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VIRUS H5N1 => AFRIQUE ANIMAUX => Afrique => Nigéria - Articles animaux => Discussion démarrée par: alain le 19 février 2006 à 07:37:53

Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: alain le 19 février 2006 à 07:37:53
un article sur les oiseaux migrateurs en Afrique.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/02/15/AR2006021502324.html

Remerciements  à NICEAM pour la traduction.

La grippe aviaire en Afrique provient le plus souvent de la volaille et non des oiseaux sauvages
By David Brown
Washington Post Staff Writer
Thursday, February 16, 2006; Page A14

La contrainte mortelle de la grippe aviaire H5N1 apparue au Nigéria ce mois, y est probablement arrivée par la volaille et non par le mouvement des oiseaux sauvages, selon des experts en matière de d’oiseaux migrateurs et plusieurs faits soulignent cette évidence.
Les premiers cas nigériens ont été trouvés dans une ferme commerciale de 46.000 poulets, et non parmi des oiseaux de basse-cour qui auraient eu un plus grand contact avec les oiseaux sauvages.
Le Nigéria importe plus d’un million de poussins par an des pays qui incluent la Turquie, où H5N1 est apparu l'automne dernier, et la Chine, où il circule depuis une dizaine d’années…
En outre, les groupes infectés dans deux des états du nord du Nigéria ne sont pas à proximité des marécages où les oiseaux migrateurs passent l'hiver. Il n'y a aucun rapport des oiseaux aquatiques qui meurent à l’extérieur comme ceux en Asie et en Europe de l'Est. Les quelques espèces sauvages connues pour occasionner de temps en temps la contrainte H5N1 sont arrivées il y a des mois et sont en train de partir.
Les experts en matière de santé publique disent que s'il s'avère que c’est ce commerce, et non la nature, qui est responsable de produire H5N1 en Afrique, un meilleur contrôle des échanges des oiseaux domestiqués peut pouvoir limiter la diffusion du virus là et sur d'autres continents,
Si vous mettez tous les facteurs possibles en perspective, nous n’arriverons pas à la conclusion, comme d'autres le font, que c'était des oiseaux sauvages qui l'ont apporté, "a dit Ward Hagemeijer, un ornithologiste de Wetland International, une organisation hollandaise de conservation.
William B. Karesh, un vétérinaire de la société de conservation de la faune à New York, dit : "je n'éliminerais jamais les oiseaux sauvages. Mais je pense que nous devons regarder les itinéraires les plus probables, et l'itinéraire le plus probable serait la volaille. Comment aurait on fait un bon du delta entier du Nil et arrivé au Nigéria ?
C’est une chose qui me tracasse. Le bon sens dicterait que la maladie devrait être partout en Egypte à ce jour."
Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: ZOUZOU le 19 février 2006 à 16:22:33
Merci Alain et Niceam !

 tout cela confirme bien l'enquête que nous menons depuis le début de l'outbreak au nigéria;
Titre: faisons bloG
Posté par: alain le 19 février 2006 à 23:07:37
si les lobbies sont si puissants peut etre que  si tous les forums et les blogs se donnaient la main ???:  :idea:  :idea:  :idea:  :idea:  :idea:  :idea:  ???:  ???:  ???:  ???:  ???:  ???:  ???:  ???:  ???:  ???:  ???:  ???:
Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: Febronio le 20 février 2006 à 00:19:53
Il s'agit de diplomatie... pas de lobbies.

Une propagation due au "commerce" avec la Chine, via un programme de la FAO est une hypothèse vérifiable via l'étude ARN des souches virales.
C.F. :
http://influenza_h5n1.vosforums.com/viewtopic.php?t=1084&highlight=&sid=3d57cddc9f93b09ac0d1c19ef1593896

Le programme entre la Chine, le Nigéria et la FAO qui prévoit l'envoi de 20 spécialistes agricoles et 500 techniciens chinois (il y en avait 172 début 2004) s'appelle le PSSA (Programme Spécial pour la Santé Alimentaire (sic!)).
http://www.fao.org/tc/spfs/nigeria_fr.asp

La liste des pays concernés par ce type de coopération Sud-sud :
http://www.fao.org/tc/spfs/south_fr.asp


Innocenter les migrateurs dans la contagion Nigérianne est un peu prématuré. Et suspecter la Chine d'avoir contaminé ce pays via des importations de volailles vivantes et un programme de la FAO, vous comprendrez bien que peu d'agences internationales en aient l'envie et les moyens. Seuls les laboratoires peuvent en avoir une petite idée, mais pas de certitudes.

Si la Sierra Leone était touchée avant ses voisins, je dis pas... Là ce serait une vraie coïncidence VRAIMENT troublante.


Fébronio
Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: alan-sahara le 20 février 2006 à 00:47:21
With the increasing awareness of Nigerians on the need to take at least one egg per day (with population projected to be gearing towards 200 million) our animal protein intake per head is grossly low.

But how many Nigerians can afford to put an egg (which is truly viewed as a luxury good) on their tables without necessarily opting for ‘garri’ (which truly will be more satisfying to the stomach and is therefore viewed as a core necessity)?

Check it this way: an egg will cost an average Nigerian about N20 (about 16% of a 1) to buy; considering that an egg cannot be considered to be a ‘main course’ but just an a ‘value-added’ to the main food, an average Nigerian (who practically lives under N130 or 1 per day) therefore cannot afford an egg every day and must fall back completely to ‘garri’ which provides more succour, taste and flavour (but surely less nutritive value).


That our masses therefore cannot afford eggs to eat is part of why we should be ashamed of our oil-bugged economy. Our inability to have good meal is what increased the craze for buying embalmed chicken imported from other parts of the world (thanks to Dr. Dorah Akunyili’s war) for our meals, thereby poisoning our systems and our mentalities. However, while the present government wisely and rationally banned the importation of these chicken corpses, nothing has been truly put in place to practically encourage poultry and other kinds of farming in this country.

At times, one wonders if President Olusegun Obasanjo thinks that the more than 3,000,000 eggs/day production output from his Otta farm will serve the entire Nigeria.

Efforts to encourage the Nigerian farmer with finance and other agricultural incentives have only given individuals and corporate bodies with political loyalty to the reigning government access to exploiting the ordinary farmers.

Such incentives usually get to false-farmers who use the fund for something else other than for agricultural purposes. Since transparency is lacking in the system, real farmers hardly get the incentives but false-farmers do; and at the end of the day the economy loses the impact that such incentives were made to create.

This happens because ours is a Nation that ignores such primary issues as agriculture which should be a very serious tool needed to overturn the sufferings of our masses by providing food, shelter, employment, decorum, revenue etc., as well as to propel the general growth and development of the nation to a sustainable level.

The truth is that the agricultural sector of this nation is still being given ill-attention. Something needs to be done. It needs to be resuscitated because Agriculture is truly the hen-that-lays-the-golden-egg of any economy.


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Avec la prise de conscience croissante des nigérians sur la nécessité de manger au moins à un oeuf par jour (la population devant aller vers les 200 millions) notre consommation de protéine animale par personne est excessivement basse.


Mais combien de nigérians peuvent se permettre de mettre un oeuf (vraiment regardé comme un aliment de luxe) sur leurs tables sans nécessairement opter pour le ''garri '(qui sera vraiment plus satisfaisant à l'estomac et est donc vu comme essentiel) ?

Faisons un bref calcul ; l’achat d’un oeuf coûtera à un nigérien moyen environ N20 (environ 16% d'un 1$) ; considérant qu'un oeuf ne peut pas être considéré pour comme 'un plat principal ' mais comme un complément, “ valeur ajoutée “ à la nourriture principale, un nigérien moyen (qui vit pratiquement sous les N130 ou 1$ par jour) ne peut donc pas se permettre un oeuf chaque jour et doit se contenter du ''garri 'qui fournit plus secours, goût et saveur (mais sûrement moins de valeur nutritive).

Que nos populations n’aient donc pas les moyens de manger des oeufs, c’est une des raisons pour lesquelles nous devrions avoir honte de notre économie du prétrole “buggée”. Notre incapacité d'avoir de bon repas accroit la manie d’acheter des poulets "embaumés" importés d'autres régions du monde (Merci à l’action de Dr. Dorah Akunyili's) pour nos repas, empoisonnant de ce fait nos systèmes et nos mentalités. Cependant, alors que le gouvernement actuel à sagement et rationnellement interdit l'importation de ces poulets, rien n’a été vraiment mis en place pour encourager l’élevage de la volaille ou d'autres animaux dans ce pays.


Parfois, certains se demande si le Président Olusegun Obasanjo pense que les 3.000.000 d’oeufs produits par jour dans sa ferme d'Otta serviront le Nigéria entier.

Les aides financières et les programme d’incitations agricoles créees pour encourager le fermier nigérian ont seulement donnés aux individus et aux sociétés politiquement loyales au gouvernement régnant l’accès à exploitation de fermes ordinaires.

Ces programmes d’incitations profite habituellement à de faux-fermiers qui emploient les fonds pour autre chose autre que pour des buts agricoles. Puisque la transparence manque dans le système, les vrais fermiers obtiennent à peine les aides alors que les faux-fermiers les obtiennent ; et à la fin du jour l'économie perd les bénéfices que de telles incitations devaient créer.

Ceci se produit parce nous sommes une nation qui ignore des questions essentielles comme l'agriculture qui devrait être vu comme un outil très sérieux requis pour combattre le mal être de nos population en fournissant la nourriture, l'abri, l'emploi, le décorum, le revenu etc., aussi bien que pour propulser la croissance et le développement de la nation à un niveau durable.

La vérité est que le secteur agricole de cette nation est toujours en convalescent. Quelque chose doit être fait. Elle doit être ressuscitée parce que l'agriculture est vraiment la poule-aux oeuf-d'or-oeuf de n'importe quelle économie.

Notes
1$ = 130 Nairas
Dr Dora Akunyili est à la tête de la National Agency for Food and Drug Administration and Control (NAFDAC)
http://www.thestandard.com.hk/news_detail.asp?pp_cat=20&art_id=12105&sid=6684130&con_type=1
http://www.peuplesmonde.com/article.php3?id_article=148
Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: Febronio le 20 février 2006 à 01:12:19
Poulets embaumés ???

Congelés ?

Oh non, revoilà la polémique du poulet congelé...

Febronio
Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: alan-sahara le 20 février 2006 à 08:27:22
Loin de de moi l'idée de polémiquer.
Mais il n'est pas écrit "frozen chicken".
je n'ai donc pas traduit "embalmed" par congelé. d'autant qu'il ne semble pas non plus qu'il y ait une acceptation professionnelle particulière du terme.
c'est vraisemblablement un abus de language de la part du journaliste.
Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: Febronio le 20 février 2006 à 22:57:27
J'ai cherché, à part dans une recette de poulet confit à la confiture d'abricot, j'ai pas trouvé le terme "embalmed chicken".
Qu'est ce que t'en penses ? Un Africanisme comme le "poulet bicyclette" ?

Febronio
Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: alan-sahara le 20 février 2006 à 23:39:22
tu as raison. Africanisme surement.
Merci. Je traduirais donc comme suit :

embalmed chicken = poulet cadavre.

definition : Aseptisé, gonflé aux hormones, truffé d’antibiotiques, gavé de farines, élevé en batterie, performant, gras, sans goût ni saveur, calibré, contrôlé, étiqueté, rangé dans la morgue des consoles réfrigérées des grandes surfaces, dans son linceul de plastique, un code barre en épitaphe, à l’image de nos sociétés.

par opposition  au Le poulet bicyclette ?

definition : Gringalet, maigrichon, poussiéreux, élevé dans la rue, traînant dans les cours, nourri à la force du jarret, pédalant sous la chaleur pour grappiller de quoi subsister en dansant d’une patte sur l’autre, avant de finir, ferme et goûteux, tête en bas et plumes au dos, attaché par les pattes, en plein air, à la devanture d’une échoppe. Si vous ne voulez pas finir en poulet cadavre, allez en Afrique à la rencontre du poulet bicyclette, retrouver les racines oubliées au berceau de l’humanité."

source : http://engerbert.blog.lemonde.fr/engerbert/2005/05/connaissezvous_.html

un peu d'humour dans ce contexte inquiétant.
Titre: Grippe aviaire : Volaille versus Oiseaux sauvages
Posté par: ZOUZOU le 21 février 2006 à 00:10:09
;D  ;D  ;D
finalement, un embalmed chicken, ce serait le poulet d'un ministre africain, et le poulet bicyclette, celui qui dit: "non pas moi! non pas moi !"
Titre: Poulet cadavre vs poulet bicyclette
Posté par: Febronio le 21 février 2006 à 01:33:52
C'est encore plus simple, tu vas au buib' (buibui, sorte de baraque à frite) et tu demandes un "viande-frites" sans oublier l'arome Maggi au cas où il y ait un goût... Viande de quoi ? Selon arrivage... parfois, mieux vaut pas le savoir et souvent c'était meilleur que la bouffe de l'ordinaire.

Excellent article sur le poulet cadavre, Alan... C'est bien ce qu'on pensait, et voilà encore une illustration du bon sens africain qui nous échappe souvent.

A savoir, comme on l'a déjà précisé dans d'autres articles de ce forum, que les contrôles sanitaires insuffisants de beaucoup de pays africains, exposent la population à l'importation de produits non commercialisables ailleurs. Que ce soit par la contrebande ou même l'importation "légale" peu contrôlée.

Dire qu'il y a des gens en France qui ont peur de manger du poulet !!!

Febronio