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VIRUS H5N1 => EUROPE - ANIMAUX => Europe => Suisse - Articles animaux => Discussion démarrée par: niceam le 22 mai 2006 à 11:58:52

Titre: Berne propose à l’UE des alternatives au confinement général
Posté par: niceam le 22 mai 2006 à 11:58:52
Berne propose à l’UE des alternatives au confinement général

VIENNE C’est une première. La Suisse a été conviée à une réunion vétérinaire de l’UE. Et y a plaidé pour le pragmatisme face au virus H5N1.

ANNE KAUFFMANN
Publié le 21 mai 2006
Hans Wyss a été écouté avec intérêt par ses collègues européens. /


Pour l'instant, face à la menace de la grippe aviaire, l'Union européenne a réagi en prônant la mise à l'abri de toutes les volailles en période de migrations. Même si les voyageurs ailés ne sont pas les seuls responsables de l'avancée de la maladie. Cette recommandation vaut aussi pour la Suisse, accord bilatéral en matière vétérinaire oblige.

Ne vaudrait-il mieux pas cibler les régions à risque et y exercer une surveillance particulière? C'est la conviction de la Suisse. Elle l'a exposée aux chefs vétérinaires des membres de l'UE au cours d'une réunion informelle qui s'est achevée hier.

«Chez nous, l'élevage en plein air est très répandu, rappelle Hans Wyss, le chef de l'Office vétérinaire fédéral (OVF) contacté à Vienne. Et ce virus, on sait qu'il faudra vivre avec pendant longtemps. Dans ces conditions, mettre toutes les volailles du pays à l'abri deux fois par an, c'est problématique. Voilà pourquoi nous avons réfléchi à des alternatives.»

La «voie suisse» s'est construite sur les observations faites dans notre pays. A 32 reprises, ces derniers mois, le virus H5N1 a été découvert dans des cadavres d'oiseaux d'eau, principalement sur les bords du lac de Constance. «A notre avis, cette zone-là doit être considérée comme un écosystème à risque, explique Hans Wyss. D'autres régions lacustres ou d'autres cours d'eau pourraient, eux aussi, à terme faire l'objet d'une attention particulière.»

Qu'en pense l'UE? «J'ai perçu un réel intérêt tant du côté des Etats membres que des représentants de la Commission, répond le directeur de l'OVF. Les contacts vont continuer, La réflexion va se poursuivre.» Même si c'est un Etat non membre qui l'a lancée? «Vous savez, dans le domaine de la santé animale nous sommes traités comme un Etat membre, constate Hans Wyss. On participe au processus de décision commune, la collaboration est exemplaire. Pendant les trois jours de cette réunion, je n'ai jamais eu l'impression d'être un outsider!»