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VIRUS H5N1 => Europe => EUROPE - INFORMATIONS GENERALES => Discussion démarrée par: niceam le 17 juin 2006 à 17:04:17

Titre: FRANCE PLACE DE L'ARMEE EN CAS DE CRISE GRIPPE AVIAIRE
Posté par: niceam le 17 juin 2006 à 17:04:17
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/interventions_premier_ministre_9/discours_498/allocution_premier_ministre_lors_56250.html
extrait du discours

Les Français attendent aussi de l’armée qu’elle intervienne en cas d’accident ou de catastrophes naturelles, sanitaires, et technologiques. Face à ces risques, les armées sont souvent les seules en mesure de déployer, avec la réactivité nécessaire, les moyens humains et matériels suffisants.

Leur action est indispensable sur le territoire national, pour participer aux missions de recherche et de sauvetage, d’évacuation sanitaire ou d’assistance en vol. Elles jouent un rôle majeur dans la lutte contre les feux de forêt et la pollution maritime ou pour porter secours aux populations sinistrées. Elles sont présentes lorsque des menaces sanitaires comme le chikungunya ou la grippe aviaire menacent nos concitoyens. Elles contribuent enfin à la lutte contre le trafic de stupéfiants et contre l’immigration clandestine.
Titre: Le système militaire d'observation des pandémies
Posté par: derborence le 18 février 2007 à 23:57:23

bonjour a tous javascript:void(0);
breve apparition sur le site pour ce post qui est peut etre interessant
petit salut perso a anne
cordialement derborence
 



Prévenir l'apparition d'une épidémie en milieu militaire concourt au maintien de la capacité opérationnelle des armées, qui pourrait être compromise par l'absentéisme consécutif à la maladie.

Tous les ans, de septembre à avril, le Service de santé des armées s'associe au réseau national GROG, de surveillance clinique et biologique de la grippe, en désignant 30 unités " sentinelles ", réparties sur l'ensemble du territoire métropolitain. Ces unités constituent le réseau SMOG (système militaire d'observation de la grippe), chargé de surveiller non seulement la grippe, mais également les infections respiratoires aiguës fébriles.

Pour renforcer le SMOG, la direction centrale du Service de santé des armées dans son plan " pandémie grippale " a prévu de s'appuyer sur le système militaire d'observation des pandémies (SMOP), réseau élargi de surveillance épidémiologique et de prise en charge des cas de grippe pandémique.

En cas de déclenchement d'une pandémie, le SMOP serait constitué de 60 services médicaux d'unité (régiments, bases aériennes, unités de la marine) réparties sur l'ensemble du territoire de la France métropolitaine. Son rôle serait :

- de participer à la surveillance épidémiologique (déclaration des cas, prélèvement d'échantillon rhino-pharyngé à des fins d'analyse) ; les informations collectées seraient adressées à l'institut de veille sanitaire (InVS)

- de prendre en charge les cas de grippe survenus au sein de la population militaire (prise en charge à domicile, évacuation vers un hôpital...).

La participation au dispositif national de santé publique

Le plan " pandémie grippale " du service de santé des armées intègre d'autres actions mettant en oeuvre ses savoir-faire au profit de la santé publique :

- conservation par des établissements militaires du stock national de traitements anti-viraux, sous forme de produit base en vrac et de boîtes de Tamiflu ;

- transformation par la pharmacie centrale des armées, à la demande du ministère de la santé, du produit base en comprimés d'oseltamivir PG (pandémie grippale) ;

- élaboration par les hôpitaux militaires de plans leur permettant de faire face à un afflux de malades, dans un contexte pandémique.

Le service de santé des armées a participé aux trois exercices nationaux organisés en 2005 et 2006, destinés à évaluer et à améliorer l'état de préparation de la France face au risque de pandémie grippale. Il était représenté au sein de différentes cellules opérationnelles soit au niveau ministériel (défense et santé), soit en interministériel.

Formation à l'Ecole du Val-de-Grâce

La 8e session de formation au SMOP, organisée par l'Ecole du Val-de-Grâce, s'est déroulée le 14 décembre dernier.

Depuis janvier 2006, près de 400 médecins d'unité ont été sensibilisés aux aspects virologiques, cliniques, épidémiologiques et d'ordre organisationnel d'une pandémie. Le personnel des directions régionales et des chefferies du Service de santé des armées ainsi que des deux départements d'épidémiologie et de santé publique, appelés à encadrer et superviser la mise en oeuvre éventuelle d'un plan " pandémie grippale ", assiste également à ces formations.

L'enseignement est assuré par des médecins, biologistes, infectiologues et épidémiologistes, des armées.

http://www.defense.gouv.fr/