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VIRUS H5N1 => AFRIQUE - HUMAINS => Afrique => Nigéria - Articles humains => Discussion démarrée par: gene le 22 février 2006 à 19:20:45

Titre: Kinshasa
Posté par: gene le 22 février 2006 à 19:20:45
Potentiel (Kinshasa)
21 Février 2006
Publié sur le web le 22 Février 2006
DIDIER KEBONGO
Kinshasa
Prétextant contrôler la présence de la grippe aviaire dans les élevages des environs de Kinshasa, des agents de l'Etat en profitent pour racketter les fermiers sans défense.
La Rd Congo jusque-là indemne n'a pas encore de plan de lutte contre l'épidémie. Les fermiers qui alimentent Kinshasa en volailles et en oeufs ne savent où donner de la tête. Depuis plus de trois mois, leurs fermes sont prises d'assaut par des agents de l'Etat en quête, disent-ils, de la moindre trace de la grippe aviaire. Dans la commune de Mont-Ngafula, véritable basse-cour de 250 poulaillers, au sud-est de la capitale, l'inquiétude des petits et grands éleveurs est à son comble. «Sans équipement de contrôle, ils affirment, à l'oeil nu, que la grippe touche déjà les fermes de Kinshasa, déclare Fred Kasongo, membre de l'Association des maraîchers et agronomes du Congo (Amac). La seule solution, c'est l'abattage des volailles pour éviter toute contamination, disent-ils.»
Les éleveurs sont sans défense devant ces contrôleurs des ministères de l'Economie, de l'Agriculture ou de l'administration urbaine, dont certains n'ont aucun ordre de mission. «Chez moi, ils n'ont jamais examiné un seul poulet», raconte Jimmy Swani, qui élève 900 têtes de poules pondeuses dans sa ferme de Mitendi. A chaque fois, les agents exigent le paiement des taxes, tout en agitant la menace de faire abattre la volaille. Pour éviter que de faux rapports ne soient transmis aux autorités, les fermiers finissent par leur payer un pourboire ou des «taxes en nature» (volailles, oeufs), explique Kasongo. «Ils ne savent pas combien nous dépensons en intrants pour nourrir ces bêtes » fulmine Jimmy.
CONTROLEURS SANS EQUIPEMENTS
Sur le Plateau de Bateke, à 80 km à l'autre bout de Kinshasa, les fermiers font même des collectes pour stopper l'élan des agents contrôleurs. «Les volailles étant leur seule source en viande, ils craignent de perdre toute ressource si elles sont abattues», témoigne un enseignant du Plateau, Nicolas Ngamputu.