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VIRUS H5N1 => EUROPE - ANIMAUX => Europe => France - Articles animaux => Discussion démarrée par: niceam le 30 avril 2006 à 09:03:22

Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: niceam le 30 avril 2006 à 09:03:22
http://www.odsradio.com/html/actu.php?id_art=8039

Un nouveau cas de H5N1 sur un cygne mort dans un étang de la Dombe dans l’Ain
   La Préfecture l’a annoncé mercredi. L’interdiction d’accès aux étangs est du coup prolongée d’un mois. Et les touristes fuient la région. Les habitants comme les exploitants commencent à en avoir marre. Selon eux, il fallait tuer tous les cygnes dès le 1er cas découvert en février dernier.
27/04/2006 à 09h28 - Mélanie POUEY

Tuer les cygnes !!! (la bétise est mortelle !!!) alors que ce sont des sentinelles victimes de la présence du virus dans les eaux contaminées des étangs (contaminées sans doute de "l'engraissement" pour l'aviculture avec les fèces des volailles des élevages intensifs...)
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: shl78 le 30 avril 2006 à 09:38:21
Oui tout à fait  >:(  ils restent focalisés sur les oiseaux migrateurs ...
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Posté par: gribouille le 30 avril 2006 à 15:25:30
Scandaleux en effet.
C'est l'eau qui est vecteur virale et non les diverses espèces dont les cignes qu'il faut incriminer.
Grrrrrrrrrr  ;)
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: qwerty56120 le 30 avril 2006 à 16:13:50
Merci de modérer vos propos et vos remarques. Même si vous êtes persuadés que toute sles volailles d'élevage sont porteuses du virus H5N1 et que par la même leurs fientes sont contaminées et que le méchant industriel n'a rien d'autre à faire que passer ses dimanches à les déverser dans les étangs particulièrement des dombes pour tuer les oiseaux sauvages, beaucoup pensent que cette vision obtue n'est pas si simple.

merci

en effet pour qu'une fiente soit contaminée la volaille doit l'être et est donc malade et le plus souvent morte.... à part l'élevage de dinde à versailleux (dont la litière a été incinérée) seuls des oiseaux de la faune sauvage se sont avérés porteurs du virus.... donc sauf si on importe exprès des fientes contaminées de l'étranger j'aimerais que vous m'éclaireriez sur la capacités des méchantes volailles délevage à contaminer nos étangs....

franchement vous ne trouvez pas que vous êtes d'un parti pris impressionnant?
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: shl78 le 30 avril 2006 à 16:57:57
Je ne prends pas partie contre les élevages ... je trouve inadmissible qu'on puisse lancer l'idée d'exterminer les cygnes car ils ont la faiblesse d'être sensible au virus  >:(  Il faut rester sérieux ...

Concernant les pistes, je maintiens que toutes les hypothèses ne sont pas vérifiées, on le voit très bien sur les enquêtes de l'OMS, basées uniquement sur les volatiles et lorsqu'il n'y en a pas ? et bien on peut lire source non déterminée  ???  un peu faible comme argument ... maintenant la pisciculture est une piste parmi tant d'autres mais qui semble intéressante. Il y a des personnes qui n'ont aucun scrupule à faire des choses interdites pour gagner plus d'argent, pourquoi en serait-il autrement avec la grippe aviaire ?
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: qwerty56120 le 30 avril 2006 à 18:11:49
parce que pour avoir des fientes contaminées il faut des volailles contaminées ce qui a part l'élevage de versailleux n'ets pas le cas en france,
et que la pisciculture dnas les étangs des dombes n'est aps je crois très développé....

donc concernant la situation du H5N1 en france je trouve vos dires.... très .... peu vraisemblables.

de plus la france étant excédentaire en "fumiers et lisiers"... l'imporattion de fumiers ou de fie,tes séchéees contaminées d'autres pays est illusoire....

que la contamination par les fumiers existent oui je suis d'accord.... mais arrêtez cette campagne de mésinformation sur la situation en france.... merci
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: niceam le 30 avril 2006 à 18:50:35
http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c4_les_prefectures/c46_votre_prefecture/001/


SUR LE SITE DU MINISTERE DE L'INTERIEUR :


Le département est formé de quatre zones distinctes - Bresse, Dombes, Bugey, pays de Gex- qui, chacune avec ses particularités, contribuent à la très grande diversité et au dynamisme économiques de l'Ain. L'agriculture et les industries agro-alimentaires sont dominées par la céréaliculture, l'élevage et la production laitière, les volailles et les fromageries en Bresse, les salaisons et la pisciculture dans la Dombes, le vignoble dans le Bugey.

http://www.chez.com/cm2montagniers/page20.html
L'empoissonnement se fait chaque année. Des alevins sont transférés dans différents étangs suivant leur croissance. Les principales espèces élevées dans ces étangs sont la carpe, le brochet, la tanche, le gardon, la perche commune, le rotengle. On y trouve aussi des poissons parasites (la perche soleil, le poisson chat). Cette pisciculture produit environ 1400 tonnes de poisson par an.
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: anne le 30 avril 2006 à 19:59:28
qwerty, il ne s'agit pas d'une campagne de desinformation.
il 'sagit de refflechir un peu.
je ne suis pas prete pour ma part a gober n'importe quoi..quand je vois que le virus de quinxhai est arrivé directement au nigeria, je me pose des questions et si zouzou n'avait aps soulevé le probleme , on en serait resté aux mechants migrateurs
je ne suis pas peremptoire dans un mode de contamination car tout est toujorus possible en science du vivant, donc personnellement j'ai pour principe de ne jamais dire : toujours ou jamais
je ne dirais pas par ex : c'est sur que dans les dombes c'etait du a la volaille ou aux migrateurs;
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Posté par: Deufy le 30 avril 2006 à 20:00:10
Les rumeurs qui circulent sur le cas des dindes de Versailleux sont quand même de plus en plus troublantes :

une thèse désormais répendue publiquement fait état de factures qui témoigneraient d'un provenance étrangère des dindonneaux en cause (de chine à ce qui se dit).

Du coup, même si la litière a été détruite après coup, on est quand même en droit de considérer que la contamination du milieu a eu pour origine l'actvité avicole, et non l'inverse.

Auquel cas, on pourrait du surcroît considérer qu'il s'agit là d'une "pollution" ou d'un "empoisonnement" du biotope du fait de l'exercice d'une activité économique...

Quoi qu'il en fût, ni les cygnes, ni l'avifaune ne peuvent ni ne doivent porter ou répondre de la responsabilité de l'introduction du virus dans le milieu, car personne n'est en mesure de'en faire la preuve.

Il serait donc temps de cesser de mettre gratuitement en accusation les uns ou l'autre; parce que personne n'est plus dupe de cette sinistre mascarade. >:(
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: anne le 30 avril 2006 à 20:43:26
par ailleurs c'est toujours sympas d'apporter ici de la doc, ou une trad ou des recherches en francais si on ne connait pas l'anglais...ou des connaissances concretes et precises
critiquer sans apporter de solutions ou de reponses concrétes c'est un peu facile...

par ailleurs , le fait que le virus soit "majoritairement " repandu, par des facteurs et echanges  humains ( lire mini review de webster )
donne une opportunité de lutter contre ce fleau, de retarder l'echeance d'une eventuelle pandemie ( mais si on part sur des a priori , on risque de passer a coté d'evenements signifiants )

les oiseaux revenant d'afrique ont bien survolé plus ou moins les pays du magreb?...l'espagne...en france il y a bien des zones de reunions d'oiseaux migrateurs

et alors, pourquoi n'y a til pas une hecatombe de vollaile domestique.
les oiseaux du lac tchad ne sont pas contaminés a priori si on en croit les etudes

 la reflexion, voudrait que l'on correle les zones ou il y a de grandes concentrations d'oiseaux migrateurs et les zones ou il y a des fermes, voir si ca se recoupe..et refflechir
prendre des infos sur les trafics animaux ( en provenance des USA, de thailande de chine etc.... et voir ou ils arrivent )
c'est du travail


et q'uon voit sereinement ce qui se passe.
sinon , on part dans un debat sterile et emotionnel, en bref une engeulade
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: shl78 le 01 mai 2006 à 08:39:40
On ne demande à personne de changer d'avis  ;)  

Chacun donne ses éléments d'après sa propre opinion et comme tu le dis Anne, les différents éléments recoupés entre eux permettent d'évoluer et d'analyser correctement le phénomène  :D
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: qwerty56120 le 02 mai 2006 à 07:49:19
alors là je dis merveilleux....
mais bien sur des dindonneaux venant de chine....

bon je suis soumis au secret professionnel mais une chose est sure ... ce ne sont pas des dindonneaux importés de chine.

je crois que je vais arrêtez là.... je suis d'accord avec vous toute sles pistes doivent êtes étudiées pour élucider la présence du H5N1 sur notre territoire. je suis d'accord qu ela piste desmigrateurs n'est pas suffisante pour expliquer celà.... mais ce que je regrette c'est l'empressement de certains à adopter aussi vite que possible tous les ragots allant dans le sens d'une conspiration des méchants industriels.... c'est tellement simple et politisé comme comportement.

étant scientifique je ne peux avaliser des positions aussi parti pris en a l'absence de preuves irréfutables.

NB: merci pour cette information pour la pisciculture dna sl'ain je ne le savais pas
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Posté par: anne le 02 mai 2006 à 08:23:14
ca peut etre n'importe qu'elle bestiole, dont des poulets... ( nous ne sommes pas au courant de tout ce qui s'est passé dasn une periode anterieure dans les dombes ..j'aurais tendance a elargir le laps de temps a quelques mois avant l'explosion apparente de l'epidemie , y  a til eu autre chose que l'on n'a pas vu, pas su...une hecatome etiquetée newcastlle...apr ex.)

qui a dit que les mechants industriels des DOMBES ( s'il y en a )  etc....ou alors j'ai raté un episode

mais bref , passons : etant scientifique , peux tu  nous donner des articles serieux venant de revues veterinaires ;-)
ce qu'on fait ici au max ( cf les cailles )..veterinaire ce n'est pas mon job, ni celui de la pluaprt d'entre nous ici ( donc on ne connait pas les revues valables utilisées par les veterinaires , ni les sites)

il y a des refflexions a faire sur le fait que les oiseaux sauvages contaminés au danemark, sont souvent des rapaces
ca mange quoi un rapace...? est ce que cela peut selon la race , manger occasionnellement des cadavres d'animaux ( charognard occasisonnel ) ( je pense aux souris  etc.. ou  aller picorer un " cygne mort" )
on a forcement une chaine ecologique a essayer de remonter

il y a des listes d'animaux contaminés a creer..etc...

en passant ca nous apprend a mieux connaitre la nature etc...ce qui est sympa
mais desolée mon cher qwerty, en ce moment j'ai bcq de boulot exterieur au H5n1..
je n'ai aps que le H5n1 dans la vie..heureusement
alors un coup de main concret ( sans trahir le secret profesionnel ) , ca serait sympa
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: qwerty56120 le 02 mai 2006 à 10:34:02
malheureusent je n'ai plus beauocup de temps non plus pour des raisons professionnelles et personnels, et je crains que ce soit de pire en pire, mais bon, c'est qu edu positif ;)

je cite  Niceam :

"Tuer les cygnes !!! (la bétise est mortelle !!!) alors que ce sont des sentinelles victimes de la présence du virus dans les eaux contaminées des étangs (contaminées sans doute de "l'engraissement" pour l'aviculture avec les fèces des volailles des élevages intensifs...)"
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: anne le 02 mai 2006 à 10:43:17
bon, ben moi je vais rester au lit  ;D  et me payer de vrai WE au point ou en en est,  quwerty
tu n'as pas un lien a nous filer au moins..  ???:
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: niceam le 02 mai 2006 à 12:48:01
oui qwerty, c'est mon opinion j'ai des soupçons sur la contamination - tu n'es pas d'accord c'est ton droit, c'est pas pour cela que je traite de noms d'oiseaux  ;)
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: alain le 02 mai 2006 à 13:43:22
je me pose une question
je reviens sur cet elevage de dindes contaminées et seul elevage touché
a t'on un apercu des elevages de dindes dans les dombes et quels sont les sites de couvoir de dindes
on parle de traçabilité des animaux ,il doit bien y avoir quelque part une info de circulation des animaux d'elevage
on utilise les oies comme sentinelle mais a t'on une echelle de sensibilité chez les animaux et le pouvoir contaminant comme les cailles signalées en asie depuis 1 ans
http://www3.niaid.nih.gov/news/focuson/flu/research/pandemic/perez_quail.htm
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: gentille le 02 mai 2006 à 16:24:25
Citation de: "qwerty56120"
alors là je dis merveilleux....
mais bien sur des dindonneaux venant de chine....

bon je suis soumis au secret professionnel mais une chose est sure ... ce ne sont pas des dindonneaux importés de chine.

je crois que je vais arrêtez là.... je suis d'accord avec vous toute sles pistes doivent êtes étudiées pour élucider la présence du H5N1 sur notre territoire. je suis d'accord qu ela piste desmigrateurs n'est pas suffisante pour expliquer celà.... mais ce que je regrette c'est l'empressement de certains à adopter aussi vite que possible tous les ragots allant dans le sens d'une conspiration des méchants industriels.... c'est tellement simple et politisé comme comportement.

étant scientifique je ne peux avaliser des positions aussi parti pris en a l'absence de preuves irréfutables.

NB: merci pour cette information pour la pisciculture dna sl'ain je ne le savais pas


Vous êtes sur que ce ne sont pas des dindonneaux importés de chine .Soit.Vous vous dites soumis au secret professionnel mais vous savez donc quelque chose qu il vous est interdit de révéler .On se doute bien qu il y a beaucoup de choses à cacher dans cette histoire de grippe aviaire . Si les informations que vous possédez sont importantes pour la bonne information du public il faudrait peut être oser transgresser votre « secret professionnel » au nom de la liberté dont se gargarisent si facilement nos états . Il ne faut pas oublier l Histoire et le nombre de choses infâmes qui ont été perpetrées au nom de toutes sortes d obligations, d interdits ou de silences . Si je me réfère à votre phrase : étant scientifique je ne peux avaliser des positions aussi parti pris en a l'absence de preuves irréfutables :cela veut dire que votre certitude concernant les Non Dindonneaux implique que vous avez la preuve du contraire . Oui ou non ?

Pour information générale le confinement, pour les particuliers au moins ,est levé en Belgique ; pays plus petit que la France et probablement plus réfléchi .Je crois qu en Suisse on va vers le déconfinement aussi .Ne me répondez pas que c est parce qu en Belgique on a pas trouvé de cas positifs : que je sache on n en a pas trouvé non plus dans pleins de départements français !
Titre: les elevages industriels
Posté par: alain le 02 mai 2006 à 17:20:41
http://www.mcspotlight.org/media/books/fawn_f.html#3


evidemment ça ne se passe pas en france


VOLAILLES AUJOURD'HUI

SOUFFRANCE CACHÉE
Ces dernières années, l'élevage des volailles s'est enfermé dans des hangars sans fenêtres qui maintenant défigurent le paysage. La photo ci-dessous d'un dindon reproducteur mcintre à quel point l'élevage industriel des volailles est tombé bas.


UN LIVRET D'INFORMATION PRODUIT PAR LE


FARM ANIMAL
WELFARE NETWORK



(LA SOCIETE NATIONALE CONTRE
LELEVAGE INDUSTRIEL)


THE NATIONAL SOCIETY AGAINST
FACTORY FARMING (GB)
Traduit par CHARLES NOTIN (Eté 1995)

Les statistiques décrites dans ce livre sont basées surtout sur des informations venant de la Grande-Bretagne, mais la plupart des pratiques d'élevagedécrites ici sont utilisées dans le monde entier.

SOMMAIRE PAGE

La poule de batterie
Les poulets de chair
Les dindes
Les canards
Les autruches
Les cailles

Photo de couverture: Dindon débecqué, sauvé de l'abattage par Chickens' Lib. Photo: Dave Clegg
«La pire torture infligée à une poule de batterie est l'impossibilité de se retirer quelque part pour pondre. Pour la personne qui connait un peu les animaux, il est réellement déchirant de voir comment une poule essaie et essaie encore de ramper sous ses voisines de cage pour y chercher en vain un endroit abrité» Professeur K. Lorenz,
Prix Nobel et éthologiste.


Depuis que Le Professeur Lorenz a fait cette observation (en 1981), des chercheurs ont prouvé que dans des conditions expérimentales, des poules franchiront une gamme très étendue d'obstacles pour parvenir à un pondoir (nid de ponte) où elles pourront pondre en étant isolées. Une poule de batterie n'aura aucune chance de le faire - elle devra pondre au milieu de ses co-détenues, à mêrne le sol grillagé.

La législation européenne prévoit 450 cm2 par poule dans les élevages en batterie - moins gue le double de la surface de cette page.


LA POULE DE BATTERIE
Les conditions de vie dans une cage en batterie ne détruisent pas du tout la "mémoire ancestraie" des poules:
'On peut voir souvent des poules enfermées dans des cages de batterie au sol grillagé .... faire tous les mouvements correspondant à la prise d'un bain de poussière. Si des oiseaux privés à ce point de ia possibilité de se rouler dans le sol ont par la suite accès à quelque chose dans lequel ils peuvent prendre un bain de poussière, alors ils se livrent à une véritable orgie de bains de poussière, cherchant apparemment à rattraper le temps perdu...'
Through Our Eyes Only, Dr Marian Stamp Dawkins, Département
de Zoologie, Université d'Oxford (W.H. Freeman, Spektrum
1993)


Peules recueillies par l'association britannique "Chickens'Lib". Toutes les poules brunes sont des rescapées d'élevages en batteries. Lorsqu'elles furent délivrées de ce cruel type d'élevage, elles n'avaient plus de plumes.

 Photo: Chickens' Lib.


LA VERITABLE HISTOIRE D'UNE POULE DE BATTERIE
Premier Jour
Les poussins nouvellement éclos sont triés selon le sexe, à une cadence très rapide. Les males sont tués. (Les poules pondeuses ont été génétiquement sélectionnées en vue d'une forte production d’oeufs; les mâles de ces souches sont considérés peu rentables à élever pour la chair. Cette extermination au niveau de l'accouvoir se produit pour tous les systèmes d'élevage). Un grand nombre de ces poussins subissent une mort lente dans les "poubelles" ou les sacs-poubel les où ils sont asphyxiés.
Du 2e Jour à l'Entrée en Ponte
Les poulettes sont élevées dans des cages spéciales ou sur une litière épaisse. Celles qui ont eu la chance de jouir d'une certaine liberté dans un élevage sur litière subissent un choc cruel lorsque, à l'âge d'environ 18 semaines, elles sont enfermées - pour la vie - dans des cages de batterie.
Débecquage - Taille du Bec
Certains poussins sont débecoqués: cette mutilation consiste en une amputation d'une partie du bec avec une ame chauffée à rouge. Il s'agit de réduire le cannibalisme par la suite; et cette opération peut provoqueer des souffrances pendant le reste de l'existence.

Un An dans les Cages
La plupart des poules de batterie passent environ un an dans les cages de ponte. Quelques unes subissent une mue forcée destinée à les faire pondre pendant une deuxième année d'incarcération. Pendant toute leur existence de pondeuses, elles se tiennent: ou se couchent sur un sol grillagé et en pente, et souffrent souvent de lésôions aux pattes et aux griffes, et subissent en permanence détresse et manque de confort. Il peut y avoir 3, 4 ou 5 étages de cages et une cage pourr 5 poules mesure 45cm sur 50cm.
La Cruauté des Cages
Laissées à elles mêmes, les poules sont trés actives de l'aube jusqu'au crépuscule: elles marchent, courent, picorent et grattent le sol à la recherche de nourriture, se roulent dans la poussière et construisent des nids. Tous ces modèles comportementaux leur sont refusés dans une cage de batterie. Brutalement frustrées, les poules de batterie en viennent à se donner des coups de bec les unes aux autres.
L'Epreuve de la Ponte - Ouel Prix pour ces «Oeufs Frais de Ferme»?
Les poules hybrides d'aujourd'hui pondent 5 à 6 oeufs par semaine. Les poules de batterie deviennent très stressées et agressives pendant la période qui précéde la ponte àcause de l'impossibilité de pondre dans un endroit isolé et à cause de l'inexistence de matériaux susceptibles de former un nid. K. Lorenz, un spécialiste du comportement animal, a écrit:
«Pour une personne gui connaît les animaux, il est déchirant de voir comment une poule essaie encore et encore de ramper sous ses compagnes de cage, afin de chercher en vain un endroit isolé.»

Quand un oeuf est pondu, le cloaque s'élargit; rouge et humide, il attire l'attention des autres poules qui sont en proie à la frustation et à l'ennui. Celles-ci peuvent alors picorer ce cloaque, et cela peut mener au cannibalisme. Et dans une cage de batterie, il n’y a aucune possibilité de fuite!

 

(image, Poules de batterie, allec des oeufs «frais de ferme» s'accumulant près des cadavres en décomposition de deux autres poules.)

Les Maladies Dûes a l'Intensification de l'Elevage - les Batteries Provoquent de la Souffrance
De nom breuses maladies et de nombreuses blessures restent inaperçues par l'éleveur à cause de l'obscurité et de l'entassement dans ces cages: il est difficile de bien voir ce qui s'y passe et des maladies du foie ou des reins font des ravages parmi les poules de batterie; et la maladie de Marek (une sorte de cancer) prend sa part de victimes. Souvent, des oiseaux arrivent au stade fatal sans que l'éleveur le remarque. Pire, des poules mortes (comme celles dans la photo) peuvent rester dans les cages pendant de longues périodes, pendant lesquelles les «oeufs frais de ferme» roulent à côté de ces cadavres.
Tumeurs
De nombreuses poules de réforme ont des tumeurs malignes. Dans les cages peu éclairées, ces poules ne sont pas remarquées et de nombreuses poules malades sont chargées dans les camions qui les emmènent à l'abattoir. Certains de ces oiseaux cancéreux pourraient-ils finir dans l'assiette d'un consommateur?
Os Fragiles et Os Brisés
Les conditions d'existence des poules dans les cages de batterie font que les poules ont des os si fragiles qu'ils cassent quand les rarnasseurs les retirent des cages. Un ancien employé avicole a fait la description de ses tâches quotidiennes et du ramassage des volailles:
«L'une de mes tâches était de retirer les oiseaux morts: je n'étais jamais à court de travail. A cause de la faiblesse de l'éclairage, les deux étages inférieurs étaient dans l'obscurité, et il était impossible de voir si les poules étaient encore vivantes. Quandles carcasses étaient retirées, c'étaient souvent des crânes et quelques os. Une fois, je pris part au vidage d'un hangar de dix mille poules. D'autres gars des fermes voisines furent appelés et la torture commença. Je me souviens qu'on me cria après parce que je procédais trop doucement. Les oiseaux étaient tirés des cages par les


pattes. Les ramasseurs trarisportaient quatre oiseaux dans chaque main jusqua la sortie du hangar. Le bruit etait assourdissant, l'odeur putride. Pattes, ailes et cous étaient brisés sans ménagement. Quand j'y réfléchis maintenant, l'ensemble du système est incroyablement cruel. Ceci étant dit, cette ferme-la était plutôt une bonne ferme pour un élevage en batterie: Le sol était balayé tous les jours et on prenait des mesures contre les maladies et les animaux nuisibles ... J'ai cessé de travailler dans l'aviculture industrielle après avoir eu des cauchemars.»

Souvent presque totalement déplumées, les poules pondeuses "usées" endurent de grandes souffrances lors du transport à l'abattoir. Ces trois ex-poules de batterie ont été sauvées de ce destin. Ici, on peut le voir profiter du soleil pour la premiére fois de leur vie. Remarquez comme l'une d'elles étire une aile, afin de sentir la chaleur des rayons du soleil. Photo: Dave Clegg

 

Une étude de l'Université de Bristol a révélé que 24% des poules de batterie subissent des fractures pendant le ramassage.

Transport à l'Abbattoir
Des millions de poules subissent des transports sur de ongues distances, car seuls quelques abattoirs s'occupent de l'abattage despoules pondeuses de réforme. Souvent presque totalement déplurnées, elles peuvent subir des trajets dans le froid, pendant l'hiver; par temps chaud, la chaleur peut provoquer un stress allant jusqu'à la mort.
L'Abattage
Le plupart des poules sont électrocutées (afin de les étourdir) puis égorgées. La législation rend obligatoire l'étourdissement avant l'égorgement (avec une exception pour les abattages religieux israélite et musulman). Une recherche faite par des chercheurs de l'Université de Bristol a révélé que lorsque des poules de réforme étaient électrocutées avec un courant approprié, 98% d'entre elles avaient des os fractures. Les éclats d'os dans la viande de poule posent un probléme pour les fabricants. Une «solution» est de réduire l'intensité du courant, afin de réduire le nombre de fractures d'os. Dans ce cas, de nombreuses poules de batterie peuvent être égorgées et même entrer dans le bac d'échaudage encore conscientes. Les poules de batterie de réforme servent a la fabrication de potages en sachets, de cubes de bouillon ou de plats préparés.
LES POULETS DE CHAIR
La poule est une mére qui protège fortement ses poussins, les gardant sous son aile pendant les deux premiers mois de leur vie. Sélectionnés génétiquement pour grossir vite, les poulets de chair sont abattus à l'âge de 6 ou 7 semaines. (La longevité d'un poulet en bonne sanre pourrait être 6 ou 7 ans.) Photo: Dave Clegg

«Un gâchis cruehr»
- C'est ainsi que le Professeur John Webster de l'Université de Bristol a décrit l'industrie du poulet de chair. Nous vous invitons à voir de plus près la production de cette «saine» viande de poulet.


Une Vie Courte et Brutale
Les poulets de chair "industriels" (environ 90% du marché) passent leur courte vie dans d'énormes hangars sans fenêtres. Sans présence maternelle pour les guider, ils doivent se "débrouiller" par eux-mêmes dès le premier jour. Certains n'arrivent pas à trouver le chemin de la mangeoire ou de l'abreuvoir.
Vers la fin de la période d'élevage, certains poulets sont tellement infirmes qu'ils ne peuvent plus marcher; ces poulets meurent donc de faim ou de déshydratation.

Des Bébés Géants
Une sélection des reproducteurs visant à produire des oiseaux «voraces» et l'addition de substances activant la croissance a l'alimentation des poulets donnent un «produit fini», qui est un poulet deux fois plus gros qu'il ne devrait l'être à 'âge de sept semaines et deux fois plus gros qu'ils l'étaient avant l'apparition de l'aviculture industrielle et l'entrée de l'industrie chimiqueou pharmaceutique dans ce secteur. ie résultat? Des PROFITS pour les dirigeants et des SOUFFRANCES pour ces oiseaux malades et déformés.  (Lincolnshire Free Press, 5-10-87) Poulets de chair âgés de 6 semaines.

Des Conditions Sordides
Le ramassage des poulets morts en cours d'élevage est normalement une tâche quotidienne. Voici comment un employé d'un élevage de volailles l'a décrite:
«Cela doit être fait tous les jours à cause de la chaleur et à cause de l'entassement des poulets. &uand vous ramassez un poulet mort, il est courant qu'il soit déjà décomposé au point de n'être qu'un amas d'os et de matières liquéfiées.»


Ouand des oiseaux sont mis ensemble en si grands nombres (plusieurs milliers ow dizaines de milliers dans un même hangar), il est impossible d'inspecter efficacement leur état de santé. De nombreux oiseaux morts ou moribonds ne sont pas remarqués; les cadavres se décomposent sur le sol. Les coups dechaleur causent de nombreuses morts.

Les Maladies - Anciennes ou Nouvelles
De nombreux oiseaux sont tués très jeunes par des maladies, dont les crises cardiaques ou les syndromes de foie graisseux ou de reins graisseux. Maintenant, des maladies virales comme la maladie de Gumboro (qui détruit le système immunitaire et a été surnommée ie "SIDA des poulets") et l'Agent Anémique du Poulet font des victimes, portant souvent le taux de mortalité bien au delà de 10%. L'Ascitis est une autre conséquence de la producttion de poulets ayant beaucoup de chair mais des organes qui ne sont pas assez développés pour fonctionner correctement. Cette maladie, qui se traduit par une accumulation d'un fluide jaune ou taché de sang est une maladie associée à:
«un besoin très important d'oxygène dû à la croissance rapide des poulets modernes, combiné avec un manque d'espace pour la circulation du sang dans les capillaires des poumons.»
(Poultry Diseases, Ed.
F.T.W. Jordan, Baillere
Tindall, 1990)


(caption, Des poulets vivants picorant le cadavre d'un poulet mort en cours d'élevage. A l'âge d'abattage, ils couvriront entiérement la surface du parquet. Photo: Oxford Environmental Films)

Affections Douloureuses
Des millions de poulets sont atteints de douloureuses brûlures aux jarrets et de douloureux ulcères aux pattes (analogue aux escarres des humains). Un fort taux d'ammoniac dans l'air peut causer des cécités. Tout cela alors que ces poulets sont en fait des «bébés- oiseaux.»
Une Fin Cruelle
Le ramassage, le transport, et l'abattage causent des souffrances aux poulets. Lors du ramassage, les os (encore jeunes donc peu solides) se fracturent, et les articulations (déjà sujettes à des déformations douloureuses) se disloquent. Les poulets, attrapés puis portés 1 plusieurs dans chaque main par des ramasseurs qu'on fait travailler à toute vitesse sont jetés ou entassés dans des caisses ou des "modules" isortes de containers à tiroirs) avant d'être chargés sur des carnions. Souvent des pattes ou des ailes sont coincées dès le début du trajet vers l'abattoir. Les "morceaux" ou "portions" de poulets (souvent utilisés dans des être des morceaux récupéréssurdes buffets ou des barbecues) peuvent poulets blessés ou malades, au terme d'une existence faite d'un accumulation de souffrances dans un hangar sordide. Comme dans le cas des poules de reforme, un abartage "humanisé" n'est pas ga ranti à coup sûr, et il a été suggéré par des chercheurs avicoles que de nombreux pou lets ne sont pas étourd is efficacement et sont conscients au moment rcle l'égorgement. Là aussi, certains en- trent da ns le bac d'écha udage enco re vivants, peut-être même encore conscients.
(caption, Pattes atteintes d'ulcéres sur des poulets abattus. Photo: Chickens' Lib)


D'Autres Futures Privations?
De nouvelles inventions destinées à «combler les fissures» de cette désas- treuse aviculture industrielle ouvrent une perspective inquiétante. On recommande de restreindre l'alimen- tation des tout ]eunes poulets pour minimiser les maladies dûes à la rapidité de croissance ou à la mauvaaisc qualité de l'environnement des poulets:
«Comme l'alimentation contrôlée des poulets est une technique qui tend à se développer, il est important de la présenter au public comme une pratique ménageant le hien-être des poulets. Pour ccla, il faut parler de «contrôle de la croissance» et non de «restriction de la nourriture»...Ily a une possibilité évidente dans le contrôle de la croissancc des poulets, mais il faut utiliser la terminologie appropriée.»
(John Farrant, Editeur, Poultry World, Novembre 1994)


Dans le langage ordinaire, lespoulets affamés passent leur temps à fouiller une litière souillée de déjections en quête d'une nourriture qui n'existe pas.

Un expert avicole a suggéré d'élever les poulets de chair dans des cages (ce qui se fait déjà dans certaines parties du monde), comme une "solution" àcertains problèmes.

Le poulet "moderne" est un monstre génétique, condamné àtoute une série de maux physiques et mentaux, qui sont les résultats:

d'une sélection impitoyable en vue d'obtenir des oiseaux lourds
d'une alimentation et de drogues destinées à accélérer la prise de poids
de l'environnement des poulets (mauvaise ventilation, obscurité, saleté de la litiére, environnement dénué d'intérêt et ne favorisant pas les mouvements et l'exercice).
le mauvais état de santé du poulet de chair moderne «créé par l'homme» est donc une cruauté infligée sciemment au nom du profit et de l'Economie.
Les Reproducteurs
Souvent oubliés, il y a des millions de reproducteurs (coqs et poules) fournissant semence et oeufs à l'élevage des pou lets de chair. Gardés par centaines ou par milliers dans des hangars, leur existence est stressante, surtout pour les poules, dont le plumage est usé par les accouplements fréquents. La présence d'ammoniac dans l'air (dans les hangars) peut être élevée, causant des cas de cécité.
De nombreux oiseaux sont débecqués, afin de réduire les dégâts dûsà l'agressivité; cela peut causer des douleurs permanentes.


Restriction de Nourriture
Les reproducteurs sont soum is à une sévère restriction de nourriture. Les poulets de chair sont sélectionnés afin d'être «voraces» car cela est intéressant pour la rentabilité des poulets abattus à l'âge de 6 ou 7 semaines. Mais si les reproducteurs étaient autorisés à manger autant qu' ils veulent, leur fertilité serait très basse et il y aurait une forte mortalité à partir d'un certai n âge. Afin de «résoudre» ce probléme, on leur donne une ration alirnentaire minimale, qui les laisse tellement affamés gu'ils picorent les mangeoires même quand elles sont vides ou les parois de leur enclos, mangent la litière et des déjections etboivent de grandes quantités d'eau, pour tenter - en vain - d'apaiser leur appétit. Comme cette consommation excessive d'eau entraîne que lesoiseaux produisent des déjections liquides - ce qui rend la litière très humide - on peut également restreindre la consommation d'eau. Ce régime est imposé pendant les prem iers mois d'existence. Selon tout jugement norrnal, un tel traitement est cruel et devrait être interdit. Mêrnequand la restriction est moins forte (après l'âge de 20 semaines), les reproducteurs sont toujours gardés affamés, afin d'obtenir une fertilitéoptimale. Les poules reproductrices secouent souvent la tête de façon prononcée: cela est probablement dû au stress causé par cette faim permanente et par des accouplements anormalement fréquents.  
Les Reproducteurs Epuises Finissent en Potages
Lorsque leur période de productin maximale de semence ou d'oeufs est passée, les reproducteurs sont abattus et transformés en potages ou en plats cuisinés. Beaucoup sont tués pendant la période de reproduction, car on ne garde que les oiseaux les plus productifs.
(caption, Agés de quelques semaines seulement - et déjà victimes du système de l'élevage industriel des poulets de chair. Photo: Chris James)

LES DINDES
Les dindes sont des oiseaux qui ont dela personnalité. Les femelles ont un tempérament maternelaussi fort que les poules. Les dindons gonflent leurs belles plumes et glougloutent afin d'affirmer leur rôle de protecteur du harem. La dinde sauvage est capable de voler à 80 kmlh et niche dans les cimes des arbres. Les dindons pésent environ 8kg, les dindes beaucoup moins. Les dindes aiment rôder dans les forêts, mangeant des insectes et des végétaux. Les graines et les baies sont des nourritures très recherchées.
 (caption, Dinde sauvage protégeant ses petits. Photo: Gary Griffen Animals Animals/OSF)


La Dinde d'Aujourd'hui - «Faite» pour Souffrir
La viande de dinde est disponible toute l'année et est présentée comme une viande saine et diététique. La dinde de maintenant, sélectionnée génétiquement, a peu de ressemblance avec son congénère sauvage, surtout le mâle, qui peut à peine marcher.
La Laide Vérité
La plupart des dindes vivent entassées dans des hangars sans fenêtres et chichement éclairés. Ces grands hangars peuvent contenir 15 000 dindes. Bien que n'étant pas encagées, les dindes deviennent aussi serrées les unes contre les autres que des poules de batterie, lorsqu'elles atteignent leurs poids d'abattage. Se déplacer dans le hangar devient un défi épuisant et l'entassement engendre l'agressivité. Quelques unes, destinées à la période de Noël, sont élevées dans des hangars ouverts à la lumière naturelle et disposent d'un peu plus de place, mais elles sont quand même enco re très entassées.
Cannibalisme
Quand elles sont stressées, les dindes deviennent agressives et attaquent les yeux ou les doigts des pattes des voisines. Le Ministère de l'Agriculture britannique (M.A.F.F.) estime que 20% des dindes sont débecq uées: cette mutilation est effectuée avec une lame portée au rouge et peut entrainer une douleur permanente. La plupart des dindes élevées dans un hangar ouvert, à la lumière naturelle sont débecquées car l'agressivité devient plus importante si les oiseaux peuvent se voir clairement. En général, les phénomènes de cannibalisme sont contenus dans des limites «acceptables» soit en débecquant les dindes soit en les gardant dans un demiobscurité.
Morts de Dénutrition
Les dindonneaux ont du mal à trouver les mangeoires et les dindes industrielles commencent leur existence sans assistance maternelle donc beaucoup de dindonneaux meurent de faim ou de déshydration à l'âge de quelques jours.
Maladies
Des morts soudaines (causées par des congestions pulmnaires et par une cause analog ue à l'hydropisie) sont une cause importante de mortalité, surtout chez les mâles. D'autres causes sont la rhinotracheite des dindes et colisepticémie, qui rendent nécessaire l'usage d'antibiotiques.
Atteintes Causées par l'Environnement
Les dindes et les poulets de chair en souffrent de façon semblable. "La cécité dûe à l'ammoniac" peut survenir quand la litière est dans un mauvais état, dans un hangar surpeuplé et mal ventilé. Les oiseaux atteints se cachent dans les coins les plus sombres, frottant leurs yeux avec leurs ailes, et émettant des cris de douleur.
Une litière devenant humide et n'étant pius friable, l'environnement appauvri, et une faiblesse des pattes dûe à la sélection génétique provoqluent des brulures du jarret (analogues aux escarres) et des ulcérations aux pattes.

Le Cheptel Reproducteur: des Victimes d'Une Cruelle Exploitation
La reprcoduction des dindes modernes se fait artificiellement. Les dindons (mâles) ont été sélectionnés de façon à être artificiellement lourds et "pleins de vian de". Le mâle de maintenant peut atteindre 35kg, soit plus de 4 fois le poids de son cousin sauvage. La plu part pèsent autour de 25kg :ils sont toujours trop gros et larges de poitrine pour pouvoir s'accoupler avec les femelles qui sont beaucoup plus petites. L'insémination artificielle (I.A.) est donç pratiq uement uti lisée à 100% dans l'élevage industriel des dindes.
Le Caractère Traumatisant de l'lnsémination Artificielle
Périodiquement, avec des intervalles de quelques jours, les mâles sont attrappés et subissent une «traite», de semence. Les opérateurs stimulent manuellement la zone sexuelle mâle. Quand le phallus émerge, il est possible d'en faire sortir la semence qui est recueillie dans un tube pour étre conservée. Des Iésions de la région génitale mâle se produisent si or appuie trop souvent ou trop fort sur l'abdomen. La semence est injectée dans le vagin des femelles soit avec une seringue hypodermique soit avec un tube dans lequel l'opérateur souffle. Cette insémination est effectuée a une cadence élevée - Le livret de référence n⊃o&/sup; 242 du Ministère britannique de l'Agriculture - «Reproduction et élevage des dindes» estime qu'il faut environ une demi-minute par oiseau. Ce procédé est si stressant pour les oiseaux quece Ministère recommande de ne le faire que pendant la partie la plus fraîche de la journée» en période de temps chaud.
L'lnstinct de Couvaison - Persistance des Instincts Maternels
Jusqu'à 70% des dindes reproductrices deviennent couveuses, souhaitant couveret participer à l'éclosion de leurs oeufs, et ceci malgré les efforts de l'éleveur pour décourager cette habitude. Il a été estimé qu'environ 50% des frais de personnel sont consacrés au temps que ce dernier passe à prévenir ou à perturber le comportement de couvaison. Des "remèdes" à ce comportement de couvaison consistent, entre autres, à ramasser les oeufs fréquemment et à éjecter les oiseaux hors des nids de ponte. On a recherché des drogues susceptibles de combattre ce comportement.
 Intérieur d'un élevage de dindes intensif typique. Photo: Philip Lymbery

Atteintes au Bien-Etre
De nombreuses dindes reproductrices sont débecquées, afin de réduire les phénomènes d'agressions. Comme le montre la photo ci-contre, d'une dinde débecquée et ayant un oeil bléssé par l'attaque d'une awtre, le débecquage ne garantit pas l'absence de blessures sévères causées par l'agression entre les dindes.
Maladies des Animaux Reproducteurs
Les dindons souffrent tout particulièrement du fait de la sélection continuelle en vue d'obtenir un oiseau d'un très grand poids. Des maladies des articulations des pattes sont trés fréquentes, et très pénibles. Un éminent chercheur avicole britannique a affirmé que pratiquememt tous les dindons reproducteurs appartenant aux souches les plus lourdes répugnent à marcher.
Fort Taux d'Elimination
Comme pour les poulets de chair, seuls les reproducteurs les plus performants sont gardés, et les a utres sont rapidement éliminés. De toute façon, les sujets les plus productifs sont gardés pendant une an née de production avant de finir à leur tour en plats cuisinés ou saucisses, etc...
Ramassage, Transport et Abattage
Les dindes sont des oiseaux grands et forts, et qui sont facilement effrayés. Des manipulations violentes se produisent lorsque les ramasseurs doivent les attrapper par les pattes. Les oiseaux sont ensuite fourrés dans les cages de transport ou dans les modules avec une telle brutalité que les contusions sont une cause principale de déclassement des carcasses après l'abattage. Inéluctablement, des dindes meurent pendant le transport.
Les dindes sont abattues de la même façon que les poulets, et peuvent subir de grandes souffrances à ce moment. Comme ces oiseaux sont très lourds (un dindon adulte peut avoir le poids d'un enfant de 8 ou 9 ans), et

 Dinde débecquée avec un oeil blessé. Photo: Oxford

souvent effrayés, un énorme effort est imposé à leurs pattes et à leur bassin lorsqu'ils sont suspendus par les pattes la chaine d'abattage. A cela s'ajoute le fait que les ailes touchent souvent des parois mal isolées électriquement dela cuve d'eau électrisée, et, que ceci cause de pénibles et terrifiants chocs électriques avant que l'étourdissement ait réellement lieu.

The cruel end.
 Des recherches ont montré que dans beaucoup d'abattoirs, l'égorge- ment est souvent mal fait, et ainsi retarde l'arrivée d'une mort cérébrae libératrice. Des recherches faites en Grande-Bretagne ont indiqué que beaucoup de dindes sont encores vivantes lorsqu'elles entrent dans la cuve d'ébouillantage (qui précède le plumage), peut-être encore conscientes.

LES CANARDS
Les canards sont des oiseaux aquatiques. Ils choisissent de passer la plupart de leur temps dans l'eau, nageant et cherchant de la nourriture. Même les canetons fraîchement éclos peuvent suivre leur mére sur l'eau.
 Ces canards ont été achetés dans un important accouvoir industriel et élevés par F.A.W.N. Dés le premier jour, ils onl montré un intense intérêt pour l'eau, et passent l'essentiel de leurs périodes dáctivité à nager et à explorer ruisseaux et mares. Photo: Chris James

Les Canards Deviennent Eux Aussi l'Objet de Grosses Exploitations
Des millions de canetons sont maintenant élevés industriellement. Un important producteur de canards recommande de mettre cinq canards par m2, tandis que le Ministère britannique de l'Agriculture suggère sept canetons par m2 sur sol plein et huit sur sol grillagé ou en lattes de bois. En pratique, une combinaison des deux systèmes (sol en partie couvert de paille ou de copeaux et en partie fait de grillage) est répandu.
Le Ministère britannique de l'Agriculture (M.A.F.F.) estime qu'environ 75% des canards sont élevés intensivement, dans des hangars analogues aux hangars à poulets, où l'éclairage peut être presque permanent, mais de faible intensité.

Le Code du M.A.F.F. pour la protection des canards estime que «Le système d'élevage devrait être adapté à la sante et aux besoins comportementaux des canards».

Jolie phrase, mais bien creuse. Dans son ADAS Reference Book 70 'Canards et oies', on peut lire: «On peut penser beaucoup de bien de l'elevage et de l'engraissement sur sol grillagé» et : «Il n'est pas nécessaire de prévoir de l'eau pour nager.»

De nombreux canards ne connaissent rien d'autre qu'un abreuvoir allongé et peu profond, ou, pire, des systèmes qui ne leur permettent même pas d'immerger la tête. Des maladies des yeux (et même de la cécité), et un mauvais état du plumage peuvent resulter de cette privation. Il est cruel de refuser à des canards de l'eau dans laquelle ils peuvent nager, du fait qu'ils sont génétiquement "programmés" pour passer le plus ciair de leur temps dans l'eau.

Les Maladies
D'importantes causes de mortalité incluent des infections bactériennes comme la septicémie E. Coli et la septicémie streptococcale, et des infections virales. Les maladies cardiaques sévissent également, conséquences du stress et de la rapidité de la prise de poids. A cause de la forte densité de population, des canards peuvent être heurtés par d'a utres et se retrouver renversés sur le dos; et rester pendant des heures ainsi, se livrant à de vains efforts pour se remettre sur leurs pattes.
Les Reproducteurs
Leur existence est plus longue; donc les privations qu'ils subissent aussi. Les reproducteurs élevés intensivement sont élevés a raison d'un mâle pour cinq femelles avec un abreuvoir allongé et peu profond comme seul point d'eau. Un hangar, peut contenir jusqu'à 4000 oiseaux. Pour ces oiseaux adultes, le M.A.F.F. suggère cinq oiseaux par m2 sur sol grillagé et trois par m2 sur sol plein. Une fertilité maximale est obtenue par sélection génétique et pa run programme d'éclairage adéquat. Les oiseaux ne sont considérés que comme de simples machines à produire du sperme ou des oeufs pour l'élevage d'oiseaux de chair. Quiconque a observé le comportement varié et plein de vie des canards dans un environnement naturel estimera que les canards "destinés au supermarché" et leurs parents mènent une triste existence.


Le Ramassage, le Transport et l'Abattage
L'élevage industriel des canards est un secteur relativement mineur dans l'aviculture industrielle; on s'est peu interessé à leurs souffrances.
Un projet de document européen sur la protection des canards mentionne les «problèmes qui se posent fréquemment» (à l'occasion du ramassage et du transport), problèmes qui sont, sans le moindre doute, sembiables aux cruels «problémes», rencontrés dans l'élevage des poulets et des dindes.

Malgré des études qui indiquent que pour les canards, il faut un cou rant beaucoup plus fort pour assurer un étourdissement réel, le M.A.F.F. ne donne aucune recommandation spéciale pour la protection des canards au moment de l'abattage.

LES AUTRUCHES
«J'ai eu l'occasion de voir une femelle s'occupant de ses Petits. Ces derniers bénéficieront de grandes attentions à la fois du mâle et de la femelle, jusqu'à ce qu'ils aient assez d'autonomie pourpouvoir se déplacer avec le groupe» John Seerey- Lester.
 
"Autruchons nouvellement éclos" par John Seerey-Lester (Droits d'auteur de l'artiste)


Les Autruches, les Victimes les Plus Récentes de l'Aviculture Industrielle
L’autruche, le plus grand des oiseaux au monde, a habité cette planète pendant cinquante millions d'années. Ses comportements sont riches et complexes. Les mâles se livrent à des "danses" prénuptiales qui sont de vrais ballets. Les parents se relaient pour couver les oeufs. Les mâles (dont le plumage est plus sombre) occupent le nid pendant la nuit, les femelles pendant le jour. Les deux s'occupent des petits jusqu'à ce que ceux-ci atteignent l'âge de dix mois.
Les autruches, qui peuvent atteindre plus de 2,5m de haut, peuvent vivre jusqu'à quatre vingt ans. Vivant dans des pays secs et chauds, elles couvrent de grandes distances et peuvent courir à 60 km/h.

L'Autruche d'Elevage
Des centres d'élevages d'autruches se multiplient à travers le monde, exportant et important des reproducteurs, des autruchons ou des oeufs fertiles qui changent de mains à des prix élevés.
Ces grands oiseaux sont souvent confinés dans des enclos; les petits restent souvent pendant des semaines dans des hangars si le climat est froid ou tempéré. Les a utruches n'o nt pas de g lande serva nt à graisser les plumes; donc leur plumage n'est pas imperméabilisé. Au lieu des graines et des plantes du Veld sud-africain, elles sont nourries avec des aliments composés analogues à ceux des poulets industriels, pouvant même contenir des sous-produits d'abattoirs.

Les autruches sontconsidérées comme des «animaux sauvages dangereux», et il faut une licence pour en avoir (en Grande-Bretagne; a la date d'écriture de ce livre, Janvier 1995). Les oeufs doivent être ramassés chaque jour pour être placés en couveuse artificielle. (Pendant les premiers mois de leur existence, les autruchons sont trés fragiles. Photo: FAWN) A ce moment, les mâles deviennent très agressifs et les fermiers doivent prendre de grandes précautions pour se protéger.

Les Autruchons
Pendant les trois premiers mois de leur existence, les autruchons sont très fragiles, mourant souvent sans raisons

apparentes ("Syndrome d'extinction des poussins"). Dans leur habitat naturel, les autruchons sont robustes et forts.

Maladies Dues à l'lntensification
Des maladies infectieuses et des maladies des pattes font leur apparition; et le stress cause une forte mortalité. Les autruches s'infligent des blessures, lorsque ces oiseaux facilement effrayés courent et se jettent contre une clùture, ou se blessent entre eux, soit par accident, soit lors d'agressions. Une grande part des souffrances endurées parles a utruches est en relation avec leur captivité et avec l'absence de soins parentaux.
Capture, Transport et Abattage
Il est faci le d'imaginer les stress et les blessures qui se produiront lors de la capture et du ramassage de ces grands oiseaux, au moment de les emmenerà l'abattoir. Souvent, pour priver une autruche de ses moyens, on lui met un capuchon sur la tête pour l'empêcher de voir (souvent une vieille chaussette).
Les Animaux Reproducteurs
Comme dans les autres espèces de volailles d'élevage, les oiseaux reproducteurs ont une existence stressante et non naturelle. En liberté, les autruches choisissent avec beaucoup de soin leur partenaire : les mâles se livrent àdes danses prolongées afin d'attirer la femelle qu'ils ont choisie. Les autruches des deux sexes sont des parents dévoués pendant près d'un an; ensuite, les autruchons deviennent autonomes. L'existence dans une ferme d'élevage en Europe privera les autruches de la possibilité de satisfaire leurs instincts les plus élémentaires.
Craintes pour l'Avenir
Il y a des indices, à travers le monde entier, que les autruches sont destinées au même sort que les poulets et les dindes, à cause d'une quête impitoyable de croissance rapide des oiseaux et de profits. Déjà maintenant, les autruches d'élevage souffrent de nombre de maladies ou de problèmes de condition d'élevage dont souffrent des milliards de volailles élevées de façon intensive.
«D'autres gains de productivité pourraient être réalisés en doublant la quantité de viande que produit chaque oiseau. Le Docteur Coleman (président d'une firme américaine de conseillers en aviculture - note de l'auteur) pense que les autruches à courouge et bleu, qui pèsent en moyenne 250kg, pourraient être élevees de façon à obtenir un poids de 450kg». World Poultry, Misset, Vol 10, No. 8, 1994

"Les autruchons" par John Seerey-Lester, imprimé en nombre limité. S'adresser à:
Washington Green Fine Art Publishing Company
30 Marshall Street
Birmingham B1 1LE


LES CAILLES
LES PLUS PETITES DES VICTIMES DE
L'ÉLEVAGE INTENSIF
 Quoique sauvages et craintives de nature, les cailles japonaises sont maintenant élevées de facon intensive par millions, afin de fournir de la viande et des oeufs pour une clientèle recherchant des produits «de luxe». Leur croissance rapide et leur maturité sexuelle précoce rendent ieur élevage profitable.

(caption, Cailles de chair élevées en hangar dans des conditions analogues à celle des poulets de chair. Photo fournie par Caillor S.A.-40120 Sarbazan)

Production des Oeufs
Ces petits oiseaux sont entassés dans des cages de batterie - ces cages sont conçues spécialement pour contrer les tentatives répétées et désespérées de s'échapper. Quand elles sont effrayées, les cailles se tassent d'abord, avant de s'envoler verticalement. Ceci provoque souvent de graves blessures à la tête, qui peuvent entraîner la mort.
Production de Viande
Les cailles élevées pour la viande sont traitées comme des poulets en miniature: elles sont entassées par milliers dans des hangars faiblement éclairés.
Les Souffrances des Cailles d'Elevage
Dans leur habitat naturel, lescailles vivent dans des herbes et des buissons où elles peuvent se cacher aisément, leurs plumes tachetées fournissant un bon camouflage.
Ces mêmes cailles, lorsqu’elles sont cruelliement entassées dans des cages (80 cailles au m2), ne peuvent pas prendre de bains de poussière ou rechercher de la nourriture, les femelles n'ont aucun endroit isolé pour pondre et n'ont aucun matériau pour construire un nid. L'élevage «sur litière» (dans des hangars analogues à ceux utilisés pour l'éievage des poulets) prive, lui aussi, les oiseaux de liberté: il leur procure un environnement pauvre et les entasse dans la pénombre. Dans l'impossibilité de satisfaire leurs besoins comporte mentaux les plus élementaires, les cailles d'élevage souffent d'un stress aigu. Rendues agressives par leurs détestables conditions de vie, les cailles s'attaquent entre elles, picorant les plumes ou parfois les yeux des voisines. Des blessures à la tête, qui peuvent être mortelles, sont fréquentes. La compétition pour atteindre la nourriture peut provoquer des blessures et peut provoquer la mort par inanition des oiseauxies plus faibles.

Maladies Causées par l'Elevage Intensif
Des problèmes de santé des pattes et des pieds, des articulations enflées, des prolapsus utérins causent beaucoup de souffrances aux cailles d'élevage. Une forte mortalité due aux maladies et aux blessures est admise comme normale.
Prêtes à l'Abattage à l'Age de 5 Semaines!
Les cailles peuvent vivre pendant plusieurs années, mais l'existence des cailles de chair est bien plus courte! A l'âge de 5 semaines, elles pèsent entre 160 et 250 grammes, et ont effectué leur période de croissance la plus rentable. A l'abattoir, ces oiseaux craintifs sont pendus par les pattes à une chaine d'abattage, étourdis électriquement et saignés. Dans des unités de production plus petites, les cailles peuvent être décapitées ou tuées par dislocation du cou.

Souffrances Prolongées pour les Oiseaux Reproducteurs ou Elévés pour la Ponte
Les cailles élevées pour la production d'oeufs ou pour la reproduction son; enfermées pendant plusieurs mois dans des cages. les femelles peuvent subir des blessures du fait qu'elles sont soumises à des accouplernents avec une fréquence beaucoup plus élevéeque dans la nature. Quand leur période de rentabilité maximum est passée, ces oiseaux sont abattus comme les oiseaux de chair; (plus "vieux", ils servent par exemple de pâtées pour les faucons, etc.

(Les opinions exprimées dans ce livre ne reflètent pas automatiquement celles des fournisseurs des deux photographies de cailles.)

Pour davantage d'informations sur la protection des animaux de ferme, contactez s'il vous plait:

Protection Mondiale des Animaux de Ferme
4, rue Maurice Barrès 57000 Metz France
Tel: 87 36 46 05 Fax: 87 36 47 82
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: niceam le 02 mai 2006 à 18:00:27
c'est atroce, tout cela pour une rentabilité maximale, l'animal, être vivant est méprisé, nié, c'est un objet ... un jour ils feront pondre des oeufs carrés parce que c'est plus facile à ranger et des poulets sans plumes pour mettre au four directement...
la conséquence des volailles torturées, dégénérées, on la voit actuellement
bravo les crânes d'oeuf qui nous pondent un tel univers dantesque !!!
 :-[  :-[
Titre: synthèse échange élevages industriels
Posté par: Newton le 02 mai 2006 à 18:49:24
Au regard de ces échanges, il ya 2 points qui, me semble t'il, sautent aux yeux :shock: :

1. le fait que la grippe aviaire se manifeste et continue de se manifester surtout  dans le département de l'ain n'est pas le fruit du hasard, ni d'un couloir migrateur particulièrement actif dans ce département..
 mais bien d'une source de contamination exceptionnelement contaminante ( ! ) présente dans l'Ain. ???
En effet, si ce n'était pas le cas, nous aurions tous les département ou migrent notamment les cygnes, également touchés ... car il n'y a pas que dans l'ain que les étangs sont nombreux ?? non ?
A moins que d'autres département similaires ( en nbre d'élevages, étangs, migration...soient touchés de façon équivalente). A priori, cela ne semble pas être le cas ?

Ce qui joue fortement en faveur d'une 'hypothèse de contamination "industrielle" ou en tous cas "non migratoire"..::)

2. Les conditions "critiques" d'élevage ( ou plutôt d'industrialisation..) des volailles ne sont pas des conditions optimales ( euphémisme ) pour aider ces bêtes à survivre en cas de maladies , mais au contraire constitue des bouillons de cultures anti-naturels.. et propice à l'émergence de germes résistants.. un cercle vicieux..:(  

Quant aux déchets de ces élevages... ça vaudrait le coup de créer une traçabilité rigoureuse et spécifique.. et on pourrait juger sur pièce ..( et au niveau actuel on peut estimer, sans conclure formellement certes, que les soupçons de dissémination sont forts...et la .. c'est peut être la boite de pandore..)  >:(
Titre: DOMBES - LES ETANGS CONTINUENT A TUER LES OISEAUX...
Posté par: qwerty56120 le 02 mai 2006 à 20:54:32
ce que beaucoup n'arrivent pas à comprendre ici ce'st que pour qu'un fumeir soit contaminé il faut que les oiseaux élevés sur ces fumeirs aient été contaminé par le virus H5N1 de souche asiatique.

on peut donc excure le fait d'un cirus H5 FP qui aurait muté et devenue HP juste dans l'ain car le virus retrouvé est très homologue de la souche asiatique donc il faut retenir l'hypothèse que quelque chose a amené le virus dnas l'ain....

bien je pense que la desus nous sommes tous d'accrod. donc le H5N1 a été transporté dans l'ain et s'est multiplié sur zone ne touchant a priori au début que la faune sauvage et ce n'est que suit eà la découverte d'un cas en sicile que le dépistage a été systématisé sur les oiseaux sauvages retrouvés morts. et là on découvre la présence d'u H5N1.....


bon vos postulats sont de dire que l'industrie a ramené le virus dan sles dombes, que les élevages industriels locuax ont multipliés le virus et par la même contaminé les téags suite aux épandages de fumier voir par l'utilisation de "fumiers" pour nourir les poissons en pisciculture.....


or l'élément clef dnas vos affirmatoins est.... pour que les élevages industriels locaux aient mutipliés le virus afind 'iinduire une présence telle du virus pour contaminer la faune sauvage.... mais pour uq'une volialle d'élevage multiplie le virus elles vont être contaminées et développer une symptomatologie telle que les servcies vétérinaires (et oui nous, moi, mes collègues,...) ne peuvent passer à côté....le H5N1 de souche asiatique est rop virulent pour qu'un lot atteint ^n epuisse être suspect puis diagnostiqué.....

votre hypothèse n etient pas la route du tout, l'élevage industriel en france ne peut jouer ce rôle de bouillon de culture car au premier cas l'alerte générale est déclenchée (ex le cas de versailleux et toutes les supicions déclarée dans l'année en fance qui ne sont pas des svirus H5 et H7)

ainsi la question de newtojn est intéressante.... pourquoi les dombes et que les dombes....

d'autres pistes que le méchant industriel avicol doivnet être explorer? importation illégale d'oiseaux d'agréments contaminés? ....

merci pour votre attention. Anne demandait que j'apport e mon savoir, il est là celui d'un vétérinaire de terrain qui vit les choses . Alors désolé je n'ai aps pleind e parution, articles, extraits de sites à vous proposer mais seulement mon savoir et mes copétences de spécialiste avicole
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Posté par: lili le 02 mai 2006 à 21:07:47
Bonjour Qwerty,

C'est une démarche qui me convient bien et qui correspond à ma démarche intellectuelle et éthique. Merci
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Posté par: qwerty56120 le 02 mai 2006 à 21:24:16
au fait je remercie alain pour son post très intéressant mais qui est totalement déplacé par rapport au sujet du topic lancé par niceam, voilà une information intéressante qui va se retrouver noyée dans une autre discussion
en tant qu emodérateur je trouve étonnant ce procédé. Pour être modérateur sur d'autres sites je ne peux que vous conseiller de déplacer ce post inétressant et de créer un autre topic pour en discuter ailleurs çà évitera les changements de sujets intempestifs surtout qu'il n'apporte, je trouve, rien d'intéressant à la discussion sur la contamination des dombes par le H5N1.... 8)
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Posté par: mum le 02 mai 2006 à 21:55:33
alain  a voulu montré que la promiscuité des annimaux n'est pas sans risque ni pour eux (maladie,débèquage,stress...) ni pour nous (viande anémiée,sans gout...)ni pour les espèces animales une seule et unique espèce affaiblie
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Posté par: niceam le 02 mai 2006 à 22:07:17
On est sur un forum, lieu d'expression - donc si ça part un peu à côté du sujet, c'est pas grave, c'est comme dans une discussion cela met de la vie, sinon il faut aller sur un site scientifique où on ne parle que du sujet et de rien d'autre...

 ::)  ::)
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Posté par: alain le 02 mai 2006 à 23:15:27
c'est apres reflexion que j'ai mis le post qui je crois ne depareille pas dans "france article animaux"quand on sait que de nombreux foyers sont apparus dans ce mode d'elevage  
 en effet les elevages intensifs sont aussi chez nous n'est ce pas qwerty en bretagne on est bien servi et je ne crois pas que nos elevages intensifs soient tres differents de ceux cités plus haut ;)
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Posté par: anne le 03 mai 2006 à 00:04:25
je cite qwerty
"car le virus retrouvé est très homologue de la souche asiatique donc il faut retenir l'hypothèse que quelque chose a amené le virus dnas l'ain.... "
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Posté par: qwerty56120 le 04 mai 2006 à 16:07:12
en effet mai scomme le post d'alain ouvre plus la discussion sur le bien être animal et l'élevage industriel de volaille, je pense qu'il mérite un post en tant que tel 8)

pour revenir au centre de la discussion initiale lancée par nice am: mon porpos concernait surtout la possibilité de contamination de la faune sauvage des étangs des dombes par les fumeirs des élevages industriels qui m'apparait impossible. l'origine du virus est ailleurs mais où je n'en sais pas plus.

ensuite concernant ma position sur les industriels de la filière avicole. je la connais pour en être un maillon, pour être proche des acteurs de cette filière et dès que je jugerais que certains discrimineront par excès la filère dnas laquelle je travaille, animés d'une propagande politicienne comptez sur moi pour ouvrir ma g----e. Les industriels ne sont pas tous des escrocs même s'il y en a et que c'est vrai que tout est possible, mais partir du postulat que ce sont des industriels donc des criminels là je ne cautionnerais jamais ce type de propos et m'y opposerais systématiquement car je ne pourrais admettre travailler dans une filière et donc cautionner son fonctionnement et la laisser parfois à mon gout calomniée et part la même le travail effectué par l'ensemble de ses acteurs moi y compris.
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Posté par: Deufy le 04 mai 2006 à 23:00:28
Une précision s'impose : les rumeurs dont j'ai fait état pour mettre en cause le cas Versailleux circulent publiquement dans les milieux cynégétiques. Pour ma part, ça fait 2 fois que j'entends des responsables associatifs tenir ce discours. Or les chasseurs, le savez-vous, sont plus proches du MAP que du MEDD, et ont leurs propres sources dans la Dombes, qui est un haut lieu de la chasse au gibier d'eau. Toutefois, nous conviendrons du fait que cette thèse reste du domaine de l'assertion et qu'aucune preuve de la provenance des dindonneaux n'a été produite.
D'ailleurs, ni dans un sens, ni dans l'autre...

Par ailleurs, j'ai dû renoncer au projet que j'avais formé de démonter les accusations portées contre les migrateurs en me fondant sur une analyse de l'évolution de la situation météo et, parallèlement, de la progression géographique apparente du virus vers l'ouest fondée sur l'inventaire des cygnes et autres oiseaux plus ou moins  sauvages. Le doute subsiste dans mon esprit quant au rôle exact de l'avifaune sauvage, même si je persiste à considérer que les migrateurs ne sont pas en cause, car les oiseaux infestés sont en fait, le plus souvent, des oiseaux sédentaires et vivant à proximité de l'homme et plus ou moins dépendant de ses activités (récréatives ou agricoles (y compris aquacoles).

Sans vouloir polémiquer outre mesure, puisque je viens de reconnaître mon incapacité à démêler la trame du "binz" (peut-être parce qu'on nous cache l'essentiel des données), je ne peux manquer de rappeler qu'un seul milouin sur 7 retrouvés morts et sur 3 analysés était "officiellement" positif.

Mais surtout, j'aimerais faire observer ceci :
le cas de la Dombes est singulier du fait que le milieu naturel semble avoir été fortement infesté. Ce qui n'a pas été le cas ailleurs : en Italie, en Grèce, en Ecosse, ou même, dans le cas de l'Etang de Berre, qui ont connu une contamination semblable... du milieu naturel.
Nul beseoin d'être savant ni très perspicace pour percevoir où réside la différence essentielle. Le doute n'est pas permis !

A titre de comparaison, je tiens à signaler que sur l'île de Rügen aussi, il a fallu nettoyer quelques élevages de volailles...

A toujours méconnaître la réalité des risques, en attribuant le même potentiel pathogène à quelques révélateurs (victimes) isolés et disséminés dans la nature, et à un vrai foyer infectieux explosant dans un élevage industriel ou artisanal, on n'avancera pas dans la compréhension de la génèse d'une panzootie endémique. ::)
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Posté par: anne le 05 mai 2006 à 06:37:37
merci deufy...ca c''est parlé.
peux  tu  nous expliquer le temps que tu as passé avec les courbes meteo etc, les diverses especes atteintes...pour essayer de comprendre...?
j'ignorais qu'a  l'ile de Rugen il y avait des elevages
NB. MAP ET MEDD  : qu'est ce que c'est ?
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Posté par: qwerty56120 le 05 mai 2006 à 07:46:31
je vous rejoins tout à fait sur ces notions, et j'aimerais également avoir plus de détail sur les enquètes si elles existent en cours pour tenter de trouver la voie d'entrée du virus.

je le maintiens:
l'importation de ddx chinois est totalement..........
de même l'idée que l'utilisation de fumiers contaminés pour contaminer les étangs via peut être leur utilisation en pisciculture n'est pas plausible comme je 'ai déjà expliqué au dessus.

d'autres pistes sont à étudier:
épandage de déchets industriels contaminés
importation illégale d'oiseaux d'ornements contaminés
utilisation apr les fermes de pisciculture de farines importée contaminées,...

pour moi, c'ets mon intime conviction, la piste d'une origine des élevages industriels locuax ne peut expliquer la contamintaion car les cas en élevages auraient été antérieurs à la contamination de la faune sauvage locale.
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Posté par: gentille le 06 mai 2006 à 08:58:09
Citation de: "qwerty56120"
alors là je dis merveilleux....
mais bien sur des dindonneaux venant de chine....

bon je suis soumis au secret professionnel mais une chose est sure ... ce ne sont pas des dindonneaux importés de chine.

je crois que je vais arrêtez là.... je suis d'accord avec vous toute sles pistes doivent êtes étudiées pour élucider la présence du H5N1 sur notre territoire. je suis d'accord qu ela piste desmigrateurs n'est pas suffisante pour expliquer celà.... mais ce que je regrette c'est l'empressement de certains à adopter aussi vite que possible tous les ragots allant dans le sens d'une conspiration des méchants industriels.... c'est tellement simple et politisé comme comportement.

étant scientifique je ne peux avaliser des positions aussi parti pris en a l'absence de preuves irréfutables.

NB: merci pour cette information pour la pisciculture dna sl'ain je ne le savais pas


Pourriez vous nous faire savoir à quel secret professionnel vous êtes soumis . J ai demandé ce matin à un vétérinare de ma région si la profession avait un secret professionnel et il m a répondu que NON .Il est simplement soumis aux règles déontologiques qui se retrouvent dans beaucoup de métiers c à d ne pas raconter ce qui se passe chez ses clients Ce n est pas la même chose que je sache .
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Posté par: qwerty56120 le 06 mai 2006 à 09:11:58
eh bien justement le secret professionnel que j'évoque concerne la clientèle que je suis ou ma société, donc à partir du moment où l'information peut se rapporter de près ou de loin à notre clientèle je suis soumis au secret professionnel.  8)
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Posté par: niceam le 06 mai 2006 à 12:53:38
quand on fait des mystères, faut pas s'étonner si on imagine tout et son contraire...
et quand on cache quelque chose, c'est qu'on a des motifs pas bien nets !
(je parle surtout des autorités)
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Posté par: gentille le 06 mai 2006 à 14:51:16
Citation de: "qwerty56120"
eh bien justement le secret professionnel que j'évoque concerne la clientèle que je suis ou ma société, donc à partir du moment où l'information peut se rapporter de près ou de loin à notre clientèle je suis soumis au secret professionnel.  8)


Bof ....