliser une source d'eau ouverte ou de se procurer de l'eau par un trou dans la glace. Vérifiez toutefois d'abord si la glace est sécuritaire! La glace et la neige fondantes demandent de l'énergie et davantage de temps. La consommation directe de la neige ou de la glace peut entraîner un refroidissement et une hypothermie, de même que des crampes d'estomac et des maux de tête. Prenez garde à la neige colorée; elle contient des algues qui, si elles sont ingérées, peuvent causer la diarrhée. Même l'hiver, l'eau doit être purifiée.

Comment purifier l'eau que je bois?

Chaque méthode de traitement de l'eau comporte des avantages et des inconvénients. Optez pour une méthode de traitement qui convient à vos pratiques de camping et suivez les indications données scrupuleusement. N'utilisez que de l'eau traitée ou bouillie pour boire, pour vous brosser les dents et pour laver les fruits et les légumes qui seront mangés crus.
Ébullition

La chaleur est la méthode de purification d'eau la plus ancienne, la plus sécuritaire et la plus efficace. Faites bouillir l'eau pendant au moins une minute (ajoutez une minute de plus pour chaque 300 m (1000 pi) d'altitude). Si l'eau est trouble, filtrez-la avant de la faire bouillir. L'ébullition donne à l'eau un goût fade auquel vous pouvez pallier en la transvasant rapidement plusieurs fois d'un contenant propre à un autre, en la laissant refroidir, ou en y ajoutant une pincée de sel par litre.
Purification chimique

La désinfection à l'aide de composés de chlore ou d'iode peut se révéler efficace dans les cas où l'ébullition n'est pas possible, faute de temps ou de source de chaleur.

Utilisez deux contenants d'eau :
l'un pour le traitement de l'eau et l'autre pour le transport de l'eau purifiée. Après la désinfection, agitez le contenant vigoureusement. Attendez cinq minutes. Desserrez le couvercle puis agitez le contenant de nouveau, de façon à laisser échapper un peu d'eau pour nettoyer le goulot.

La désinfection seule ne permet pas de détruire certains protozoaires. Commencez donc par verser l'eau dans un filtre de 0,5 micromètres (absolu) de diamètre de pore ou moins pour vous débarrasser des protozoaires, puis désinfectez-la pour détruire les virus et les bactéries. La désinfection donnera à l'eau un goût particulier. Si ce goût ne vous plaît pas, vous pouvez le masquer en diluant dans l'eau des cristaux de boisson aromatisée ou des jus d'agrumes concentrés. N'ajoutez les cristaux ou les jus concentrés qu'après l'écoulement du temps de traitement.

Chlore


En règle générale, le chlore est un bon désinfectant pour l'eau brute. Toutefois, son efficacité peut être réduite si l'eau est extrêmement froide, alcaline ou pleine de matières organiques.

Le chlore perd de son efficacité avec le temps, l'exposition à l'air et la chaleur extrême. Il faut augmenter la dose de chlore si son odeur (odeur de piscine) ne peut être décelée dans l'eau. Le chlore et l'iode sont efficaces contre la plupart des protozoaires, à l'exception du Cryptosporidium.

Comment purifier l'eau que je bois?

L'eau de javel

L'eau de javel à usage ménager (à 4 ou 5 % d'hypochlorite de sodium) est efficace. Transportez l'eau de javel dans une petite bouteille scellée, à l'intérieur d'un sac de plastique, afin de prévenir les fuites. Pour une efficacité maximale, renouvelez l'eau de javel après quelques mois.

Ajoutez deux gouttes (0,1 ml) d'eau de javel à usage ménager pour un litre d'eau, desserrez la capsule puis agitez et laissez reposer pendant 30 minutes. Doublez la quantité d'eau de javel et la durée si l'eau est froide, trouble ou nauséabonde.

rq anne : la javel canadienne est dosée au double de la francaise ( la francaise : 2.6 % ) regardez bien votre flacon de javel de toute facons
un ml = 20 gouttes , donc  1/2 ml = 10 gouttes
et 0.1 ml : 2 gouttes.
les canadiens proposent 2 gouttes par litres de javel a 5%
ce qui en france avec de la javel 2.6 % ( fois 2 ) equivaut a 4 gouttes, soit 0.2 ml par litre

a mon avis, vaut mieux preparer 5 litres d'un coup : un ml de javel dedans ....

secouer...

ou 10 litres : genre jerricane : 2 ml




Filtration

Des filtres à eau à utiliser en milieu sauvage sont disponibles sur le marché, mais il faut les choisir avec précaution. Évitez les filtres qui laissent passer les particules de plus de 0,5 micromètre. Les filtres dont le diamètre de pore est de 0,1 à 0,3 micromètre vous débarrasseront des protozoaires et des bactéries, mais pas des virus. La filtration seule ne suffit pas à purifier l'eau; d'où la nécessité de la combiner à la désinfection pour éliminer les virus. Suivez les directives de fonctionnement et d'entretien attentivement.

Les ensembles de filtration qui permettent de se débarrasser efficacement des matières en suspension et des contaminants liés comportent une pompe manuelle et un filtre spécial. La pompe refoule l'eau vers le filtre, qui bloque le passage des débris. La filtration d'un litre d'eau prend environ 90 secondes.

Un des types de purificateurs comporte un filtre remplaçable en fibre de verre qu'il faut changer périodiquement si l'eau utilisée est fortement contaminée. Un autre type comporte un filtre en céramique qui se nettoie à l'aide d'une brosse. Si ce filtre se fissure, il faut le remplacer avant de réutiliser l'ensemble.
Que faire si je suis malade?

Certaines maladies d'origine hydrique sont difficiles à diagnostiquer. Si vous ne vous sentez pas bien peu après avoir bu l'eau d'une source en pleine nature, signalez-le à votre médecin.


Titre: Re : FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: anne le 26 décembre 2006 à 09:53:59
(http://www.medhyg.ch/mh/formation/art/Images/22183_1.gif)

http://www.medhyg.ch/mh/formation/article.php3?sid=22183
Titre: Re : FAIRE DE L EAU POTABLE
Posté par: anne le 26 décembre 2006 à 18:57:55


   
Médecine et Hygiène
Article No Revue M&H No 2391

Désinfection de l’eau : conseils pratiques
Article de P. Landry et D. Iorillo


De nombreux micro-organismes peuvent être à l’origine de diarrhées chez les voyageurs qui se rendent dans des pays où l’eau est souillée. Excepté l’ébullition (idéalement une à trois minutes), aucune méthode simple ne permet à elle seule d’éliminer à coup sûr tous les pathogènes. Ainsi, la filtration ne peut pas retenir tous les virus, et la désinfection par les halogénés dans les conditions de voyage n’élimine pas les cryptosporidies. En présence d’eau visiblement sale il est donc vivement recommandé d’utiliser les deux méthodes précitées combinées. La publicité pour plusieurs produits du commerce (filtres, désinfectants) est peu claire et peut donner un faux sentiment de sécurité. Les différentes méthodes de décontamination et les produits à disposition sont revus.

 

Introduction

Environ 40% des voyageurs occidentaux qui visitent un pays en voie de développement font l'expérience d'un épisode de diarrhées1 et ceci quel que soit le type de voyage effectué. La plupart des voyageurs ne mettent pas en pratique les recommandations aussi détaillées et claires soient-elles pour éviter ce problème. Le mode de contamination peut varier, soit par ingestion de breuvages souillés, ou de nourriture contaminée ou encore par des doigts sales portés à la bouche. Le présent article n'abordera que le traitement de l'eau.

 

Mode de contamination

Dans les pays ne disposant pas d'un réseau de traitement des eaux usées ou ceux dans lesquels le réseau existant n'est pas en bon état, la contamination des eaux de surface par des déchets organiques riches en microbes se fait essentiellement par contamination fécale humaine (égouts défectueux ou défécation directement à proximité d'un plan d'eau) et fécale animale. Les bactéries ne se multiplient pas dans l'eau, mais dans les matières organiques, et de manière générale les pathogènes tendent à s'agglutiner sur les matériaux solides plutôt que de rester en suspension. Par conséquent une eau trouble et chargée en débris est plus susceptible de contenir des microbes. Les doses infectantes suffisantes pour provoquer la maladie chez l'homme dépendent du type de pathogène.2 Il faut par exemple moins de shigelles ou de virus que de salmonelles pour déclencher des symptômes, en raison de la sensibilité de ces dernières à l'acidité gastrique.

 

Pathogènes

Les contaminants principaux, d'importance clinique, sont reportés dans le tableau 1. Les bactéries résistent à la congélation et les virus survivent parfois très longtemps dans les eaux froides.

Les différentes méthodes de traitement de l'eau

Le traitement de l'eau afin d'en permettre la consommation ne vise pas à obtenir de l'eau stérile (0 germe), mais de l'eau potable (max 1 E. coli/100 ml eau2).

De l'eau très souillée devrait idéalement être d'abord décantée, puis filtrée, désinfectée et finalement conservée de manière à maintenir son état de potabilité.

 

Décantation/floculation

Le seul fait de laisser de l'eau sale au repos permet à plus de 80% des germes de sédimenter avec les matières solides (organiques et/ou inorganiques) au fond du récipient. La fraction non décantable peut être floculée par un agent chimique qui provoque la formation d'agrégats contenant une bonne partie des germes qui n'ont pas sédimenté.2

 

Filtration

Le principe de la filtration est simple : toute particule plus grosse que les pores du filtre est retenue et donc supprimée du liquide filtré. La figure 1 donne l'étendue d'action de la microfiltration, et on voit d'emblée que les virus sont en principe trop petits (taille de 0,03 mm en moyenne) pour être retenus par des microfiltres en céramique (taille des pores 0,2 mm), sauf s'ils sont en amas.

La plupart des microfiltres disponibles dans le commerce sont dotés d'un préfiltre qui retient les plus grosses particules. Néanmoins, un nettoyage régulier est nécessaire pour assurer leur bon fonctionnement, et ceci d'autant plus que l'eau à filtrer est trouble, faute de quoi le filtre est très vite colmaté et le colmatage devient un milieu de culture idéal pour les bactéries. Ce nettoyage par abrasion engendre une certaine usure de la surface filtrante qui limite la durée de vie des filtres. Toutes les marques ne proposent pas des moyens pour nettoyer le filtre. En dehors du fait que les filtres n'éliminent pas tous les pathogènes, leurs autres inconvénients sont leur coût, leur poids, et leur débit souvent limité (tableau 2).

Les agents complémentaires intégrés dans certains filtres ont une fonction limitée. Le charbon actif améliore le goût et l'odeur de l'eau filtrée en retenant les résidus organiques ou inorganiques, mais il n'a pas d'action bactéricide. Tout au plus «capture»-t'il quelques microorganismes qui ont alors tout loisir de se multiplier. Le ion argent comme constituant de certains filtres ne prévient pas la contamination bactérienne. Son activité bactéricide est bien trop faible à la concentration utilisée et avec le temps de contact limité au temps de filtration (voir plus loin).

Désinfection par des halogènes2,3

L'efficacité de cette méthode dépend directement de la puissance du produit utilisé, de son spectre d'activité, de sa concentration, du temps de contact entre le désinfectant et les germes, et de la température et du pH de l'eau (fig. 2). L'efficacité diminue avec la turbidité de l'eau. En effet, plus l'eau est trouble et plus il faut augmenter la concentration du produit et le temps de contact pour saturer toutes les matières agrégées et donner une concentration résiduelle libre suffisante pour tuer les pathogènes.

La sensibilité des micro-organismes aux halogénés est variable, avec dans l'ordre décroissant, les bactéries, les virus et les kystes de protozoaires. Les concentrations et les temps de contact nécessaires font que dans la pratique, les cryptosporidies sont résistantes aux halogénés.

Les inconvénients de ces produits sont donc l'absence d'effet sur les cryptosporidies, le temps de contact nécessaire à concentration usuelle (2 heures pour éliminer Giardia duodenalis, 30-60 minutes pour les bactéries et les virus), leur goût et odeur, leur toxicité éventuelle (voir plus loin). Par contre ce sont des produits bon marché et peu encombrants (tableaux 3 et 4).

Le chlore

La substance active est l'acide hypochloreux HOCl, issu de la transformation du Cl2 au contact de l'eau. Dans le commerce on trouve du chlore sous forme d'hypochlorite de sodium (Drinkwell®, eau de Javel) ou de calcium (Micropur® Forte). Ces produits se dégradent à la chaleur et à l'exposition aux UV. Le dichloro-socyanurate de sodium (Aquatabs®) qui est plus acide, pourrait favoriser une meilleure transformation du Cl2 en acide hypochloreux actif. Ce produit n'est toutefois pas encore sur le marché en Suisse.

L'iode

Il est moins influencé par les variations de pH et la turbidité que le chlore, mais dans le commerce on ne le trouve que sous forme de povidone iodée (Bétadine® 10%) ou de teinture d'iode à 2%. Il y a par contre un risque d'hypersensibilité et de dysfonction thyroïdienne, ce qui en limite le dosage à 2 mg par jour pendant un mois au maximum pour un adulte (1 mg pour les enfants). La grossesse et les antécédents d'affection de la thyroïde sont des contre-indications à son utilisation.

Pour diminuer les inconvénients des halogénés (notamment leur toxicité et leur goût) ont peut :

a) diminuer leur concentration en augmentant le temps de contact ;

b) filtrer l'eau d'abord puis désinfecter à concentration moindre ;

c) déhalogéner l'eau traitée, par du charbon ou par un produit chimique (contre le chlore et l'iode : vitamine C ou thiosulfate de sodium ; contre le chlore seulement : hyposulfite de sodium (Drinkwell® antichlore)) (tableau 5). Dans ce cas il faut à tout prix laisser un temps de contact suffisant avant de neutraliser la désinfection !

Conservation2,3

L'eau rendue potable doit être stockée dans des récipients propres et à surface lisse. Si elle n'est pas consommée rapidement, une méthode de conservation s'impose. L'ion argent (Micropur®, Drinkwell® argent) ou le chlore (si récipient fermé, car volatile) sont les méthodes de choix (tableau 5)

 

Ebullition

L'ébullition reste un des moyens les plus efficaces pour rendre de l'eau potable. Même de l'eau très sale peut être consommée si elle a bouilli, avec toutefois la persistance d'un goût, d'une couleur et parfois d'une odeur peu agréables. Tous les micro-organismes d'importance clinique sont tués par une ébullition même brève (dans la règle une minute en basse altitude/trois minutes en haute altitude où la température d'ébullition est plus basse), et certains même par de l'eau assez chaude pour être intolérable au toucher (50-60°C).2,4,5

Le résumé de l'efficacité des différentes méthodes de traitement de l'eau est présenté dans le tableau 6.

Conclusion

La publicité pour plusieurs produits du commerce (filtres, désinfectants) est peu claire et peut donner un faux sentiment de sécurité. Pour être efficaces, ces produits doivent être utilisés dans le respect stricte des conditions d'utilisation et avec un temps de contact suffisant (souvent sous-estimé par les fabricants). Dans la pratique on recommandera aux voyageurs l'attitude suivante :

 

Dans tous les cas

I Privilégier la consommation de boissons (gazeuses) en bouteille fermée, ou de boissons chaudes (ayant atteint le point d'ébullition).

I Eviter les glaçons.

I Si l'eau à disposition est claire : la microfiltrer et/ou la désinfecter.

 

A défaut

I Si l'eau est trouble : la laisser sédimenter, puis la microfiltrer et la désinfecter.

I Utiliser de l'ion argent pour conserver l'eau traitée.

W


Auteur(s) : P. Landry et D. Iorillo
Contact de(s) l'auteur(s) : Dr Pierre Landry Médecin associé à la Policlinique médicale universitaire de Lausanne Place Pury 9 2000 Neuchâtel pierrelandry@swissonline.ch Mlle Danila Iorillo Pharmacienne Policlinique médicale universitaire Rue César-Roux 19 1005 Lausanne