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VIRUS H5N1 => Europe => EUROPE - INFORMATIONS GENERALES => Discussion démarrée par: adaladalana le 26 septembre 2006 à 22:30:12

Titre: La Réunion se prépare au risque du virus
Posté par: adaladalana le 26 septembre 2006 à 22:30:12
Publié dans l'édition du mercredi 27 septembre 2006 (page 7)
Article complet sur :
http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=17697

Hier soir, les professionnels de la santé ont commencé les séances de formation, pour faire face à une éventuelle propagation du virus “H5N1” de la Grippe Aviaire.

SUITE au constat d’infection en êtres humains en Asie depuis décembre 2003, le monde est en phase pré-pandémique et La Réunion ne fait pas l’exception. "Il existe la probabilité d’une pandémie de la grippe aviaire", a déclaré hier le Docteur Bettoum de l’Union Régionale des Médecins Libéraux, Président du Collège des Médecins Généralistes, ainsi que formateur des soirées Réunionnaises d’information. "Une pandémie est une épidémie mondiale d’une très grande gravité", a-t-il ajouté. C’est pour cela que l’OMS a prévenu l’ensemble des États, en les incitant à adopter une série des mesures pour se préparer à cette pandémie de grippe et en atténuer l’impact une fois que la maladie aura commencé à se propager au niveau international.

Comment éviter les conséquences du virus

Une pandémie peut paralyser un pays entier. Selon le Docteur Bettoum, les conséquences de telle pandémie en France affecteraient de 15 à 35% de la population et à La Réunion environ 40.000 malades à soigner ou à hospitaliser et 1 à 2 milliers de décès la première semaine.
Tout cela explique que le Ministre de Santé ait mis en place un plan de lutte contre la grippe aviaire. Une campagne nationale de formation des professionnels de la santé sur ce risque est mise en oeuvre dans l’ensemble des régions du territoire français. À La Réunion, les sessions de formation sont organisées par les associations régionales de FMC, MG From Réunion et AFORM. Ces “soirées de formation” ont commencé hier à Saint-Paul, et se dérouleront dans les principales communes jusqu’au 15 décembre pour donner la possibilité d’y participer aux professionnels de la santé des quatre coins de l’île.

Les professionnels de la santé sont les premiers concernés

Compte tenu des nombreuses incertitudes qui entourent l’évolution de la menace de pandémie, et notamment le temps qui reste pour s’y préparer, il paraît sage de définir un ensemble de mesures visant à s’attaquer immédiatement aux problèmes critiques par des solutions à plus long terme susceptibles d’améliorer durablement la capacité des pays de se protéger contre une menace de pandémie récurrente.
Pour Dr Bettoum, "si cette pandémie arrive, nous ne savons pas comment elle va se présenter et nous ne savons pas non plus le degré de dangerosité de ce un nouveau virus. Totalement inconnu par notre organisme, celu-ci n’aura pas les défenses immunitaires nécessaires pour lui faire face et pour se défendre". De ce fait, il a insisté sur l’importance de la préparation dès maintenant des professionnels de la santé au sens large.
À La Réunion 3.700 individus sont concernés : les Professionnels de santé en exercice libéral ou salariés non hospitaliers, médecins, mais aussi ambulanciers, dentistes, infirmiers et infirmières, kinésithérapeutes, orthophonistes, pharmaciens, sages-femmes et encore assistants et assistantes de ces professionnels... Ils apprendront dans ces séances à "être prêts en cas de pandémie : comment reconnaître les signes d’alerte et comment réagir avec des mesures précises et à se protéger eux-mêmes. Car ils vont à avoir un rôle actif indispensable à la survie, non seulement de la population, sinon aussi de l’économie et des structures fonctionnelles de notre région... Il faut qu’ils puissent rester en bonne santé pour soigner les autres et pour informer à la population", a-t-il précisé. Et si cette pandémie n’arrivait pas, "il sera toujours positif d’être prêt pour affronter ce genre de crises", a-t-il conclu.

Jany Leseur
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Vous avez entendu parler de ces sessions de formation en métropole, vous ? Si c'est le cas, c'est plutôt une bonne nouvelle.