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VIRUS H5N1 => ASIE DU SUD EST - ANIMAUX H5N1 => Continents et Pays sous surveillance H5N1 => Thaïlande - Articles animaux => Discussion démarrée par: anne le 17 juillet 2006 à 14:14:20

Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 17 juillet 2006 à 14:14:20
MERCI A DRAKKAR ET A ZOUZOU de nous avoir parlé de charoen

3.2 Les Chearavanont
La famille Chearavanont avait une fortune estimée à 1,3 milliard de dollars par le magazine
Forbes en 2004, ce qui la positionnait au 342e rang mondial. En 2003 Forbes considère Dhanin
comme l’un des 25 hommes d’affaires les plus influents hors des Etats-Unis, Dhanin étant le seul
représentant de la Thaïlande dans ce classement. Cette famille possède le plus grand groupe de
Thaïlande, Charoen Pokphand (CP), qui n’est comparable à aucun autre dans le pays : 160 000
employés répartis dans 300 sociétés (en Thaïlande et à l’étranger) générant un chiffre d’affaires annuel
consolidé estimé à 15 milliards de dollars et évoluant dans des secteurs aussi variés que l’aquaculture,
la grande distribution, la restauration rapide, la pétrochimie, les télécommunications, l’immobilier ou
les assurances. Les données les plus récentes de Forbes (2005) placent Dhanin à la 387e place des
fortunes du monde avec 1,7 milliard d’euros.

La société CP a été fondée par deux frères, Chia Ek Chor et Chia Seow Whooy – Chinois
Teochius originaires de Shantou, arrivés en Thaïlande en 1921, respectivement âgés de dix huit et dix
ans. Ek Chor ouvre son premier magasin à Bangkok, Chia Tai, et le spécialise dans la vente de graines,
d’engrais et d’insecticides. Très vite, il délègue la gestion de ses affaires à son frère cadet pour se
consacrer à l’ouverture de nouveaux points de vente dans les pays voisins. Après la prise du pouvoir
en Chine par les communistes (1949), les deux frères décident de baser définitivement leurs activités
en Thaïlande. Ils s’installent alors dans le quartier chinois de Bangkok et adoptent le patronyme thaï
de Chearavanont.

En 1954, la famille se lance dans la production intégrée et la vente de volaille – ce qui deviendra
l’activité de base du groupe – et crée Charoen Pokphand Feedmill pour produire de la nourriture pour
poulet. S’appuyant sur le réseau des magasins Chia Tai, cette activité rencontre un vif succès et
permet l’expansion de CP dans d’autres secteurs de l’agro-industrie tels que la production de
crevettes (dont le groupe est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux).

En 1964, le plus jeune fils d’Ek Chor, Dhanin Chearavanont, reprend le contrôle du groupe et
développe l’entreprise familiale en modernisant les activités d’élevage de volaille avec l’assistance
du numéro un mondial de ce secteur, Arbor Acres Farm (États-Unis). La technologie acquise grâce à ce
partenariat permet à CP d’exporter du poulet au Japon dès les années 70 et de devenir l’un des
premiers investisseurs dans ce domaine en Chine et dans la péninsule indochinoise.
CP est
actuellement le plus grand producteur de volaille en Asie et le quatrième au niveau mondial. 75
% de la production est vendue sur le territoire, le reste est exporté vers les Etats-Unis, le Japon, la
Grande-Bretagne, la France, pour ne citer que les plus importants.

Le groupe pratique l’intégration verticale et contrôle directement plusieurs filières agroalimentaires
(poulet, canard et porc), de la production de semences jusqu’au conditionnement et à la
distribution, en passant par les fermes d’élevage et la fabrication d’aliments et de produits vétérinaires.
Le groupe a créé une filiale en charge de la production de semences et de l’amélioration génétique, et
une filiale produisant des aliments pour animaux de compagnie, marché de niche très porteur en
Thaïlande. Depuis 1999, l’ensemble des activités d’agriculture, d’élevage et d’aquaculture (35 filiales)
est regroupé au sein de la société CP Foods PCL. Le groupe est aujourd’hui le premier distributeur
de semences fruitières et légumières en Thaïlande : il développe ses propres variétés hybrides et
importe une gamme complète d’engrais et d’éléments nutritifs essentiels à l’agriculture.
Le groupe a créé la filiale CP Intertrade pour gérer toutes ses relations internationales, à
l’import et à l’export. CP Intertrade offre ses services à toutes les autres composantes du groupe. Elle
distribue également en Thaïlande des marques étrangères. Son activité concerne le commerce
international du riz, des haricots, des crevettes, des poulets, des canards, des vins de France et
d’Australie. Les poulets et les crevettes comptent pour plus de la moitié de son chiffre d’affaires. Ses
principaux marchés sont la Chine, Taiwan, les Etats-Unis et l’Union européenne. Le groupe CP a créé
une quinzaine de bureaux de représentation en Asie, en Europe (dont un bureau en France), et aux
Etats-Unis. Avec plus de 350 employés, son chiffre d’affaires atteint les 48 milliards de bahts.
Traditionnellement, les entreprises agricoles thaïlandaises sont également de grands propriétaires
terriens. Au sein du groupe CP, les activités foncières et immobilières tiennent une place
importante depuis la fin des années 80. A travers sa filiale CP Land, le groupe a participé à des projets
très variés (bureaux, hôtels, centres commerciaux, etc.) et a notamment acheté le Fortune Town Shopping
en 1996.
3.2.2 Les années 1980 : CP se lance dans la grande distribution et se développe
en Chine
La grande distribution est aujourd’hui l’une des vitrines du groupe. CP s’est associé avec
SHV Holding (Pays-Bas) dans les années 80 pour fonder la société Siam Makro et introduire en
Thaïlande le concept des magasins de vente en gros. Le succès que rencontre le premier point de
vente Makro, ouvert en 1989, incite le groupe à étendre le concept aux fournitures de bureau et aux
accessoires automobiles (Makro Offices et Makro Auto Express). Il existe aujourd’hui 20 magasins Makro,
38 centres Makro Auto Express et 6 centres MakroOffice en Thaïlande générant un revenu total d’environ
40 milliards de bahts (1 milliard d’euros) par an. Si la santé de l’entreprise n’était pas très bonne ces
36
dernières années, les résultats sont en progression depuis 2003 malgré la rude concurrence d’acteurs
tels que Tesco, Casino ou Carrefour, arrivés plus tardivement sur le marché thaïlandais (entre 1996 et
1999)
Le groupe a également été un pionnier du développement des commerces de proximité en
Thaïlande avec la chaîne de magasins 7-eleven (Japon) – que CP exploite en franchise et que l’on
retrouve aujourd’hui à travers tout le pays. Il existait en 2004, 2861 7-eleven en Thaïlande, soit 464
créations rien que sur l’année 2004, réalisant un chiffre d’affaires de 56 milliards de bahts par an.
La diversité des opérations de CP à l’étranger fait de celle-ci la seule société thaïlandaise
véritablement multinationale, le groupe étant présent dans plus de vingt pays. A l’instar de
nombreux groupes asiatiques, CP décide d’investir massivement en Chine dès 1979 – le groupe fait
ainsi figure de pionnier parmi les grandes sociétés thaïlandaises, qui ne tarderont d’ailleurs pas à
l’imiter sans jamais investir autant que Dhanin. CP compte aujourd’hui plus de 200 filiales en
Chine, dont les deux tiers travaillent dans le secteur agroalimentaire ; 105 sociétés agricoles couvrent
la quasi-totalité des provinces chinoises. Le groupe a également investi dans l’industrie automobile
chinoise à travers Ek Chor China Motorcycle, société fabriquant des motos ainsi que des pièces
détachées pour voitures, motos et camions. Le groupe a investi 20 milliards de bahts en 2004 afin
d’ouvrir 34 hypermarchés supplémentaires d’ici la fin de l’année, et prévoit d’atteindre un nombre de
124 centres Lotus d’ici fin 2005. La filiale gérant ces centres est Shanghai Lotus Supermarket Chain Stores
Co. Ltd. En 2003, le chiffre d’affaires de l’ensemble des activités de CP Group en Chine a augmenté
de 10%, passant ainsi de 3,6 milliards de dollars à plus de 4 (172 milliards de bahts).
Toujours en Chine, CP a fondé en 1988 la brasserie Shanghai Mila, en partenariat avec Heineken.
Le groupe a revendu la totalité de ses parts lors de la crise économique de 1997, puis a rapidement
réinvesti dans ce domaine. CP est aujourd’hui associé au groupe Boon Rawd (famille Bhirom Bhakdi)
et à la Siam Commercial Bank pour produire 80 000 tonnes de bière par an sous la marque Wan Li
dans la province du Guanxi. CP s’est aussi diversifié vers la restauration rapide avec la chaîne de
« fast food » Chester Grill, la chaîne de restauration rapide thaïlandaise Thai Thai, les magasins de
crèmes glacées ETE et le service de photocopieuses CP Service Supplies. Le groupe CP est également à
la tête de nombreux projets immobiliers en Chine (dont la plupart sont localisés à Shanghai),
comprenant aussi bien des pavillons résidentiels, des complexes commerciaux que des sites industriels.
Le projet plus important est certainement la construction du Super Brand Mall Complex (335 millions
de dollars).
En 1988, CP a par ailleurs décidé d’investir dans le secteur pétrochimique en s’associant à la
société belge Solvay & Cie pour créer Vinythai, spécialisée dans la production de PVC. D’autres sociétés
du groupe fabriquent aujourd’hui du cuir artificiel, des feuilles et des tubes de PVC ainsi que d’autres
produits plastiques.

3.2.3 Les années 90 : CP investit massivement dans les nouvelles technologies
CP est devenu un acteur de poids du secteur des télécommunications par l’intermédiaire de
sa filiale Telecom Asia (TA) qui a obtenu, en 1992, une concession de la part de la Telephone
Organisation of Thailand (TOT) et achevé l’installation de 2,6 millions de lignes téléphoniques à
Bangkok en septembre 1996. Entretemps, CP a fondé Telecom Holding afin de poursuivre les
opérations stratégiques du groupe dans le secteur des télécommunications et permettre ainsi à TA de
se concentrer sur les activités d’exploitation. A travers Telecom Holding, le groupe possède près de
quarante sociétés, couvrant tout le spectre des activités liées aux télécommunications. En 1995,
TA lance une nouvelle filiale, UTV, premier fournisseur de services pour la télévision câblée à utiliser
de la fibre optique, proposant ainsi une excellente qualité de réception aux téléspectateurs. En 1997,

http://www.ubifrance.fr/medias/complement/1/multi_B0514881A.pdf en pdf, c'est plus joli

charoen a aussi une filiale en indonesie;;;
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 17 juillet 2006 à 17:29:15
charoen fait tout :
alimentations pour hommes, chiens, poissons
graines engrais, legumes modifiés

tiré de wikipedia

Fermes de crevette et exploitations de pisciculture
    Sous le leasership de Charoen Pokphand la Thaïlande est allée bien au plus grand producteur du monde de l'alimentation de crevette et les poissons alimentent. Charoen Pokphand est le plus grand exportateur du monde de sa crevette noire de tigre, ou monodon de teneaeus au Japon, l'Europe, la Chine, la Corée du Sud, le Taiwan et l'Australie et les Etats-Unis.

    Poissons hybrides
    Le groupe de CP a également développé les crevettes roses thaïes d'eau doux (kram de kam de koong) et également les poissons de Tubtim (poissons rouges), un hybride de Tilapia qui inclut le Nil Tilapia et le Tilapia noir.

Aliments surgelés

    Le détail de CP de Charoen Pokphand et la vente (CPRAM), BKP, CP Interfood, tiennent le premier rôle le marketing, le Veefoods, le gril de Chester, et les lignes des aliments surgelés de CPRAM thaï thaï quatre, « dragon de jade », « Bakerich », « Le Pain » et « Deli thaï », comme la plupart de produits alimentaires du CP ont reçu HACCP, OIN 9002 et 14001 et certifications d'OHSAS 18001.

Restaurants

    La cuisine globale Cie., Ltd est incluse dans les CP « cuisine concept de monde » et a en tant que sa mission primaire à être « un groupe d'affaires de classe du monde », lançant de nouvelles chaînes rapides et occasionnelles de restaurant de concept, autour du monde, tel que le gril thaï » et « de Chester » « thaï.

Aliment pour animaux familiers et alimentation de zoo

    Le groupe d'affaires d'animal de compagnie qui inclut Perfect Companion Company limitée produit le chien, le chat, l'oiseau, les poissons d'aquarium, et la nourriture de cheval, et l'alimentation des animaux de zoo, pour l'exportation. Les destinations d'exportation incluent Hong Kong, l'Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Pakistan et le Taiwan.

Graines, engrais et protection des plantes

    Lancé sur le marché principalement sous la marque « Chia Tai », le CP détient une part significative sur le marché de graine du légume et de fleur de la Thaïlande, et exporte des graines vers d'autres marchés asiatiques. Le CP a développé les légumes organiques pour les marchés intérieurs.

L'environnement

    Le CP développe ambiant les produits sûrs et favorise des méthodes de production avec l'utilisation efficace des composés chimiques. Cette connaissance est disséminée aux fermiers de la Thaïlande par l'intermédiaire du réseau étendu du CP des techniciens de protection d'agronome et de plantes.
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 17 juillet 2006 à 17:35:34
avian Farms Inc.

L'objectif de base du programme génétique de Avian Farms est le développement génétique de « produits spécifiques pour des marchés spécifiques ». À cette fin, la société a mis au point des reproducteurs pour trois marchés de volaille distincts - les produits carnés frais en boîte, les produits de type PFK et les produits désossés surtransformés.

Grâce à ses fermes d'élevage établies au Texas, au Kentucky, au Maine et en Géorgie (É.-U.) ainsi qu'aux Pays-Bas et à des coentreprises en Espagne, en Chine, au Venezuela, en Asie et en Ukraine,
Avian peut desservir les marchés mondiaux. Avian Farms a des liens étroits avec le Groupe Charoen Pokphard (Thaïlande), dont certaines des principales entreprises possèdent des actions de Avian Farms. Ce groupe a des usines de transformation en Thaïlande et en Chine et des usines sont en cours de construction en Indonésie et aux États-Unis.

investissements a l'etranger de charoen  : on note la turquie, l'indonesie, etc.

http://www.cpthailand.com/webguest/overseasinvestment.aspx
sur le site de charoen
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 17 juillet 2006 à 17:46:06
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/07/DELFORGE/11314

un peu long mais instructif

Le récent passage à l’humain de la grippe du poulet présente un danger redoutable : en l’absence de vaccin et de traitement, les morts pourraient, selon l’Organisation mondiale de la santé, se compter en millions. En Thaïlande, la poussée de grippe aviaire du début de l’année 2004 a aussi secoué les perspectives des agro-industriels, précipitant une crise dont les premiers à faire les frais sont d’ores et déjà les petits fermiers.

 

Par Isabelle Delforge
Journaliste, chercheuse auFocus on the Global South, Bangkok.

L’ambition de la Thaïlande de devenir la « cuisine du monde » a été sévèrement contrariée par l’épidémie de grippe aviaire qui a balayé l’Asie à partir de la mi-décembre 2003. Dès le mois de janvier 2004, plus de 20 000 tonnes de volailles, refusées par les autorités japonaises, européennes et sud-coréennes, étaient retournées à leurs producteurs thaïlandais. Au total, dans huit pays asiatiques, plus de 100 millions d’oiseaux furent tués par cette épidémie sans précédent, pour la plupart abattus par mesure prophylactique (1).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme, ayant constaté depuis 1997 que ce virus (nommé H5N1) n’infectait plus seulement les espèces animales, mais qu’il pouvait aussi se transmettre aux humains. Les autorités sanitaires craignaient particulièrement que le virus ne soit contagieux d’une personne à l’autre sans contact direct avec un oiseau porteur. Le précédent du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) était encore dans toutes les mémoires (2) : 34 personnes, en Thaïlande et au Vietnam, ont contracté la grippe H5N1, 23 d’entre elles en sont mortes.

Dans un rapport publié en avril 2004, l’OMS évoquait « le risque (…) que les conditions présentes dans certaines régions de l’Asie ne débouchent sur une pandémie de grippe. Les pandémies, qui réapparaissent à intervalles imprévisibles, provoquent invariablement des taux élevés de morbidité et de mortalité, de fortes perturbations sociales et d’importants dommages économiques. Selon certaines estimations prudentes fondées sur des modèles mathématiques, la prochaine pandémie pourrait entraîner la mort de 2 à 7,4 millions de personnes  (3) ».

La Thaïlande étant le pays où l’épidémie a emporté le plus de victimes humaines, la grippe aviaire est rapidement devenue une crise nationale. Car le poulet est un commerce particulièrement lucratif au royaume de Siam. Quatrième exportateur de volailles du monde, le pays vend à l’étranger jusqu’à 90 % de sa production pour une valeur de 981 millions d’euros, principalement vers l’Union européenne et le Japon (4). La production d’aliments pour le bétail, l’élevage, la transformation et la vente de poulets représentent un secteur industriel d’une telle importance que l’on estime à plus de 2 milliards d’euros les dégâts de la grippe aviaire pour l’économie du pays. Selon M. Tripol Jawjit, député du Parti démocrate (opposition) à la Chambre des représentants, 670 000 familles d’éleveurs ont été affectées par l’épidémie  (5).
Un champion national

Cependant, si la maladie a étendu ses ailes bien au-delà des élevages de poulets et de canards, c’est surtout parce que le leader du marché avicole est aussi le plus grand empire commercial du pays. Le groupe Charoen Pokphand (CP), un conglomérat multi-national principalement tourné vers l’agroalimentaire et présent dans plus de vingt pays, domine des activités aussi diverses que la production de semences, les télécommunications, la pétrochimie ou la grande distribution.

L’introduction de l’élevage intensif de poulets dans les années 1970 a fait la célébrité du groupe CP en Thaïlande. Et, même si la volaille ne compte plus que pour 10 % de son chiffre d’affaires, la grippe aviaire a ébranlé le groupe, faisant chuter ses actions de 12,5 % dès le jour de l’annonce officielle, entraînant une baisse brutale de la Bourse de Bangkok.

Au-delà des retombées économiques, la grippe du poulet a déclenché une profonde crise politique. Le premier ministre, M. Thaksin Shinawatra, un des plus riches hommes d’affaires, a pris la défense des intérêts des exportateurs d’une manière si manifeste que les consommateurs et les petits producteurs se sont sentis manipulés. Du coup, la population ne se défiait plus seulement de son assiette, mais aussi de la parole de ses dirigeants. Et la crise de confiance s’est exportée, gagnant très vite les principaux partenaires commerciaux du pays.

La réponse du gouvernement à l’épidémie s’apparente à une longue série de dissimulations, de mensonges, d’incompétences et de décisions extrêmement contestables : le long retard avant de reconnaître l’épidémie ; les mesures sélectives prises pour enrayer sa propagation ; la formidable campagne de promotion nationale hissant la consommation de poulet au rang d’acte patriotique ; le développement sans nuance de l’élevage industriel au détriment des petites exploitations paysannes.

Le 23 janvier 2004, après avoir nié qu’il tentait d’étouffer l’affaire, et sous la pression des organisations de la société civile et des partis d’opposition, le gouvernement a admis l’existence de l’épidémie. De nombreuses sources confirment cependant que l’industrie et les autorités savaient que la grippe faisait rage depuis plusieurs mois. Ainsi, en novembre 2003, un vétérinaire de l’université Chulalongkorn avait avisé le ministère de l’agriculture qu’il avait décelé le virus H5N1 dans des carcasses de poulet ; aucune mesure ne fut prise  (6).

Dépité, M. Disathat Rojanalak, un agriculteur bio de Nong Chok, près de Bangkok, fait visiter son poulailler abandonné. « En décembre, sur mes 800 poules pondeuses, 650 sont mortes en quelques jours. J’ai fait analyser les carcasses par le département élevage du ministère de l’agriculture. Une employée m’a déclaré que les poulets étaient morts “sans aucune cause médicale”. Comment pouvais-je croire que ces animaux n’étaient pas malades ? J’ai alors compris qu’on nous cachait la vérité. »

Centaco, un abattoir de la banlieue de Bangkok. La société exporte de la volaille surgelée, principalement vers le Japon. Assises à même le sol dans l’une des petites chambres où elles vivent, à deux pas de l’usine, une quinzaine d’ouvrières syndiquées racontent : « Avant l’annonce officielle de l’épidémie, nous avons dû faire beaucoup plus d’heures supplémentaires que d’ordinaire. Normalement, nous abattons environ 90 000 poulets par jour, se souvient l’une d’elles. Mais, à partir de novembre et jusqu’au 23 janvier, nous avons transformé jusqu’à 130 000 poulets par jour. » De nombreux animaux arrivaient malades. « On nous donnait l’ordre de les traiter comme d’habitude, même s’ils étaient déjà morts en raison du virus, explique une travailleuse. C’est nous qui découpons les poulets. On voyait bien qu’ils étaient malades. Leurs organes étaient gonflés. On ignorait qu’il s’agissait de la grippe, mais dès octobre on a cessé d’en manger. »

En apprenant par la télévision la nature du virus, elles ont pris peur. Pendant deux mois, elles avaient abattu et transformé de la volaille malade sans précaution sanitaire particulière. « Nous avons alors demandé à la direction d’améliorer les mesures de sécurité, dit l’une d’elles, dirigeante syndicale.
Nous avons demandé des vêtements de protection et nous en avons obtenu. Mais ce n’est pas assez. Nous encourons plus de risques que les éleveurs, parce que nous sommes obligées de toucher les poulets à longueur de journée. Nous touchons le sang, nous touchons les plumes… »

La stratégie de la dissimulation a été appliquée du haut en bas de l’échelle sociale : la réaction de M. David Byrne, le commissaire européen à la santé, fut ainsi l’une des plus embarrassantes pour Bangkok. Quelques jours à peine avant d’annoncer officiellement la présence du virus sur le territoire, le premier ministre lui avait personnellement garanti que le pays était épargné. La presse rapporta que le commissaire s’était senti « déshonoré », d’autant plus que le gouvernement a déclaré qu’il avait gardé cette information secrète de peur de provoquer un mouvement de panique (7).

Le quotidien d’information économique Manager accusa alors le gouvernement d’avoir couvert l’affaire afin de protéger les intérêts des grandes entreprises. Plutôt que de mettre en quarantaine les zones où ils détectaient la présence du virus, les fonctionnaires distribuaient de maigres compensations aux aviculteurs en échange de leur silence et de l’abattage de leurs animaux  (8). L’épidémie avait propulsé le cours du poulet surgelé sur les marchés mondiaux de 1 600 dollars la tonne à 2 500 dollars. Selon Manager, l’industrie thaïlandaise mit largement à profit ces mois fastes pour gonfler ses bénéfices (9).

L’appui du gouvernement aux magnats du poulet prit un tour spectaculaire lorsque le premier ministre en personne se lança dans une croisade pour convaincre la population de manger du poulet. Il multiplia les apparitions télévisées une cuisse de poulet entre les dents, ou se pourléchant les babines devant un festin de volailles. Des panneaux publicitaires géants, signés par le gouverneur de Bangkok, relayaient le message : « Si les Thaïlandais ne mangent pas du poulet thaïlandais, comment peut-on espérer que d’autres nous en achètent ? »
Des milliers de paysans exclus du marché

Le « festival du poulet » organisé le 8 février par le gouvernement fut l’apogée de cette campagne insolite. Charoen Pokphand et toute la crème de l’industrie distribuèrent des milliers de repas gratuits ; le plus grand mangeur de poulet fut couronné à la suite d’une âpre compétition ; et des stars du show-business et du monde politique paradèrent, dévorant ostensiblement des volailles thaïlandaises. Après des mois de rumeurs et d’informations contradictoires, la population resta toutefois sceptique et, pendant de longues semaines, de nombreux restaurants cessèrent de servir de la volaille.

Le patriotisme du poulet promu par le gouvernement est traversé par de nombreuses contradictions. Les patriotes de l’estomac encouragèrent les consommateurs à manger dans les restaurants de la chaîne de restauration rapide… Kentucky Fried Chicken, où la volaille était censée être saine car bien cuite… et produite par le groupe CP.

De manière moins anecdotique, l’attitude du pouvoir démontre clairement la priorité donnée à l’industrie d’exportation. En 2001, le pays était le cinquième exportateur de produits alimentaires dans le monde, d’après un classement de l’Organisation mondiale du commerce  (10). Cependant, la plupart des citoyens du royaume ne bénéficient pas de ce commerce lucratif.

La santé des consommateurs et des travailleurs arrive loin derrière la prospérité des exportateurs. L’OMS fut conduite à critiquer l’absence de mesures de protection en direction des éleveurs et des travailleurs de la chaîne avicole (11). Les campagnes d’information sur les risques encourus par la population et la manière dont elle pouvait se protéger restèrent sans commune mesure avec la campagne de relance de la consommation.

A moyen terme, cette crise précipite une restructuration du secteur orientée en faveur de l’élevage industriel. Sous prétexte de sécurité sanitaire, les autorités imposent en effet aux éleveurs de construire des poulaillers fermés. Incapables d’effectuer les investissements nécessaires, des milliers de petits aviculteurs ont déjà dû cesser leurs opérations, laissant la place aux grandes exploitations.

Les succès enregistrés par la Thaïlande sur les marchés mondiaux n’ont pas permis à ses 20 millions de petits producteurs et travailleurs du secteur agroalimentaire de sortir de la pauvreté. De 1995 à 2000, alors que la valeur des exportations de produits alimentaires augmentait de 52 %, la dette moyenne par famille d’agriculteurs augmentait également de 51 % (12). Cheville ouvrière de ce succès, la petite paysannerie produit plus mais voit ses revenus diminuer, tandis que l’environnement a considérablement souffert de la surexploitation des terres. Et l’ambition de la Thaïlande de devenir la « cuisine du monde » entraîne la mise en avant des intérêts des multinationales de l’agroalimentaire au détriment de ceux de la population.
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 17 juillet 2006 à 18:53:54
1.    C.P. Food Product (Shanghai) Co., Ltd.
(incorporated in the People    CPF SH    Thai food restaurant in the People    100.00
2.    Charoen Pokphand (USA), Inc.
(incorporated in USA)    CP USA    Broiler integrations
(Operation wound up in March 2004)    
3.    C.P. Standart Gida Sanayi ve Ticaret A.S.
(incorporated in Turkey)    CPS    Chicken Integration    



a priori ; ils font bcq de plats cuisinés, que l'on peut manger dans des mac do thailandais par ex

http://www.q-bite.com/

mais aussi du poulet congelé

ils font de la securité alimentaire, leur devise  est quque chose comme honneteté, transparence et autres termes ronfflants qui laissent reveur quand on lit donc plus haut qu'ils ont utilisés des poulets malades..
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 18 juillet 2006 à 05:49:29
http://articles.ibonweb.com/magarticle.asp?num=1173

trad partielle

En tant qu'élément de la commande de la compagnie à devenir un conglomérat global, Charoen Pokphand Corp. a vu l'Indonésie comme marché principal pour ses produits et a établi une unité locale d'alimentation de volaille, Charoen Pokphand Indonésie (CP Indonésie). En 1971, Charoen Pokphand Indonésie a obtenu un permis de gouvernement par le service d'investissement de capital d'équipement étranger d'établir une usine de volaille et de bétail sur la parcelle de terrain de 2.4 hectares à Jakarta. La compagnie a commencé ses opérations commerciales en 1972, avec une capacité de production de 20.000 tonnes par an. Le produit bétail et porc inclus alimentent, comme la volaille alimentent pour des couches, des poulets à rôtir et des canards. En 1976 et 1979, la compagnie a augmenté ses opérations à Surabaya et à Medan en installant des usines avec des capacités de 24.000 tonnes et de 80.000 tonnes par an, respectivement. Après avoir entrepris plusieurs améliorations de production, CP Indonésie a maintenant une capacité totale de production de 650.000 tonnes par an dans ses usines à Jakarta, Sorabaya et Medan, a combiné. L'usine à Jakarta est située sur une aire de terre de 27.284 mètres carrés de la capacité de production de 200.000 tonnes par an. L'usine de Sorabaya occupe une aire de terre de 42.565 mètres carrés et peut produire jusqu'à 250.000 tonnes par an, alors que l'usine dans Medan est construite sur une parcelle de terrain du mètre 17.595 carré et a une capacité annuelle de production de 200.000 tonnes.
In line with the company's effort to strengthen its market position in poultry feeds, the shareholders decided in 1990 to take over 80 percent of the shares of Charoen Pokphand Jaya Farm, a company based in Jakarta and engaged in poultry and other animal husbandry. Charoen Pokphand Jaya is categorized as the country's biggest producer of day-old chicks.

on a 3 nom de villes pour les elevages charoen : jakkarta, medan ( pas trop loin du cluster indo 30km, et subaraya ..ca me dit quelque chose....en correlation avec des malades ou un virus que j'ai vu passer )

en plus : il est le plus grand producteur de poussin de un jour de la region

on a ca aussi dans une autre pages sur les compagnies qui fabriquent de l'ailmentation pour animaux ( je ne sais pas pour quel animaux )
http://www.fao.org/DOCREP/004/AB986E/ab986e0s.htm#TopOfPage

PT Charoen Pokphand Indonesia
localisé a
Medan, Jakarta, Surabaya, Tangerang

tangerang est aussi un endroit ou il y a des malades
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: gérarddesaintmars le 18 juillet 2006 à 06:30:12
Tiens, Anne, pour rebondir sur Tangerang....
La filllette de 3ans, décédée le 6 juillet, était originaire de Tangerang, c'est du moins ce qu'il est possible de lire dans un message posté par Niceam à ce sujet... D'autres sources ignoraient totalement Tangerang et ne parlaient que de banlieue Ouest de Jakarta... L'OMS dans son bulletin n°22 du 14 juillet est beaucoup moins précise qu'à l'accoutumée puisque la version est : ... "dans une banlieue de Jakarta"  , ç'est un flou diplomatique ou un flou imposé ?????  ;D  ;D
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 18 juillet 2006 à 06:57:43
ah..merci gerard...les données deviennent eliptiques ?
comme quoi il faut lire les nouvelles en indonesien.;et c'est la qu'alain nous manque ;-)
je coris que ce n'est pas nouveau avec OMS : on a souvent cela..( pas de nom de personnes, pas de localité precise )
subarya : je crois me souvenir q'uil y a eu un cluster de 4 personnes en janvier 2005..ce n'est pas un nom inconnu pour moi.

il y a d'autres geants de l'agroalimentaire la bas..il ny a pas que Charoen
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http://influenza_h5n1.vosforums.com/viewtopic.php?t=2052&sid=a9b7929a55ce4acf71aae094e500bcd6
en farfouillant sur le forum , on retrouve ces textes de ZOUZOU et DRAKKAR..
peut etre faudra t il retraduire le premier article

j'avoue ne pas avoir trop tilté sur le moment, faute de comprendre l'anglais

charoen europe est en belgique
http://www.cpfeurope.be/fr/fr_presentation.html

on y voit en francais une petite presentation du groupe; grand producteur de poussins de un jour :
CP Foods produit actuellement en Thailande 5.6 millions de poussins d'un  jour par semaine, 1.260 tonnes de viande de poulet par jour, 11.000 tonnes de produits cuits (8000 tonnes en poulet et 3000 tonnes en canard) par mois et 60.000 tonnes de crevettes par an.

http://www.agripressworld.com/start/artikel/179345/fr petite news sur le fait que charoen est en turquie et bientot en russie
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 18 juillet 2006 à 15:37:40
http://www.magnusasia.com/clients_fmcg.html

Charoen Pokphand Indonesia Tbk, PT
Business Line: ERP
Solutions: SAP/R3
Location: Indonesia

Part of an agribusiness market leader group of companies with companies in Thailand, Indonesia, China, Taiwan, Singapore and Malaysia, Charoen Pokphand Ltd in Indonesia has over 60 companies and employs over 12,000 people.
60 companies et plus de 12 000 employés
"tahilande, chine, taiwan, indonsie, singapoure; malaysie

 Charoen Pokphand Indonésie Tbk (CPI) est la principale compagnie de l'agrobusiness de l'Indonésie. La CPI a établi un traitement de volaille ultra moderne et valeur-ajoute une usine de nourriture. L'emplacement pilote de feedmill d'exécution de SÈVE a commencé en juin 2002 à l'usine de Balaraja/de Jakarta.

La fonctionnalité de mySAP a couvert les finances, la gestion des matières, les ventes et la distribution, la planification de la production, et les interfaces aux applications de pont, aux systèmes de contrôle des employés, et aux systèmes pesants de mélangeur. Le roulement de groupe dehors continuera au commencement jusqu'en 2003, pour les 11 " feedmills"restants en Indonésie.

PT Charoen Pokphand Indonesia Tbk (CPI) is Indonesia's leading agribusiness company. CPI has established an ultra modern poultry processing and value-add food production plant. The pilot SAP implementation feedmill site started in June 2002 at the Balaraja / Jakarta plant.


The mySAP functionality covered financials, materials management, sales & distribution, production planning, and interfaces to weighing bridge applications, shop floor control systems, and mixer systems.

The group roll out will initially continue until 2003, for the remaining 11 feedmills in Indonesia.
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: anne le 21 juillet 2006 à 09:31:19
VIETNAM 2004 :
  Les localités s'emploient à freiner la propagation de la grippe aviaire

http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=37&TOPIC_ID=85&REPLY_ID=14377

La grippe aviaire frappe 28 villes et provinces et environ 3,5 millions de volailles en sont contaminées. Jusqu'au 26 janvier, cinquante personnes sont atteintes de la grippe A.
Selon le Département vétérinaire du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, la grippe aviaire touche 28 villes et provinces dont 13 dans le Nord et 15 dans le Sud. Environ 3,5 millions de volailles sont malades. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a fourni au Vietnam des équipements de protection contre la contamination de la grippe du poulet. Le plan de prévention et de lutte a été élaboré grâce aux aides de l'Office international des épizooties. Toutes les localités y participent activement.
Dans la province de Hà Tây, l'épizootie s'est déclarée dans la coentreprise Charoen Pokphan Vietnam, située dans la commune de Thuy Xuân Tiên, district de Chuong My. Hà Tây a immédiatement créé un comité de pilotage, en collaboration avec la section vétérinaire, en vue de surveiller et de limiter l'expansion de l'épizootie. Aucun cas d'humain contaminé n'a été découvert dans cette région. Cent dix-sept mille poulets ont été abattus et tous les outils utilisés pour l'élevage ont été brûlés. L'environnement a été désinfecté. Les sections vétérinaires des 14 districts ont renforcé les contrôles afin de découvrir et éteindre immédiatement les foyers d'épizootie. Hà Tây a averti chaque village du danger de la grippe du poulet et fourni aux paysans des moyens de lutte.
La province de Cà Mau (dans le Sud) a également abattu près de 20.000 poulets malades. La grippe aviaire s'est signalée dans la plupart des quartiers de la ville de Cà Mau, mais les habitants locaux sont encore épargnés de la maladie. Afin d'aider les éleveurs victimes, Ca Mau a accordé des indemnités de 10.000 dôngs à 15.000 dôngs par poulet.
Quant à Hô Chi Minh-Ville, elle a tué plus de 2 millions de volailles élevées dans les fermes. Dans les jours à venir, la mégapole du Sud va continuer d'abattre les volailles malades des foyers éleveurs.
Titre: GEANT de l' AGROALIMENTAIRE THAILANDAIS
Posté par: niceam le 21 juillet 2006 à 16:16:30
anne, tu as soulevé un drôle de lièvre !!!
c'est bien ce que l'on pensait, ces usines à fabriquer du poulet "cadavre" comme disent les africains,  sous cellophane, sont aussi des usines à virus, pour le malheur de l'humanité... :mrgreen: